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Stances à Marquise, Corneille (1658)

Dissertation : Stances à Marquise, Corneille (1658). Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  2 Mai 2026  •  Dissertation  •  922 Mots (4 Pages)  •  4 Vues

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TEXT 1 — Stances à Marquise, Corneille (1658)

EXPlication LINÉAIRE — VERSION FINALE (8 min)

INTRODUCTION

Stances à Marquise est un poème écrit par Pierre Corneille en 1658. Dans ce texte, Corneille s’adresse à Marquise, une jeune femme qui a refusé ses avances. Ce poème ressemble à un poème d’amour, mais en réalité, il sert à se venger.

Nous pouvons donc nous demander comment Corneille se venge du refus de Marquise en lui rappelant que la fuite du temps va chasser sa beauté mais non le génie du poète. Nous verrons d’abord une attaque contre Marquise, puis une démonstration sur le temps, et enfin le pouvoir du poète.

MOUVEMENT 1 — vers 1 à 8

Une attaque brutale fondée sur la comparaison

Dès le vers 1, Corneille commence par « Marquise », ce qui constitue une apostrophe. Il s’adresse directement à elle, sans distance, et cela crée un face-à-face.

Mais ce n’est pas un ton doux ou amoureux. Au vers 3, il utilise l’impératif « Souvenez-vous », ce qui est un ordre. Il impose une idée à Marquise, ce qui montre qu’il cherche à convaincre plutôt qu’à séduire.

Aux vers 1 et 2, il parle ensuite de lui-même avec le déterminant possessif « mon visage » et « un peu vieux ». L’expression « un peu vieux » est un euphémisme, car il minimise son âge. Mais cette modestie est en réalité stratégique.

En effet, au vers 4, il affirme : « vous ne vaudrez guère mieux ». Il établit ici une comparaison entre lui et Marquise. Il passe du « je » au « vous », ce qui crée un effet miroir.

Ce jeu des pronoms personnels est très important, car il permet de projeter Marquise dans l’avenir : elle va devenir comme lui. C’est donc déjà une forme de vengeance, car on sait que la beauté féminine ne résiste pas au temps. C’est le thème du Carpe Diem (vivre au jour le jour) réduit aux Vanités : tout est périssable.

Aux vers 5 à 8, Corneille introduit le thème du temps. Il écrit que « le temps se plaît à faire un affront ». Il s’agit d’une personnification, car le temps est présenté comme une personne qui agit volontairement. Cela rend le temps cruel.

Enfin, au vers 7, il évoque les « roses », qui sont une métaphore de la beauté. Mais ces roses vont « faner », ce qui montre que la beauté disparaît avec le temps. Ainsi, dès le début du poème, Corneille attaque Marquise en lui montrant qu’elle n’est pas supérieure à lui et qu’elle subira le même destin.

MOUVEMENT 2 — vers 9 à 20

Une démonstration fondée sur la fuite du temps

Dans les vers 9 à 20, Corneille développe une véritable démonstration sur la fuite du temps.

Au vers 9, il parle du « même cours des planètes ». Cette référence cosmique montre que le temps est une loi universelle. Personne ne peut y échapper.

Aux vers 11 et 12, il utilise un chiasme : « On m’a vu ce que vous êtes, vous serez ce que je suis ». Cette structure en miroir renforce le parallèle entre lui et Marquise.

On retrouve ici le jeu croisé entre « je » et « vous ». Lui est évoqué au passé, et elle au futur. Cela montre que son destin est déjà décidé.

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