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Devoir de culture et expression bts gestion comptabilité année 2 devoir 1 cned 18/20

Commentaire de texte : Devoir de culture et expression bts gestion comptabilité année 2 devoir 1 cned 18/20. Recherche parmi 279 000+ dissertations

Par   •  18 Octobre 2018  •  Commentaire de texte  •  4 082 Mots (17 Pages)  •  5 247 Vues

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Devoir 1

Partie 1 synthèse

     L’amitié, concept au cœur des préoccupations de la plupart des individus et a fait couler beaucoup d’encre au cours de ces derniers siècles. En ce sens le corpus d’étude de cette notion s’appuie sur quatre documents : Dans l’essai « De l’amitié » extrait de Les essais parus au 16ième siècle Michel de Montaigne définit l’amitié en différenciant deux formes, une dite ‘superficielle’ et la seconde dite ‘amitié vraie ‘ qu’il dépeint en s’appuyant sur son expérience personnelle. « La merveilleuse alchimie de l’amitié » article de Jacqueline Rémy publié dans l’Express en avril 2000 traite de la place prépondérante qu’accordent les Français à l’amitié et de ses caractéristiques. La Sculpture de soi de Michel Onfray paru en 1993 est un essai portant sur les valeurs de l’amitié ainsi que ses retombées sociales. Enfin une affiche cinématographique du film « Le cœur des hommes » de Marc Esposito paru en 2003 représente quatre hommes au regard complice de toute évidence proches (amis ou frères), réunis autour d’une piscine, les pieds dans l’eau et en tenue décontractée. Ainsi comment définir l’amitié et quelles en sont les retombées sociales qui découlent de cette relation ? Dans un premier temps la notion d’amitié sera étudiée avec ses différentes considérations puis dans une seconde partie, ses conséquences socio-culturelles seront traitées.

     L’amitié est subjective, idéalisée et vécue de manière propre à chaque personne ; cependant ce domaine trouve tout de même une définition commune, partagée par la plupart des Hommes.

     Premièrement, l’amitié est globalement considérée comme une affection réciproque, un attachement mutuel entre deux personnes. En effet nombreux sont les philosophes qui s’entendent sur cette définition à savoir Montaigne dans Les essais qui parle de l’amitié comme entente dans une telle harmonie que les âmes sont en osmose : « nos âmes (…) se mêlent et confondent l’une en l’autre ». Son véritable « coup de foudre » amical y est raconté comme une évidence. Michel Onefray lui la qualifie de « souveraine complicité » dans La sculpture de soi, pour Descartes l’amitié c’est la « passion de l’âme » ou encore « subtile alchimie » comparée à l’amour même selon Lord Byron nous rapporte la journaliste Jacqueline Rémy dans son article « La merveilleuse alchimie de l’amitié ».                                      .                                                                                       .        En outre l’amitié se caractérise par différents aspects. Déjà de manière unanime force est de constater que l’amitié rend heureux. Par exemple Jacqueline Rémy rapporte qu’actuellement la grande majorité des Français (96% d’après l’Ifop) estime l’amitié comme nécessaire pour leur bonheur et leur épanouissement personnel, certains même « la jugent indispensable ». Elle amène à la fois de repère et stabilité à chacun. De même l’affiche du film Le cœur des hommes présente les quatre protagonistes très complices : ils apparaissent heureux d’être ensemble, le sourire aux lèvres pour au moins deux d’entre eux. Leur amitié, semble être le point crucial du film dans la mesure où le titre du film met en évidence le mot « Cœur » avec une majuscule, en gras et occupant une place centrale dans la répartition des mots. De ce fait l’association entre les quatre hommes assis en tête d’affiche et leur grande amitié en référence à leur cœur est plus qu’évidente .Michel Onefray quant à lui traite aussi du bien être apporté par l’amitié mettant fin à la solitude « la sensation d’être seul disparaît au profit d’une douceur pratiquement acquise et d’une bienveillance toujours disponible .                                                                                                                                          .     De plus généralement deux personnes se reconnaissent amis parce qu’elles retrouvent une partie de soi en l’autre, comme un effet miroir. L’article de l’express cite Montaigne : « pourquoi lui ? (…) Parce qu’il était un peu moi… ». Michel Onefray rejoint Montaigne, selon lui l’amitié permet de consolider la construction du soi car cela est rassurant de se retrouver en l’autre sans crainte « d’obtenir un reflet infidèle ». Le psychologue Jean Maisonneuve, à ce sujet est en adéquation avec les propos de philosophes dans la mesure où selon lui l’amitié se construit sur des idées communes, familières dans lesquelles on se retrouve jusqu’à considérer ses amis comme les nouveaux membres à part entière de sa propre famille, où même comme une nouvelle famille de substitution (lorsque les proches sont loin ou même en situation de ruptures familiales). Et l’on retrouve de manière imagée ce concept dans l’affiche du film de Marc Esposito : 3 protagonistes se regardent entre eux, se comprenant, se reconnaissant un peu en chacun de l’autre comme quatre frères de « cœur » réunis dans un décor avec des éléments faisant référence à la nature : une belle végétation verdoyante en fond de décor, et la présence de l’eau avec une sorte de bassin ou piscine, deux éléments ramenant une notion de pureté à leur amitié.

     Après avoir cerné, la définition et les caractéristiques de l’amitié, il faut à présent étudier ses conséquences sociales.

     Ainsi, la force du sentiment et la relation de l’amitié ont inévitablement un impact dans la vie socio-professionnelle des individus. En effet Jacqueline Rémy évoque le ressenti de 6 Français sur 10 vis-à-vis de l’apport social de l’amitié : être ami avec un tel ou une telle amène une appartenance à un milieu culture donné, à des idées données, à un mode de vie et des valeurs, des principes communs : la construction, l’évolution du soi va donc être influencé par le choix de ses amitiés. Les amitiés qui se veulent désintéressées « sont considérées comme utiles, indispensables mêmes, à la vie sociale et professionnelle ». Les liens du sang car non choisis occupent alors parfois une importance inférieure à la « famille de cœur » car elle émane alors de la décision propre l’individu à l’intégrer dans sa vie. L’écrivain Orsenna lui parle même de l’amitié comme « le squelette de ma vie » ; les individus se sentent davantage confiant car soutenu pour affronter le monde « la complicité qu’elle génère est un démultiplicateur de force » « sans mes amis je ne sais pas si je serai encore là ». En ce sens cela devient alors un moteur pour chacun, motivant à réussir dans le cadre du travail, à être épanoui dans sa vie de famille, à trouver simplement son équilibre et sa place dans la société.   De manière unanime les amitiés dites d’intérêts pour parvenir à des succès professionnels ou une ascension sociale ne sont donc pas reconnues comme de la véritable amitié à proprement parler : l’express rapporte « les amitiés d’aujourd’hui qu’on exige « gratuites » » et Montaigne sépare quant à lui en « accointances et familiarités » les relations par intérêts de ce qu’il considère comme amitié ; en ce sens l’investissement que l’amitié demande prend tout son sens et il devient compréhensible que cela puisse finalement éloigner de la réalité .                                                                                                                                              .     Néanmoins l’amitié est parfois tellement forte, tellement intense que finalement les individus en perdent leur propre personnalité au profit de leur relation, bien qu’ensemble, ils se retrouvent alors comme seuls, isolés face au reste du monde et ne s’investissent alors plus dans rien d’autre si ce n’est que ce qui se rapporte à leur amitié. Montaigne à travers la description de la force de la rencontre avec son meilleur ami dépeint avec réalisme sa perte d’identité noyé dans celle de son ami , d’où le caractère fusionnel d’une relation , l’un se perd en l’autre et vice versa :  « les âmes(…) d’un mélange si universel qu’elle effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes »  « ne nous réservant rien qui nous fût propre , ni qui fût ou sien , ou mien » .Également  dans l’affiche du film «Le Cœur des hommes » , les quatre hommes  supposés amis sont comme dans une bulle , enfermés dans leur microcosme , seuls au milieu de la nature mais ensemble . Michel Onfray montre l’aspect isolant de l’amitié : « l’amitié est aussi aristocratique et asociale » .Face aux obligations socio-professionnelles les gens préfèrent se retrancher dans leur amitié sans porter de masque où le vrai soi décontracté  peut apparaître dépourvu des convenances souvent  superflues .Par effet d’entraînement cela peut s’avérer alors néfaste pour la société et même l’individu qui porte alors des œillères ne s’ouvrant plus à d’autres cultures d’autres loisirs que ceux au centre de son amitié . Le reste du monde est alors vu comme presque un ennemi, les principes moraux et les lois des grandes institutions, la justice ou encore la famille peuvent être bafoués au profit de la fidélité à son amitié : « On est ami avant d’être citoyen et, parfois malgré et contre l’état de citoyen. D’où sa radicale fonction atomique et son caractère asocial ».  

     Finalement les différents documents du corpus montrent la véritable amitié, comme sentiment d’affection nécessaire au bienêtre, à l’équilibre personnel pour de nombreux individus, et si elle est dotée de nombreuses vertus peut s’avérer être à double tranchant. D’une part cela peut renforcer l’assurance et le succès social des personnes car elles se sentent alors soutenues et protégées. D’autre part cela peut aussi aboutir à l’effet inverse car la symbiose qui peut alors émaner de cette relation devient toxique jusqu’à une perte de sa propre personnalité où les limites du soi se mélangent à l’autre ; au nom de l’amitié une propre micro-communauté se construit alors au détriment des lois fondamentales de la Société : au lieu de permettre une meilleure évolution dans le monde, cela en exclut toute communication et lui confère un sentiment de toxicité.

Partie 2 :  Développement personnel : L’amitié n’a-t-elle que des vertus ?

     L’Homme est un être social qui depuis le début de son existence a toujours trouver un moyen pour communiquer avec l’autre et de ce fait différents types de relations en ont émané comme l’amitié. L'amitié est un sentiment reliant des personnes qui ne sont pas de la même famille, mais qui s'apprécient fortement. Nombreux sont ceux qui lui confèrent des vertus variées voir même considèrent l’amitié en vertu, notamment le philosophe Michel Onfray : « Au sommet des vertus (…) j’installe l’amitié ».                   La vertu quant à elle est la capacité, la disposition spirituelle ferme et constante qui conduit un individu à agir en accord avec un idéal moral ou religieux ou avec la loi divine, à faire le bien et à éviter le mal, en dépit des obstacles rencontrés.                             En ce sens on peut se demander si l’amitié ne présente que des vertus. Afin de répondre cette problématique dans une première partie les vertus de l’amitié seront étudiées puis dans un deuxième temps les autres aspects de l’amitiés seront traités à savoir si derrière ces vertus il existe des vices cachés.

     L’amitié suscite de nombreuses passions entre les Hommes depuis des siècles car c’est un sentiment auquel on accorde une grande importance, et pour cause, de nombreux bienfaits lui sont attribués.                                                                                           .               D’abord l’amitié est un sentiment totalement désintéressé : l’on est attiré par une personne parce qu’une sorte de « feeling » se fait, une attirance inexplicable se met en place ; d’ailleurs les philosophes n’hésitent pas à utiliser des mots forts en sens pour désigner le coup de foudre amoureux « passion de l’âme » pour Montaigne ou encore « accord inaltérable » selon Descartes. Et quant à la profonde amitié survenue entre Montaigne et La Boétie, sa seule explication est « parce que c’était lui, parce que c’était moi ». Cette relation réciproque naît de l’habitude de fréquentation ou d’un événement rapprochant deux individus qui vont partager des valeurs communes.                                                                                                                       .     En outre dans une société de plus en plus fondée sur l’individualisme, la solitude, sensation naturelle qui émane de la reconnaissance et de l’acceptation de l’autre, devient parfois un lourd fardeau. L’écrivain Michel Onefray se confie : « Sans mes amis, je ne sais pas si je serai encore là ». L’amitié amène bienveillance et rend heureux les Hommes dans la mesure où ils ne se sentent plus seuls car compris : en effet dans un ami l’on se reconnait un peu, il reflète une partie de nous-même et vice versa et cela apporte force et assurance. Michel Onfray évoque cet aspect de l’amitié avec l’effet miroir : « le recours à l’autre comme un miroir qu’on peut interroger sans risque d’obtenir un reflet infidèle ».                                                                                                          .     Ainsi si l’amitié inclut de se retrouver en l’autre, cela sous-entend qu’elle permet donc la construction de sa propre identité grâce de solides bases fondées sur une culture partagée, des centres d’intérêts, un milieu social donné. L’amitié en ce sens élève alors les individus. Dans l’amitié il y a forcément un sentiment d’amour, une affection donnée et lorsque l’on se sent aimé, l’on se sent fort, capable de déplacer des montagnes et surtout l’on déborde de générosité et d’envie d’amener du bonheur au monde qui nous entoure.  Et Michel Onefray le confirme dans La sculpture de soi : « La complicité qu’elle génère est un démultiplicateur de forces ».

     Néanmoins si l’amitié apparaît comme un apprentissage de l'égalité et de la tolérance et suppose des vertus philanthropiques, et le sens du sacrifice dont la société toute entière ne peut que profiter, elle admet également une face plus sombre, à savoir un caractère asocial et isolateur .                                                                                                                                              .            Déjà l’amitié présente très souvent un caractère exclusif. La complicité qui se crée entre deux amis est généralement très fusionnelle et lorsqu’un autre individu tente d’intégrer leur « bulle d’amitié », cela s’avère quasiment impossible car il est alors considéré comme un élément perturbateur : les deux sois se confondent en l’un et l’autre et toute autre individu est identifié comme différent, comme l’Autre et ne permet plus cette osmose d’entente .                                                                                             .     De plus l’amitié en un sens repose aussi sur des valeurs personnelles et jalouses dans la mesure où toute la relation repose sur un rapport à soi-même, des secrets et confidences soigneusement gardés. Michel Onefray l’a constaté et estimé « Elective, l’amitié est aussi aristocratique et asociale ». De même Montaigne le confesse lui-même dans son rapport d’amitié avec La Boétie, il explique son attirance amical pour ce dernier en partie de par son intelligence, sa culture et s’il retrouve de lui en la Boétie c’est qu’il s’estime comme tel également .                                                                                   .     Et puis l’amitié dénonce d’une certaine manière le rôle social qu’on se doit tous d’interpréter afin vivre au mieux dans la société. Dans la relation de l’amitié les artifices tombent, le masque qu’on met pour le travail n’est plus, celui qu’on porte avec sa famille non plus et l’autre qu’on met pour aller faire ses courses, ou au guichet du cinéma avec les caissiers disparaît tout autant ; on a alors enfin l’impression d’interpréter au mieux un soi qui se rapproche au mieux de ce que nous émanons, ce à quoi nous aspirons profondément. Les règles sociales sont alors démontées voir critiquées, avec son ami l’on refait le monde, une micro société fondée sur nos centres d’intérêts, notre culture, nos idées politiques qui souvent ne sont pas applicables pas en adéquation pour une vie en communauté car trop subjectives et individualisées. Cela peut en devenir toxique parce que l’on peut alors rejeter, arrêter de s’investir dans la vie professionnelle par exemple alors que le travail qu’on l’apprécie ou non est nécessaire, vital pour subvenir à nos besoins. Une relation d’amitié peut aussi amener à couper les ponts avec sa propre famille et progressivement à rompre tout contact avec le reste du monde, perçu alors comme un ennemi qu’il faut combattre. Cette relation qui à l’origine permettait de se construire, de faire évoluer sa personnalité en vient à nous phagocyter et l’on s’y perd, et cela peut s’avérer destructeur. Montaigne l’exprime avec ces mots : « Je dis perdre, à la vérité, ne nous réservant rien qui nous fût propre, ni qui fût ou sien, ou mien ».

     Finalement L’amitié est une relation qui comprend de nombreuses vertus comme la bienveillance, un désintéressement total et permet une élévation de l’âme en rendant les Hommes meilleurs, à l’écoute de l’autre .Cependant l’amitié a aussi un caractère exclusif , relève de l’égoïsme et de la jalousie et peut présenter un aspect asocial dans certaines situations . Ainsi à mon sens l’amitié est un concept pur , aseptisé de tout vice donc vertueux , mais l’Homme vient contaminer l’amitié avec ses propres travers lorsque celui tombe dans l’excès de l’amitié .Selon moi il n’existe pas d’amitié parfaite , il s’agit d’un idéal inatteignable , donc non l’amitié n’a pas que des vertus , mais comme tout dans la vie il faut en trouver le juste équilibre pour qu’elle n’en soit que bénéfique car l’abus ( dans tout domaine qu’il soit ) amène la toxicité pour l’Etre .                                                                      

     

     

     

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