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La littérature du bourbier (Thérèse Raquin, Emile Zola)

Cours : La littérature du bourbier (Thérèse Raquin, Emile Zola). Recherche parmi 303 000+ dissertations

Par   •  8 Mars 2026  •  Cours  •  954 Mots (4 Pages)  •  207 Vues

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1. D’après Ferragus, Thérèse Raquin n’est pas immorale, car Zola ne fait pas l’éloge du crime. Les personnages souffrent de leurs actes : « Ils se mordent, se font horreur ». Leur fin tragique montre que le mal est puni. Ferragus précise : « la description du remords passe généralement pour un spectacle moralisateur ». Donc, l’œuvre n’est pas immorale, mais une étude des conséquences du mal.

2 .a. La métaphore utilisée par Ferragus pour décrire le travail du romancier naturaliste

Ferragus compare le romancier naturaliste à un chirurgien. Il écrit :
« Arracher la peau, ce n’est plus de l’observation, c’est de la chirurgie. »
Il ajoute que si un écorché (un cadavre disséqué) peut servir à une démonstration psychologique,
« l’écorché mis en système n’est plus que de la folie et de la dépravation. »


b. Pourquoi Ferragus critique cette méthode ?

Ferragus critique cette méthode car, selon lui, le romancier naturaliste ne se contente pas d’observer la réalité, mais va trop loin en montrant des détails horribles et choquants, comme un chirurgien qui dissèque un corps. Il estime que :
« Ils poussèrent un cri et se pressèrent davantage afin de ne pas laisser entre leur chair de place pour le noyé. »
et que
« le remords se bornait toujours à des impressions physiques, à des répugnances charnelles. »
Pour Ferragus, cette approche est excessive et ne montre que la folie et la dépravation, sans véritable profondeur morale.

c. Comment Zola répond-il à la critique de Ferragus ?

Zola défend son approche en expliquant qu’il étudie les personnages comme un scientifique. Il déclare dans le texte C :
« J’ai simplement fait sur deux corps vivants le travail analytique que les chirurgiens font sur des cadavres. »
Il précise que son but est scientifique et non moralisateur :
« Qu’on lise le roman avec soin, on verra que chaque chapitre est l’étude d’un cas curieux de physiologie. »
Ainsi, Zola justifie sa méthode en affirmant qu’il ne cherche pas à choquer, mais à analyser la nature humaine de manière objective, comme un médecin ou un scientifique.

3 .a. Opinion de Barbey d'Aurevilly sur L'Assommoir

Barbey d'Aurevilly critique sévèrement L'Assommoir d'Émile Zola. Pour lui, ce roman est une œuvre d « ordure » et il compare Zola à un « bourreau » :
« On sort de la lecture de L’Assommoir comme les cochons sortent du bourbier. Bourbier, en effet : bourbier de choses, bourbier de mots, un irrespirable bourbier. »
Il estime que Zola peut réussir dans ce genre d'écriture, mais que cela ne fait pas de lui un grand artiste :
« M. Émile Zola croit qu’on peut être un grand artiste, en fange, comme on est un grand artiste en marbre. »

b. Exemples précis donnés par Barbey d'Aurevill

Barbey d'Aurevilly utilise une métaphore pour illustrer son propos :
« Plongez-vous dans ce gouffre d’excréments et si vous pouvez y rester sans étouffer ou sans vomir, vous verrez que l’ordure y veut être de l’art encore et du plus grand. »
Il compare également Zola à
« un Michel-Ange de la crotte », ce qui montre son mépris pour le réalisme cru et vulgaire qu'il trouve dans L'Assommoir.

4.a. Procédés stylistiques soulignant l'opinion de l'auteur

Métaphore filée :
« On sort de la lecture de L’Assommoir comme les cochons sortent du bourbier. Bourbier, en effet : bourbier de choses, bourbier de mots, un irrespirable bourbier. »

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