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Les Faux Monnayeurs, André Gide, La structure du roman.

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Par   •  10 Avril 2017  •  Dissertation  •  2 643 Mots (11 Pages)  •  1 959 Vues

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Les faux – monnayeurs, La structure.

             Publié en 1905, Les Faux-monnayeurs  est un roman écrit par André Gide, célèbre écrivain  qui reçoit le prix Nobel de littérature en 1947 ,pour ses idées et sa personnalité complexe, à la fois sensible et puritaine mais unique. En effet, ce roman créé  avec minutie, multipliant les personnages,   secondaires diverses autour d'une histoire centrale , cet œuvre est considéré comme l'un des plus significatifs du xxe siècle, précurseur du mouvement littéraire « le Nouveau Roman. » C'est donc À travers le personnage d'Édouard que André Gide et d'un procédé de mise en abîme , que l'écrivain  montre les limites du roman à reproduire le monde réel. André Gide mène en réalité à travers son récit le lecteur à valser entre réalité et fiction.  Il écrit au départ son roman comme il le l'imagine laissant à un moment donné ses personnages à un point ou l'auteur doit finalement les ramener à la véritable réalité. Celle ci différent de la vérité désirée. Dans tout les cas, il est clair d'afirmer que la structure du roman difficile à comprendre. Mais comment André Gide organisent t-il son roman ? Comment pouvons nous expliquer sa complexité ? Nous verrons donc que romancier a conçu une structure assez complexe afin de faire un récit à la fois qui éduque et qui intéresse mais aussi ,de sorte à innover, une histoire à la fois réelle et fictive.Ainsi, dans un premier temps nous verrons comment à travers ses personnages, les multiples intrigues et narrations et sa volonté d'innover le roman dans la littérature, fait de son roman un récit educationel et rempli d'aventures. Ensuite, nous nous concentrerons sur l'aspect du roman dans le roman qui est très important en étudiant la difficulté de distinguer Gide et son romancier, Edouard , puis enfin les intentions de André Gide à travers ce procédé.

        De prime abord, la complexité de la structure des Faux-Monnayeurs s'explique par une volonté de l'auteur de rendre son récit à la fois educationel et intéressant mais aussi réel et fictif. De fait, l'introduction de nombreux personnages, de multiples intrigues et narrations sans compter la volonté d'innover, constitue une partie de la structure du livre.

        Tout d'abord, le livre d'André Gide de distingue de par la présence de nombreux personnages, des principaux tels que Bernard Profitendieu , Olivier et Edouard Molinier, d'autres personnages secondaires mais tout aussi importants comme Robert de Passavent, Vincent Molinier, Laura Douviers ou encore les autres qui ne font partit que de l'entourage  mais qui ont aussi leur rôle  dont Le père La Perouse, Strouvilhou, Sarah, George Moulinier, ou Boris. En résumé, tous les personnages mentionnés par l'auteur sont importants. Les Faux-Monnayeurs, est un roman qui apprend, qui fait réfléchir. Les jeunes et naïfs protagonistes qui nous sont présentés découvrent la vie et tout au long du roman, ils sont contraint de traverser des éppreuves et des expériences, forgeant leur caractère. Il est évident de remarquer que sans la présence de chacun de ses personnages, l'histoire n'aurait pas eu le même effet sur le lecteur puisque dès le début l'auteur joue avec lui. Au départ, nous suivons Bernard Profitendieu , jeune étudiant, fuyant son foyer, après avoir avoir découvert qu'il était adopté. Puis ensuite nous suivons Molinier, qui accueillant Bernard lui fait une confidence sur son frère aîné Vincent et sa maitresse Laura, sans savoir que Bernard , personnage extérieur jouera un rôle dans l'histoire. Enfin, apparaît de nul part Edouard, écrivain et se trouvant être également un ami de Laura Douviers, en cours d'écriture des Faux Monnayeurs, et qui tient un journal que Bernard Profitendieu va trouver. Ainsi, nous pouvons dire que la présence de tous ces personnage est à la base de la structure du livre. En effet, les différentes intrigues menées par André Gide et qui finissent par s'entremêler qui rende l'histoire beaucoup plus intéressante. Effectivement, à mesure que avance l'intrigue, le lecteur se rend compte que tous les personnages sont plus ou moins liés, ce qui a pour effet d'attirer sa curiosité et le pousse a continuer sa lecture.

     De fait, si nous pouvons dire que les personnages sont à la base d'une partie de la structure du roman, c'est de par leur présence que nous en venons à évoquer l'importance et l'utilisation par l'auteur de ses diverses intrigues et narrations, qui fondent indubitablement ce livre si unique. Effectivement, c'est à partir principalement d'un foyer, d'un centre,le personnage du romancier,Edouard, que André Gide dessine comme des courbes, des trajectoires reliant les personnages les uns des autres, faisant que indubitablement, ils finissent pas intéragir. Cette nouvouté, le lecteur n'en a pas l'habitude et l'auteur, André Gide, s'en réjouit car son but est de le rendre confus. En guise d'illustration, à partir du chapitre 14 de la première partie, ou précedamment Bernard Profitention décide de venir en aide à Laura Douvier , après avoir lu le journal de Edouard,  le lecteur, confus de trop plein de narrations, ne sait plus qui est le personnage principal du roman. Nous nous demandons alors si le protagoniste de l'histoire est Edouard, l'écrivain qui écrit le journal ; Olivier Moulinier, le frère de l'amant de la concernée ou bien Bernard, personnage extérieur, s'immiscant dans l'intrigue, ayant appris à tout hasard toutes les parties de l'histoire de Laura ? C'est alors que le lecteur se dit qu'il y n'a peut être pas personnage principal ou bien qu'il y a plusieurs pour résoudre un intrigue qui finalement en cahe d'autre, ce qui fait la spécialité de ce livre.  

        Enfin, tels que nous avons évoqué la spécialité du livre, nous pouvons l'expliquer par la volonté d'André Gide d'avoir voulu écrire un livre différant de ce que tout le monde a pu lire jusqu'à présent. Ainsi, l'innovation est la clé de la construction de son chef-d'oeuvre, que l'auteur ne savait guère allait inspirer nombreux auteurs et un nouveau mouvement littéraire. En effet, c'est à travers lee maniement de ces personnages , de ses diverses intrigues et narrations, que André a attribuer au roman , une nouvelle construction , un nouveau style. En effet, Gide construit à travers son intrigue une sorte de jeu de miroirs. A partir de simple personnages, des courbes se traces, des trajectoires se dessinent, comme des miroirs déformants, dont les reflets troublent la perception : les personnages,copie ou modèle les uns des autres, se démultiplient et se rencontrent. C'est ainsi que André Gide fait découvrir toute l'histoire des Faux-Monnayeurs petit à petit à travers les conversation ou dans le même temps, tous les caractères se dessinent , ou l'intrigue continue à se dessiner car tout comme André joue sur la mise en abîme, tout comme son romancier Edouard le pense, son roman n'est pas réflechi par avance mais vît selon ce qui se passe dans la réalité. Ainsi, ce que aimerait faire André Gide et Edouard n'est pas forcément ce qu'ils font car la réalité fînit toujours par les ratrapper ce qui rend la construction du récit imprévu. En guise d'illustration, lorsque chapitre sept , partie 2, André Gide s'adresse au lecteur en écrivant « Ainsi l'auteur imprévoyant s'arrête un instant,reprend son soufle, et se demande avec inquiétude ou va mener son récit » (p215). Ainsi dans cet exemple, l'auteur arrête sa naration car il ne sait plus, et le fait qu'il ne sait plus prouve que rien n'était calculé par avance. Ici, André Gide s'adresse de façon honnête à son lecteur, il se fait alors entre dans l'histoire, s'inscrit sur papier comme si il était un personnage à part entier. La nouvelle nouveauté ici est le fait que l'auteur communique avec le lecteur : il remet, dans ce chapitre, ses personnages en question sûrement pour guider son lecteur sur une idée de ce qui pourrait se passer par la suite, le faire réfléchir car lui même hésite. En guise d'autre exemple : « Profitons de ce temps d'été qui disperse nos personnages pour les examiner à loisir.Aussi sommes nous à ce point médian de notre histoire, ou son allure se ralentît et semble un élan neuf pour bientôt précipiter son cours » (p216). Dans cet exemple, André Gide affirme que l'allure de son histoire ralentit car justement il est dans l'hésitation, justement il ne sait. Cependant nul doute qu'une fois qu'il se sera décidé, il pourra donner un « élan neuf » à son récit pour enfin « précipiter son cours » terminer sur un fin qu'il aura décidé mais qui pourra d'ici la fin encore changé car justement la spécificité de Gide réside dans l'imprévu, la spontanéité, rendant le récit encore plus réel.

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