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EHPAD-USLD / Prise en charge de la douleur

Analyse sectorielle : EHPAD-USLD / Prise en charge de la douleur. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  28 Juin 2022  •  Analyse sectorielle  •  1 660 Mots (7 Pages)  •  29 Vues

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J’ai débuté mon stage il y a un peu plus de trois semaines dans un service EHPAD-USLD (établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes - unité de soins longue durée) rattaché au Pôle gériatrie du ... . L’EHPAD a une capacité de 74 lits et accueille des personnes âgées de plus de 60 ans qui ont besoin d’aide pour les actes de la vie quotidienne. Il est organisé en unités de vie : deux unités « classiques », une unité Alzheimer et une unité pour personnes handicapées vieillissantes. L’USLD dispose quant à elle de 30 lits et s’adresse aux personnes âgées de plus de 60 ans dont l’état de santé nécessite une surveillance médicale constante. Une équipe pluridisciplinaire (i.e., médecins, IDE, AS, kinésithérapeute, ergothérapeute, psychologue, diététicienne, ...) assure les soins quotidiens et l’accompagnement des résidents.

La situation que j’ai choisi de présenter s’inscrit dans la compétence 4 et se focalise sur la prise en charge de la douleur lors du coucher de Mme C. que je prends en soin. Mme C. est âgée de 75 ans et réside en chambre double (sans voisine lors de la situation) dans le service USLD depuis le 11 février 2021. Avant d’entrer en Unité de Soins Longue Durée, elle a été hospitalisée en urgence le 24 janvier 2021 suite à une chute au domicile ayant entraîné une fracture de T12. Comme un retour à domicile n’était pas envisageable au vu de son état de santé, elle a été transférée en USLD. Mme C. présente plusieurs pathologies telles que la maladie d’Alzheimer, une insuffisance rénale chronique modérée, une ACFA (fibrillation auriculaire), un diabète insulino-dépendant, une maladie de Horton et une HTA. Elle se déplace en fauteuil roulant mais elle est capable de marcher sur de courtes distances avec l’aide d’une tiers personne. En raison de sa fracture de T12, elle est souvent douloureuse notamment pendant la toilette et les mobilisations (dorsalgies chroniques).

Ce jour-là, je travaille d’après-midi (13h45 - 21h15) avec une équipe formée de 2 aide-soignants et une infirmière. Il est presque 19h et c’est le moment d’aider Mme C. à se coucher. Je commence par l’emmener dans la salle de bain de sa chambre pour pouvoir la changer et pour qu’elle puisse aller aux toilettes. Après l’avoir installée sur les toilettes, je prépare son lit pour la nuit. Ensuite, je reviens la voir pour l’aider à se déshabiller et faire une petite toilette intime. Je change sa protection et l’aide à se mettre en tenue pour la nuit. Tout au long de ces différentes étapes, elle a le visage un peu crispé et se plaint de dorsalgies. Ce n’est pas anormal dans la mesure où ses douleurs sont connues.

Une fois tout cela fait, je l’accompagne jusqu’à son lit en lui tenant la main pour la sécuriser. Je l’aide à s’asseoir au bord du lit ; je sens qu’elle serre ma main plus fort et ferme les yeux. Alors que je commence à l’aider à s’allonger, elle se plaint en criant qu’elle a mal au dos. Comme je l’ai déjà aidé plusieurs fois à se coucher, je vois une différence dans sa façon d’exprimer sa douleur alors je lui demande si elle a plus mal que d’habitude et elle me répond que oui. Je finis de l’installer et lui explique que je vais voir avec l’infirmière ce qu’on peut faire pour soulager sa douleur.

En allant voir l’infirmière, je m’attend à ce qu’elle me conseille de donner à Mme C. l’oxycodone qu’elle reçoit en si besoin. Or, lorsque je lui ai expliqué que Mme C. ressent des douleurs plus intenses que d’habitude, elle me dit de lui mettre la ceinture lombaire qui se trouvait dans sa commode. Je suis donc retournée dans la chambre de Mme C., lui explique que je vais lui mettre sa ceinture lombaire et elle accepte. Comme Mme C. est déjà couchée, l’infirmière me rejoint dans la chambre pour m’aider à lui mettre la ceinture. Une fois que la ceinture est mise, l'infirmière lui demande si elle se sent soulagée et Mme C. répond que oui. On a ensuite fini de l’installer pour la nuit en lui mettant sa ceinture de contention pour éviter qu’elle glisse dans le lit. On prépare également un verre d’eau sur sa table et on lui relève la tête pour qu’elle puisse regarder la télé avant de dormir. Je termine mon soin en fermant les volets, puis je quitte la chambre.

Pour finir, je note sur le logiciel que j’ai fait une évaluation de la douleur à Mme C. avec Échelle Verbale Simple (EVS) et donc qu’elle avait des douleurs intenses (3) lors de la mobilisation au niveau du dos. Je fais également une transmission ciblée pour expliquer la situation et prévenir les autres soignants que Mme C. porte sa ceinture lombaire.

Dans cette situation, j’ai remarqué que Mme C. présentait des signes de douleurs (i.e., visage crispé, plaintes, crispations, agrippement, yeux fermés, ...). Je ne me suis pas vraiment inquiétée au début dans la mesure où c’était fréquent chez elle. Mais lorsqu’elle a exprimé des douleurs différentes de d’habitude, je n’ai pas vraiment su comment agir et j’ai préféré consulter l’infirmière. Pourquoi Mme C. a-t-elle ressenti des douleurs plus intenses ? Est-ce dû à des mauvaises mobilisations de ma part ? Comment

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