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BTS : Epreuve De Culture générale Et Expression; Polynésie SESSION 2011

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Par   •  27 Avril 2012  •  3 658 Mots (15 Pages)  •  1 632 Vues

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BTS : Epreuve de culture générale et expression

Polynésie SESSION 2011

ELEMENTS DE CORRECTION

On se reportera, pour les critères d’évaluation généraux de la synthèse et de l’écriture personnelle, à la charte des examinateurs ci-jointe.

Maîtrise de la langue pour l’ensemble des deux exercices :

On pénalisera une maîtrise défaillante de la langue (orthographe et syntaxe) en enlevant 2 points maximum sur la note globale finale calculée sur 20

Première partie : Synthèse (40 points)

Problématique et proposition de plan :

Problématique : le rire est-il une émotion primitive ou une manifestation intellectuelle ?

Thématique : le rire, un puissant facteur de cohésion humaine

Plan proposé

Introduction : le rire est le propre de l’homme, et joue un rôle essentiel dans les sociétés humaines. Il peut se manifester par des réactions qui correspondent à des émotions instinctives primitives ou qui nécessitent une distanciation de nature intellectuelle.

I. Le rire est le propre de l’homme :

Tous les documents s’accordent sur le fait que le rire est le propre de l’homme (docs 1, 2, 3 et 4). C’est même ce qui caractérise le passage de l’hominien à l’homme (doc 1), et ce qui le définit : « l’homme est un animal qui sait rire » (doc 2). Le rire n’est pratiqué et déclenché que par l’homme, qui est aussi décrit comme « un animal qui fait rire » (doc 2). Dans les docs 2, 3 et 4 : l’homme apparaît à la fois comme sujet et comme objet du rire : il est celui qui rit et celui dont on rit. Un sketch comique dénonce les travers des hommes, le « spectacle » mis en scène par Milon s’exerce aux dépens de son hôte Lucius.

Le rire est défini de façon très différente dans les docs 1 et 2, qui adoptent des perspectives opposées. Dans le premier, l’homme est le sujet du rire : c’est sur son caractère émotionnel, primitif et joyeux que Rubinstein met l’accent. On retrouve d’ailleurs cet aspect du rire dans les docs 3 (lignes 21-22) et 4 (lignes 52-53) qui décrivent les manifestations nerveuses et physiques des spectateurs qui s’abandonnent au rire. Le document 2 met davantage l’accent sur les mécanismes du comique, sur ce qui déclenche le rire, sur l’objet du rire (individu ou groupe) : Bergson insiste donc, au contraire, sur la distanciation intellectuelle indispensable, selon lui, à la manifestation du rire. Cette distanciation est matérialisée, dans les docs 3 et 4, par le cadre dans lequel s’exerce le rire : il s’agit, dans les deux cas, d’un spectacle, d’une mise en scène à laquelle assiste un public.

Transition : malgré ces différentes approches, tous les documents insistent sur les fonctions positives du rire, aussi bien pour l’individu que pour le groupe.

II. Les fonctions positives du rire :

Sauf pour celui qui en est victime (doc 3, lignes 28-30 et doc 4 : l’évocation des souffrances endurées par Lucius), le rire est présenté, dans le dossier, comme ayant de larges effets positifs et bénéfiques, aussi bien sur l’individu que sur le groupe.

- Le rire a des effets bénéfiques sur la santé (doc 1) ; il est source de joie, de plaisir, de convivialité

partagée (docs 1, 3 et 4) ; il correspond à une manifestation de bien-être, de soulagement après la

peur (docs 1 et 3). Il a également un puissant effet cathartique individuel et collectif (docs 1, 3,

4). Il permet de conjurer les drames, les peurs, les tensions, de s’en détacher et de les mettre à

distance.

Il constitue un ciment pour les sociétés humaines : il favorise l’établissement de liens entre les individus et les groupes (docs 1, 2, 3 et 4). Il établit une connivence, lors des fêtes (docs 1 et 4) ou des spectacles (doc 3 et 4). Il permet de déjouer l’agressivité (docs 1 et 3) et de construire une communauté (docs 1, 2 et 3) stable (doc 1) ou éphémère (docs 2, 3 et 4).

Il a une fonction sociale et politique (docs 1, 3 et 4). Il permet de mettre à distance les fonctionnements sociaux pour les observer et s’en détacher (docs 2 et 4). Dans le cadre d’un spectacle, il permet aux individus et à une société de regarder ses peurs et ses travers, et de les exorciser (docs 3 et 4). Il donne lieu, dans l’œuvre d’Apulée (doc 4) à un véritable culte célébré d’une façon rituelle chaque année. De plus, le spectacle, sur laquelle Lucius joue, malgré lui, un rôle comique, permet de dénoncer le caractère odieux que revêt toujours un crime et de rappeler le rôle essentiel que joue la justice dans le cadre d’une société policée. Dans son interview, Fellag (doc 3) insiste sur la dimension sociale et politique de ses spectacles : non seulement il dénonce sur scène les travers des individus et les fractures de la société, mais il dessine, en creux, une petite démocratie idéale (lignes 41- 42), qui peut avoir une incidence sur l’évolution des comportements des spectateurs (ligne 42).

Conclusion : le rire a une fonction essentielle dans les comportements humains ; il permet de conjurer les peurs et d’établir des liens indispensables au bon fonctionnement d’une société.

Consignes de correction

I. LA SYNTHESE :

L’introduction et la conclusion :

Introduction : on rappelle que les documents ne sont plus présentés dans l’introduction mais clairement identifiés dans le cours de la synthèse dès leur première utilisation.

Néanmoins on ne pénalisera pas une introduction rédigée selon l’ancienne formule.

Conclusion : on attendra une phrase de conclusion

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