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Notre Dame de Paris de Victor Hugo (chapitre 6, "La cruche cassée")

Dissertation : Notre Dame de Paris de Victor Hugo (chapitre 6, "La cruche cassée"). Recherche parmi 233 000+ dissertations

Par   •  11 Janvier 2020  •  Dissertation  •  993 Mots (4 Pages)  •  32 Vues

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En 1832, le célèbre écrivain Victor Hugo publie l’un de ses plus fameux ouvrages,  Notre Dame de Paris . Dans ce livre, l’auteur décrit un quartier très dangereux de la capitale : la Cour des Miracles. Cette description haute en couleurs est présentée dans le chapitre 6 « la cruche cassée »dans lequel la Cour des Miracles est dépeinte comme une véritable ville dans la ville par le poète Pierre Gringoire après avoir suivi Esméralda.

Nous verrons en quoi la Cour des Miracles constitue ici un personnage à elle seule. Le lieu est tout d’abord décrit comme un monde inquiétant, et enfin un théâtre à ciel ouvert.

I la cour des miracles : un monde inquiétant

1 un cloaque dans la ville

Le lecteur pénètre avec Gringoire dans la Cour des miracles rendue cloaque par le biais d’une description riche et allégorique où plusieurs champs lexicaux vont se succéder. Au début, de nombreux éléments relèvent du champ lexical de la laideur et de la monstruosité (lignes 4 à 10) : « hideuse verrue », « égout », « croupir », « vices », « monstrueuse », « vauriens ». Les personnages qui habitent la cour sont décrits comme la lie de la société. Le lecteur est comme sonné par ce premier paragraphe qui n’est constitué que de deux phrases s’étendant sur quatorze lignes. En effet, la deuxième phrase n’est rythmée que par des virgules et des points-virgules. L’énumération ne semble jamais finir et aller jusqu’à la nausée. Hugo utilise cette ponctuation pour renforcer un effet de trop- plein. La Cour des Miracles est un égout à ciel ouvert qui draine ce que la société engendre de pire puisque c’est l’endroit où se rassemblent les brigands, voleurs et vauriens de Paris.

Au début du texte la focalisation est externe. En effet, le narrateur semble omniscient car Gringoire ne pourrait deviner que les brigands sont « espagnols, italiens, allemands » ou « juifs, chrétiens, mahométans » du fait qu’il n’est jamais venu sur cette place.

 

2 un univers infernal

Dans le second paragraphe, la focalisation devient interne et le lecteur voit la scène a travers Gringoire en tant que personnage principal : « On entendait des rires aigus, des vagissements d’enfants, des voix de femmes » (ligne 15). Nous nous identifions ainsi plus intimement au personnage de Gringoire grâce à sa perception sensorielle de la scène.

Hugo ne se contente pas de représenter la cour des miracles comme un cloaque mais il la décrit clairement comme un univers infernal au sens propre, c’est-à-dire qui vient des Enfers. En effet, le lecteur retrouve un champ lexical lié au démoniaque et à la sorcellerie. Par exemple, « le cercle magique » de la ligne 2 revoie clairement au cercle des sorcières ou cercle de danse des fées. Cet élément prend toute sa dimension si l’on pense que le roman se situe au Moyen-Âge, période à laquelle la société très pieuse craint le surnaturel et la sorcellerie. Victor Hugo fait aussi référence au « pandémonium », capitale de l’Enfer et lieu de réunion de tous les démons à la ligne 19. Il compare alors la cour des miracles aux Enfers. Cette impression est renforcée par les feux allumés ça et là : « des feux autour desquels fourmillaient des groupes étranges. »

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