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A-t-on raison de penser que Saint-Denys Garneau et Émile Nelligan présentent, dans Cage d'oiseau et Les Corbeaux, une même vision de la fatalité?

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Par   •  7 Juillet 2014  •  Analyse sectorielle  •  2 440 Mots (10 Pages)  •  1 972 Vues

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A-t-on raison de penser que Saint-Denys Garneau et Émile Nelligan présentent, dans Cage d'oiseau et Les Corbeaux, une même vision de la fatalité? Discutez.

Dans l'œuvre Cage d'oiseau d'Hector de Saint-Denys Garneau et dans l'œuvre d'Émile Nelligan, Les Corbeaux, il est possible d'observer que les deux auteurs ont une vision semblable de la fatalité. Effectivement, les auteurs se servent de l'image de l'oiseau pour représenter la mort. Les extraits suivant le montre bien, l'extrait du poème Cage d'oiseau : « L'oiseau dans ma cage d'os/C'est la mort qui fait son nid. »(Lignes 5-6). Suivit de l'extrait du poème Les Corbeaux : « J'ai cru voir sur mon cœur un essaim de corbeaux/En pleine lande intime avec des vols funèbres. » (Lignes 1-2). Grâce à cette métaphore, commune des oiseaux dans les deux poèmes, les auteurs expriment ici une vision semblable de la fatalité, la mort. Aussi, les auteurs prouvent qu'ils ont une vision semblable de la fatalité puisque cette fatalité, représentée par la mort, est synonyme de libération dans les deux poèmes. En effet, l'extrait du poème d'Hector de Saint-Denys : « Il ne pourra s'en aller/Qu'après avoir tout mangé/Mon cœur/Avec la vie dedans. »(Lignes 19-23) et l'extrait du poème d'Émile Nelligan : « Déchirant à large coup de bec, sans quartier,/Mon âme, une charogne éparse au champ des jours,/Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier. »(Lignes 12-14). Les strophes utilisées par les auteurs sont teintées de leur vécu. Émile Nelligan qui a été traité comme étant un « fou » et interné à l'asile de Saint-Jean-de-Dieu jusqu'à son décès le 18 novembre 1941. Ainsi que la poésie d'Hector de Saint-Denys Garneau, qui elle était tourmentée et beaucoup plus noire dû à santé fragile. Sa vision de la vie a complètement changé.

Par contre, il est possible d'observer une différence de la vision de la fatalité des deux auteurs. En fait, Hector de Saint-Denys Garneau, dans son poème Cage d'oiseau, voit la vie avant la mort. C'est ce que nous pouvons comprendre suite à la lecture de l'extrait qui suit : « Lorsque rien n'arrive/On entend froisser ses ailes/Et quand on rit beaucoup/Si l'on cesse tout à coup/On l'entend qui roucoule/Au fond/Comme un grelot. »(Lignes 6-12). Ici, la comparaison du roucoulement et du grelot prend tout son sens. L'auteur montre que si nous mordons dans la vie et que nous en profitons le plus possible, la pulsion de mort qui est toujours au plus profond de nous sera apaisée par le bonheur de vivre. D'un autre côté, Émile Nelligan, lui, ne voit pas la vie avant la mort, il ne voit que la mort. La vie est faite de défis et d'épreuves qui déterminent les forces et faiblesses de chaque individu. Selon l'extrait qui suit, ces défis et ces épreuves nous détruisent à petit feu et nous amène plus près de la mort : « Or, cette proie échue à ces démons des nuits/N'était autre que ma Vie en loque, aux ennuis/Vaste qui tournant sur elle ainsi toujours/Déchirant à large coup de bec, sans quartier,/Mon âme, une charogne éparse au champ des jours,/Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier. ». (Lignes 9-14). En effet, cette citation du poème Les Corbeaux montre que l'auteur ne voit rien de positif à la vie, il voit tout comme une détérioration lente, souffrante et pénible de la vie, jusqu'à la fatalité ultime, la mort. Encore une fois, le vécu différent des deux hommes influence leur perception de la vie et de la mort.

Bien que les deux poètes aient une vision semblable de la fatalité, ils utilisent tous deux l'oiseau comme image de la mort et la mort est synonyme de libération. Ils ont toutefois une vision bien différente de la fatalité. M. Saint-Denys Garneau voit la vie avant la mort tandis que M. Nelligan ne voit que la mort. Effectivement, les différences entre les deux œuvres sont plus marquantes que les ressemblances. Dans l'extrait du poème Cage d'oiseau, l'oiseau représente la mort qui dort en soi et qui est influencé par les gestes que nous posons : « Je suis une cage d'oiseau/Une cage d'os/Avec un oiseau/L'oiseau dans ma cage d'os/C'est la mort qui fait son nid. ». (Lignes 1-5). Hector de Saint-Denys Garneau exprime que la mort est en nous, nous ne pouvons échapper à cette fatalité, mais nous ne sommes pas sous son emprise. Alors que M. Nelligan, montre, dans l'extrait qui suit, que la mort est influencée par l'environnement et aux choses qui ne sont pas en nous, mais auxquels nous sommes confrontés : « Or, cette proie échue à ces démons des nuits/N'était autre que ma Vie en loque, aux ennuis/Vaste qui tournant sur elle ainsi toujours. »(Lignes 9-11). Le champ lexical; proie, démon, nuits, ennuis, loque [...], de cet extrait amplifie la noirceur de la vie. Émile Nelligan montre que nous sommes une proie et que les épreuves de la vie nous détruisent.

A-t-on raison de penser que Saint-Denys Garneau et Émile Nelligan présentent, dans Cage d'oiseau et Les Corbeaux, une même vision de la fatalité? Discutez.

Dans l'œuvre Cage d'oiseau d'Hector de Saint-Denys Garneau et dans l'œuvre d'Émile Nelligan, Les Corbeaux, il est possible d'observer que les deux auteurs ont une vision semblable de la fatalité. Effectivement, les auteurs se servent de l'image de l'oiseau pour représenter la mort. Les extraits suivant le montre bien, l'extrait du poème Cage d'oiseau : « L'oiseau dans ma cage d'os/C'est la mort qui fait son nid. »(Lignes 5-6). Suivit de l'extrait du poème Les Corbeaux : « J'ai cru voir sur mon cœur un essaim de corbeaux/En pleine lande intime avec des vols funèbres. » (Lignes 1-2). Grâce à cette métaphore, commune des oiseaux dans les deux poèmes, les auteurs expriment ici une vision semblable de la fatalité, la mort. Aussi, les auteurs prouvent qu'ils ont une vision semblable de la fatalité puisque cette fatalité, représentée par la mort, est synonyme de libération dans les deux poèmes. En effet, l'extrait du poème d'Hector de Saint-Denys : « Il ne pourra s'en aller/Qu'après avoir tout mangé/Mon cœur/Avec la vie dedans. »(Lignes 19-23) et l'extrait du poème d'Émile Nelligan : « Déchirant à large coup de bec, sans quartier,/Mon âme, une charogne éparse au champ des jours,/Que ces vieux corbeaux dévoreront en entier. »(Lignes 12-14). Les strophes utilisées par les auteurs sont teintées de leur vécu. Émile Nelligan qui a été traité comme étant un « fou » et interné à l'asile de Saint-Jean-de-Dieu

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