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LEVI-STRAUSS, Race et Histoire, 1961

Dissertation : LEVI-STRAUSS, Race et Histoire, 1961. Recherche parmi 299 000+ dissertations

Par   •  26 Janvier 2016  •  Dissertation  •  1 605 Mots (7 Pages)  •  5 343 Vues

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LEVI-STRAUSS, Race et Histoire, 1961

  1.                  Le texte que nous avons à étudier est extrait de Race et histoire écrit en  1961, par l’anthropologue et philosophe français  Claude LEVI-STRAUSS. Dans ce texte, l’auteur s’interroge sur la culture. Ici la conception de la culture repose sur l’ensemble des savoirs, des croyances, des institutions, des pratiques et des valeurs qui règnes dans une société c’est à dire aussi bien dans un milieu social que dans tout un peuple. Lévi-Strauss se pose un problème : l’homme cultivé s’oppose-t-il  aux sauvages ou aux barbares ? Le philosophe soutient la thèse suivante : le barbare est celui qui croit à la barbarie. Kant s’oppose donc à l’idée selon laquelle on refuse aux hommes d’autres cultures la valeur même d’être cultivé.

Dans cet extrait de Race et histoire, on distingue quatre différentes étapes : tout d’abord, de la ligne 1 à 4, l’auteur commence par un constat d’attitude et  donne sa propre définition. Lorsque nous nous trouvons dans une « situation inattendue » comme par exemple lorsque nous rencontrons une autre culture que la sienne, ou lors d’un voyage au milieu d’une autre tribu nous avons tendance à « répudier », à rejeter ce qui n’appartient pas notre propre culture par exemple notre manière de saluer. Selon lui cette attitude appropriée à l’Homme apparaissait il y a déjà plusieurs années, mais tend à réapparaître en nous. Ces formes culturelles  consiste à rejeter les formes religieuse, sociale…

Ensuite l’auteur montre de la ligne 4 à 7 que cette attitude n’est pas nouvelle mais qu’elle est  partagée, en donnant  des exemples de notre langue tel que : « habitude de sauvage », « cela n’est pas de chez nous » ou encore «on ne devrait pas permettre cela ». Après tout cela l’auteur qualifie alors ces attitudes de grossier dans le sens on peut agresser l’autre.

Dans la troisième étape, de la ligne 7 à 12, l’auteur illustre ce propos en se basant du mot barbare. Selon lui « barbare »  désignait pour les grec  tous  ceux qui n’appartenait pas à leurs civilisation, puis la civilisation occidentale utilisait aussi le mot « sauvage ». Pourtant ces deux termes renvoient au domaine de la nature. Ainsi traiter l’autre de « barbare » ou de « sauvage » c’est le ramener  à l’ordre de la vie animal.

Pour finir dans la quatrième étape de la ligne 13 à16  le philosophe conclue en disant que  le barbare est celui qui croit  à la barbarie de l’autre autrement dit à son inhumanité. Il croit que l’autre est un barbare parce qu’il ne respecte pas sa dignité d’Homme. Alors que ne pas reconnaître en l’autre une même nature humaine n’est pas être barbare. LEVI-STRAUSS conclue en mettant en  évidence un devoir de respect de l’autre.

2)    a)          « On préfère rejeter  hors de la culture, dans la nature tout ce qui ne se conforme pas à la norme sous laquelle on vit ». La culture désigne à l’origine le travail de la terre destiné à améliorer et la rendre fertile. Le mot culture est ce qui est de l’ordre de la culture, considéré comme tout ce qui est appris, construit et  institué par l’homme.

La nature désigne tout ce qui existe sans l’homme et en dehors de l’action des hommes.  Elle peut être l’ensemble des êtres naturels du règne minéral, végétal et animal ainsi que des lois qui régissent et organisent ces êtres. Par exemple la nature de l’homme désigne les caractères communs à tous les hommes. Cet effet d’hiérarchiser les groupes en se fondant sur l’observation culturelle qui consiste à voir en l’autre un barbare provient du fait que nous n’acceptions toutes formes de culture, autres que la notre. Juger l’autre de « barbare », « d’inhumain », ou de « sauvage » parce qu’il est différent  montre que c’est nous manquant d’humanité. Les êtres vivants se nourrissent, les hommes sont les seuls à élaborer des règles et des pratiques culinaires transmises et transformées au fil des générations, qui sont bien plus qu’une simple façon de se nourrir. Cela peut aussi montrer que nous refusons ce qui fait la dignité de l’autre. Nous pouvons illustrer cette explication avec notre amélioration de vie, lorsque l’Homme modifie les aliments (OGM) cela dit  qu’ils ne seront plus naturels mais culturel.

2)    b)                  Dans cette phrase, Lévi-Strauss  nous expose sa thèse : « le barbare est celui qui croît à la barbarie ». « Le barbare » refuse la diversité culturelle et fait preuve de brutalité et hiérarchise les individus à cause de son appartenance culturelle. Il se considère supérieure à l’autre en jugeant l’autre qu’il appartient ou non à l’humanité. « Croire à la barbarie », c’est diviser l’humanité  en civilisés et sauvages. Le barbare désigne aussi celui qui est mis appart de l’ensemble de valeurs  qui peuvent qualifier un être humain. Ce que l’auteur défend se rapproche de ce que dit Aristote c’est-à-dire : le barbare désigne celui qui est hors de l’humanité, soit un animal. Seul l’homme est capable d’acte inhumain.  Nous pouvons prendre exemple de la barbarie militaire. Depuis des millénaires, des massacres de population sont justifiés de cette manières pour confirmer que l’ennemi ciblé n’est pas du côté des populations, barbarie militaire est bien aussi une stratégie politique pour créer la peur des autres et la tension entre les peuples, elle ne sert qu’à asservir les populations.

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