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Analyse de l'Acte II Scène 3 de la pièce de théâtre Britannicus de Jean Racine

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Par   •  20 Janvier 2014  •  985 Mots (4 Pages)  •  1 030 Vues

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C’ est la première scène dans laquelle apparaît Junie. Elle affronte Néron.

Il y a nécessité de relier l’ intrigue politique et l’ intrigue galante.

Le début du texte est assez étrange : Junie coupe la parole à Néron, à l’ empereur.

De plus, c’ est une femme et une captive.

La réplique commence sur une hémistiche.

«  Il a su me toucher, »

Il a un lien avec le premier hémistiche avec le pronom « il » et « Britannicus ».

« toucher » a un sens plus fort, indique l’ idée d’ une forte impression positive ou négative.

«  Seigneur, et je n’ ai point prétendu m’ en cacher. »

« seigneur » est une formule de politesse normale que l’ on retrouve beaucoup car sert à compléter un vers, on appelle cela une cheville.

Avec « prétendre » et « cacher », Junie parle d’ une forme d’ hypocrisie, en utilisant une redondance.

Normalement, c’ est l’ homme qui fait des avances. Elle n’a pas la réserve des femmes : authenticité des sentiments.

Junie montre une certaine modernité.

« Cette sincérité sans doute est peu discrète ; »

Le mot « sincérité » définit sa situation, montre qu’ elle est sensible à Britannicus et qu’ elle st sincère par rapport à Néron.

Elle s’ explique, se voit de l’ extérieur. Elle revendique cette sincérité.

« Mais toujours de mon cœur ma bouche est l’ interprète. »

« toujours » montre qu’ elle est constante, fidèle à son idée.

Il y a rapprochement de « de mon cœur » et de « ma bouche » à la césure qui confirme sa sincérité.

Confirmation avec « interprète » qui doit avoir pour qualité d’ être fidèle.

« Absente de la cour, je n’ ai pas dû penser, »

Il y a opposition entre Junie et la cour.

Elle appartient à un monde extérieur et elle en apporte quelque chose de nouveau.

« cour » : notion du XVIIième siècle, la cour autour de Louis XIV (petit anachronisme).

« Seigneur, qu’ en l’ art de feindre il fallût m’ exercer. »

Cette cour semble pratiquer « l’ art de feindre » dans un sens technique, c’ est une conduite artificielle. C’ est d’ ailleurs une obligation, un devoir « fallût ».

Il y a captation d’ attention : Junie montre comment elle va parler.

Il y a un nouveau mouvement marqué par un point clair et simple.

« J’ aime Britannicus. Je lui fus destinée »

Junie utilise un hémistiche très simple (Sujet, Verbe, Complément) pour dire la chose la plus importante qui soit.

Puis on a une relative longueur du développement sur 5,5 vers.

« Quand l’ empire devait suivre son hyménée. »

Junie utilise le passif ce qui montre que son union n’ était pas au départ de son vouloir.

« Mais ces mêmes malheurs qui l’ en ont écarté , »

De la propre tirade de Néron, elle tire une autre conclusion : elle reste fidèle.

Ils ont des conclusions opposées. Junie répond point par point à Néron.

« ces mêmes malheurs » insiste sur le paradoxe (« mêmes » devrait être antéposé).

« Ses honneurs abolis, son palais déserté, »

C’ est une tournure calquée sur le latin : nom concret et adjectif. En français moderne, on aurait dit « abolition de ses honneurs ».

Le nom est tête de syntagme, il y a mise en valeur, renforcé par le sens concret.

« La fuite d’une cour que sa chute a bannie, »

Comme il n’ y a plus de pouvoir, il n’ y a pas besoin de feinte.

« Sont

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