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Candide, chapitre 3 - Lecture analytique des paragraphes 1 et 2

Commentaire de texte : Candide, chapitre 3 - Lecture analytique des paragraphes 1 et 2. Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  29 Avril 2026  •  Commentaire de texte  •  1 000 Mots (4 Pages)  •  0 Vues

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LECTURE ANALYTIQUE DE CANDIDE CHAPITRE III (PARAGRAPHES 1 ET 2)

Problématique: Quelle vision de la guerre Voltaire propose-t-il dans cet extrait ?

Au début de ce troisième chapitre, Candide est confronté pour la première fois aux horreurs de la

guerre et aux souffrances des civils. Voltaire y met en scène le décalage entre la vision de

Candide, jeune homme naïf et optimiste et la réalité de la guerre.

Vocabulaire:

- « Te Deum » : Chant religieux destiné à remercier Dieu après les victoires.

- « Mousquetterie » : infanterie

I- une vision valorisante de la guerre

a) Le spectacle de la guerre

- Dans le premier §, le point de vue interne permet au lecteur de visualiser la scène avec le

regard naïf du personnage (Candide).

- Recours aux sensations: la vue = aspect esthétique : « beau » « brillant », l’ouïe = aspect auditif

avec le champ lexical de l’orchestre (les instruments de musique), « harmonie », « chanter »

« criaient », et le toucher « baïonnette » « éventrées » « brûlées ».

- Plusieurs gradations: la première phrase, en gradation ascendante dans le nombre de syllabes

« si beau » = 2, « si leste » = 2, « si brillant » = 3, « si bien ordonné » = 5, avec l’adverbe

d’intensité « si » en réccurrence indique une admiration est croissante. Une autre gradation,

descendante cette fois dans le son des instruments de musique qui vont du plus aigü au plus

grave « trompettes » → « canon ».

- Polysémie du mot canon associe la musique (chanter en canon) et la guerre (arme).

- Présence de nombreux adjectifs et substantifs (noms) mélioratifs « beau » « leste » « brillant »

« harmonie »

- Négation d’ouverture est hyperbolique « Rien n’était si….que les deux armées » et place la

gerre comme référence esthétique.

La guerre est donc présentée comme festive et esthétique : c’est un véritable spectacle.

b) Un subterfuge argumentatif

Cependant, cette vision valorisante de la guerre n’est qu ‘apparente car Voltaire décrit en fait une

réelle « boucherie ».

- L’emploi des personnifications pour les armes de guerre s’oppose à la déshumanisation des

soldats et des victimes = inversion des rôles. « les canons renversèrent » « la mousquetterie

ôta » « la baïonnette fut ».

- Déshumanisation des soldats qui sont renversés comme des quilles ou des soldats de plomb

(jouets) « renverèrent … six mille hommes de chaque côté ».

- Euphémisme « ôta du meilleur des monde » = tuer : ironie en référence au discours de

Pangloss donc implicitement à l’Optimisme de Leibniz.

- L’attribut du sujet « baïonnette » est : « la raison suffisante de la mort » = euphémisme. Ce

vocabulaire appartient au vocabumaire optimiste utilisé par Pangloss. Mais cette raison est

absurde et relève de l’ironie voltairienne.

- Le bilan quantitatif de cette guerre est approximatif « à peu près six mille hommes de chaque

côté », « neuf à dix mille coquins » « quelques milliers d ‘hommes » « Le tout pouvait bien se

monter à une trentaine de mille âmes »= pas de sentiments, pas d’émotion, uniquement des

nombres.

- Les morts sont indifférenciés, les deux camps sont indissociables,

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