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A-t-on raison de penser que Saint-Denys Garneau et Émile Nelligan présentent, dans Cage d'oiseau et Les Corbeaux, une même vision de la fatalité ? Discutez.

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Par   •  10 Juillet 2019  •  TD  •  731 Mots (3 Pages)  •  23 Vues

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Thèse

(Argument 1) Pour commencer, dans les deux œuvres, la fatalité est associée à la mort. (Sous-Argument 1.1) Dans le poème Les Corbeaux D’Émile Nelligan, la mort et la fatalité ne font qu’un. (Illustration) Dans ce passage, l’auteur illustre comment la fatalité et la mort sont reliées : « Or, cette proie échue à ces démons des nuits/ N’était autre que ma vie en loque, aux ennuis/ Vastes qui tournant sur elle ainsi toujours ». (l. 9-11) (Explication)Nelligan réfère à la proie, qui est en fait sa vie, qui est en loques, donc qui frôle la mort ou qui l’a déjà subite. Les démons des nuits sont une image métaphorique de la fatalité qui plane autour de sa vie et éventuellement, de son trépas. C’est pourquoi les deux sujets sont liés.

(Sous-Argument 1.2) Ensuite, dans le poème Cage d’oiseau, écrit par le poète Hector de Saint-Denys Garneau, la fatalité est tout aussi intimement liée à la mort que dans le précédent poème. (Illustration) L’auteur l’illustre bien dans ce passage : « IL ne pourra s’en aller/ Qu’après avoir tout mangé/ Mon cœur/ La source du sang/ Avec la vie dedans ». (l. 19-22) (Explication) La fatalité et la mort sont ici liées dans l’idée que l’oiseau ne pourra pas s’en aller avant d’avoir dévoré le cœur, la source du sang et  de la vie et donné la mort au personnage. (Mini-Conclusion) Donc, dans les deux poèmes, la mort et la fatalité sont liés, et c’est pourquoi ces œuvres peuvent avoir une vision semblable de la fatalité.

Antithèse

(Argument 2) Par contre, dans les deux textes, la fatalité est abordée de manière différente. (Sous-Argument 2.1) Dans Les Corbeaux d’Émile Nelligan, la fatalité est imagée comme une force qui provient de l’extérieur, qui est envahissante et qui entoure le personnage. (Illustration) Certains mots dans le texte viennent le confirmer : « en cercle » (l.5) « tournant» (l.11) (explication) Ces mots font partie d’un champ lexical, qui vient imager la fatalité comme une entité qu’on ne peut pas arrêter, qui plane toujours près du personnage et qui est extérieure à celui-ci. Cela permet de bien différencier ces deux éléments et comprendre ce que l’auteur voulait imager par la fatalité.

(Sous-argument 2.2) Après, dans le poème Cage d’oiseau de Hector de Saint-Denys Garneau la fatalité est vue et abordée d’une manière différente, soit venant de l’intérieur, cette fois-ci venant de la mort. (Illustration) Cela est bien illustré dans ces vers : « Je suis une cage d’oiseau / Une cage d’os/ Avec un oiseau / L’oiseau dans ma cage d’os / C’est la mort que fait son nid» (l.1-5) Ces mots simples mais qui ont beaucoup de signification sont la signature du style de Garneau, tout comme les questions existentielles du poème, et ils viennent démontrer comment dans cette œuvre la fatalité est intérieure : « je suis une cage d’oiseau, C’est la mort qui fait son nid ». L’homme est la cage, et la mort la fatalité qui l’habite.(Mini-conclusion) C’est pourquoi la fatalité peut être vue comme différente selon les œuvres, car elle est extérieure dans Les Corbeaux, et plus intériorisée dans Cage d’oiseau.

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