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Cas pratique: droit commercial.

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Par   •  15 Mars 2015  •  535 Mots (3 Pages)  •  988 Vues

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CAS PRATIQUE DROIT COMMERCIAL

1) Le conjoint d'une commerçante est-il réputé commerçant dès lors qu'il signe parfois des effets de commerce , ainsi quel sera le tribunal competent pour juger en lespece ?

Selon l'article L121-1 du code de commerce , " Sont commerçants ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle. " Pour pouvoir être réputé commerçant, il faut deux conditions : il faut exercer une activité commerciale telle que les actes de commerce et il faut que cette profession soit habituelle .

De plus l'article L121-3 du code de commerce dispose que " le conjoint d'un commerçant n'est réputé lui-même ne commerçant que s'il exerce une activité commerciale séparée de celle de son époux." il existe ici une présemption simple de non-commercialité de l'époux, qui pourra prouver le contraire si celui-ci exerce habituellement des actes de commerce. Cela a été confirmé par un arrêt de la Chambre commercial du 15 octobre 1991, " le conjoint d'un époux commerçant est réputé commerçant s'il exerce des actes de commerce à titre habituel ". Le critère décisif est de savoir qui a fait à titre habituel des actes de commerce .

Ainsi L'article 721-3 du code de commerce dispos que " les tribunaux de commerce connaissent des contestations relatives aux engagements entre commerçants, entre établissements de crédit, entre sociétés de financement ou entre eux ; de celles relatives aux sociétés commerciales, De celles relatives aux actes de commerce entre toute personne." Il peut arriver qu'un litige oppose un commerçant et un non commerçant, dans cette hypothèse, la partie non commerçante dispose d'une option c'est-à-dire qu'elle peut choisir de poursuivre le commerçant soit devant le tribunal de commerce soit devant les juridictions civiles.

En l'espece l'époux de la conjointe commerçante, n'étant pas inscrit au registre du commerce et ne pratiquant pas d'activité commerciale habituelle, c'est son épouse qui était chargée d'expédier les affaires courantes, ce dernier signait des effets de commerce quelquefois alors celui-ci ne peut être réputé commerçant. Par conséquent Mr Ringo creancier peut intenter son action en justice devant le tribunal de commerce ou devant les juridictions civiles contre Mr john débiteur car le créancier non commerçant dispose d'une option pour poursuivre ce dernier .

2) Les propriétaires récoltants leur propre production afin de la revendre sont-ils réputés commerçants ?

L'article 638 du code de commerce dispose que " ne seront point de la compétence des tribunaux de commerce les actions intentées contre un propriétaire, cultivateur ou vigneron, pour vente de denrées provenant de son cru, les actions intentées contre un commerçant, pour paiement de denrées et marchandises achetées pour son usage particulier." Le fait de produire un bien pour le revendre ne constitue pas d'acte de commerce . Depuis le célèbre arrêt Hospices de Beaune de 1976 " la vente de vin produit par les hospices n'est pas un acte de commerce". Les actes de revente sont en réalité des accessoires au principal qui est l'activité civile du producteur.

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