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Peine de mort

Étude de cas : Peine de mort. Recherche parmi 265 000+ dissertations

Par   •  15 Mai 2013  •  Étude de cas  •  956 Mots (4 Pages)  •  391 Vues

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Plus de la moitié des pays du monde, soit 112, ont choisi d’abolir la peine de mort. Cette sanction définitive a été abolie par la plupart des pays dits ‘’démocratiques’’ dont la France en 1981, et de plus en plus de pays dits ‘’ non-démocratiques’’ l’abandonnent également.

Que faut-il penser de la peine de la peine capitale ? Est-ce la solution de condamner à mort quelqu’un ayant commis un crime, aussi odieux soit-il ? Les ‘’Pour’’ et les ‘’Contre’’ défendent fermement leur avis. Pour comprendre pourquoi cette sanction est tant défendue mais aussi tant contesté, nous énoncerons d’abord les arguments des partisans puis ceux des personnes contre.

La peine de mort est exercée depuis plusieurs millénaires. Lorsqu’une personne a commis un crime envers la société, cette sanction a souvent été appliquée. Aujourd’hui elle est encore présente dans 80 pays. Le débat revient aussi régulièrement dans un pays comme la France où la peine de mort a été abolie en 1981 à l’occasion surtout de crimes particulièrement odieux comme les meurtres après viol. Deux arguments essentiels sont évoqués par les défenseurs de la peine capitale : la nécessité de la vengeance et du châtiment, le problème de la récidive.

Tout d’abord, les non abolitionnistes considèrent la peine de mort comme le châtiment. Pour eux, il s’agit du meilleur moyen pour « rendre justice » : toute personne qui a tué doit être tué. Cela établit une relation simple : l’homme qui a ôté volontairement la vie de quelqu’un doit être exécuté. La vengeance serait ainsi accomplie. Que ressentent la famille et les proches de la victime ? Que réclament-ils ? La mort de l’assassin évidemment ! Certes l’exécution ne fait pas revenir la victime, mais d’une part au moins la famille est apaisée et d’autre part elle évite que l’assassin frappe à nouveau. L’argument de la condamnation par erreur n’est pas pour les partisans : un condamné à mort par erreur ne serait pas pire qu’un criminel en liberté. La question de la condamnation des innocents n’est alors pas celle de la peine de mort mais celle de la faillibilité de la justice. Ensuite, les défenseurs de la peine capitale avancent le fait que cette sanction définitive est dissuasive et préventive. Avant 1933 en France, les exécutions se faisaient en public et n’importe qui pouvait y assister mais bien sûr, personne ne souhaitait se trouver sous la guillotine à la place du condamné !. La peine de mort aurait non seulement un effet dissuasif mais aussi un effet préventif. Lorsqu’un criminel est exécuté, il est certain qu’il ne pourra pas récidiver. Mieux vaudrait également une erreur judiciaire qui entraine la condamnation d’un suspect, que la mort de nouvelles victimes qui n’auront pas eu droit à la défense. Il y aura toujours plus de victimes de récidivistes libérés que de condamnés à mort par erreur. Avec la peine capitale, cette probabilité de récidive n’existe pas. Certes on peut comprendre les arguments des partisans de la peine de mort devant l’horreur de crimes tels que les attentats ou un assassinat après un viol mais pourtant, peut-on vraiment leur donner raison sans plus de réflexion ?

Tout d’abord, au nom du droit à la vie tuer est mal. La peine de mort est donc mauvaise. Victor Hugo, qui dénonçait fortement ce système au XIXe siècle, disait

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