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Peut-on aimer le travail ?

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Par   •  16 Septembre 2021  •  Dissertation  •  1 914 Mots (8 Pages)  •  17 Vues

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Peut-on aimer le travail ?

        Dans le tableau d'Adolph Von Menzel, le travail nous montre un certain rythme de vie, des contraintes ainsi que de nombreux efforts physiques. Nous pouvons déduire que le travail est une corvée.

        Peut-on alors aimer le travail ?

        Ainsi par « Peut » du verbe « pouvoir » nous pouvons distinguer la possibilité, la capacité et la faculté. Nous pouvons nous questionner sur le droit d'avoir l'autorisation de faire quelque chose. Il nous indique également l’éventualité et la probabilité.

« Aimer » définit le plaisir, il nous apporte pour la plupart quelque chose de bénéfique. C'est un sentiment intérieur qui peut nous inciter à faire une activité de bon cœur, ce qui nous amène par la suite à une certaine addiction. Aimer a pour contraires détester ou bien haïr.

Le « travail » est l’ensemble des activités physiques ou intellectuelles par lesquelles l'être-humain modifie ce qui l’entoure ainsi que lui-même. De son latin Tripalium signifiant instruments ou outils de torture composé de trois barres de bois. Le travail induit l'idée d'effort, de contrainte et de souffrance. Il est plus généralement considéré comme une activité professionnelle, régulière et rémunérée.

        Comment expliquer cet amour pour le travail malgré sa définition négative ? Le travail est-il l'activité principale qui produit des biens et des services contre une rémunération ? Alors peut-on réellement aimer le travail ou au contraire le détester ?

        Pour débuter cette étude, nous montrerons que le travail est une contrainte qui peut nous faire souffrir. Dans un second paragraphe, nous mettrons en évidence que le travail à la possibilité d'être apprécié de tous. Enfin, nous terminerons notre propos en révélant que la souffrance n'est pas toujours négative, elle peut conduire à un accomplissement plus grand qui nous amène par la suite au bonheur.

        Le travail a évolué au cours de l'histoire de la vie, mais peut-être défini comme une contrainte.

Dans le mythe de Prométhée, Épiméthée oublie de donner aux Hommes la capacité de survivre. L'homme doit alors travailler, maîtriser des techniques, se réinventer pour survivre, au contraire des espèces animales.

Il est ce par quoi l’homme se sépare de la nature et se crée lui-même. L'abeille utilise son corps dans le cadre de son activité, elle butine, et ramène sa récolte à la ruche, à la différence de l’agriculteur utilise une bêche pour tracer un sillon dans son champ pour semer sa future moisson. Cet instrument est un outil. Il s’interpose entre le travailleur et la matière qu’il exploite.

Travailler, c’est imposer des formes nouvelles à un produit déjà existant. C’est aussi fabriquer les moyens de cette transformation.

Le fait de travailler n'est pas forcément un choix. « Il faut » travailler afin de gagner un salaire pour vivre.

Les Hommes appartiennent en effet à un système particulier appelé  « société ». Dans celle-ci, ils doivent vivre en communauté et suivre des règles. Il faut respecter les horaires, la hiérarchie, la réalité économique, il s'agit d'obéir.

Pourquoi ne pas considérer le travail comme une unique contrainte comme nous l'explique son étymologie. Cette activité est désignée comme une souffrance, une torture. Il s’agit en effet d’une action qui est imposée à l’Homme par des personnes qui lui sont supérieures. Un cercle vicieux est alors créé et fait du travail une nécessité pour accéder à ses propres désirs.

Prendre plaisir à travailler correspondrait à du bonheur, mais un « vrai travail » doit être lié à un effort et donc mener à la souffrance physique ou bien morale.

Paul Larfargue souligne cela dans Le droit à la paresse. Dieu punit Adam et Ève lorsqu'il apprend que ces deux commettent le pêché originel. Ils devront travailler dans la douleur pour survivre. Il associe le travail à la douleur et l'effort. Lafargue demande par la suite aux travailleurs chrétiens de ne pas aimer le travail car il le perçoit comme une punition. Ici, le travail est un châtiment divin, imposé par Dieu aux hommes pour les punir de leur désobéissance.

Dans Les temps modernes de Charlie Chaplin, le travail n'est pas libérateur. Charlot, un ouvrier à la chaîne dans une usine, devient littéralement fou à force de répéter les mêmes gestes mécaniques. Il devient un objet, il subit ce qu'il fait. Les ouvriers ne sont plus considérés comme des hommes mais uniquement comme une force de travail utilisée par la société pour produire des richesses.

Par conséquent, nous pouvons penser que le travail est pour l'homme un moyen de gagner sa liberté mais de toute évidence, il nous en prive. Celui-ci devient tellement essentiel, qu’il est l’auteur de notre aliénation. La travail est considéré par certains comme une forme d'esclavage. En effet, ce dernier rythme notre vie et amène d'importantes contraintes comme le strict respect des horaires, la répétitions des taches et l’obéissance à ses supérieurs.

        Nous pouvons ainsi voir en quel sens l'homme peut ne rien gagner ou bien tout perdre à travailler. Il a cette obligation s'il veut exister et trouver sa place dans notre société. Cependant, nous ne devons pas oublier que le travail reste la première chose qui permet à l'homme de se développer et se sociabiliser.

        Certains points positifs permettent d'apprécier ce que nous faisons dans le travail. Il nous permet d'être indépendant financièrement. Il existe d'autres facteurs pouvant nous donner la satisfaction de travailler.

Celui qui travaille peut être épanouit, se sentir bien et être passionné, si le résultat de son travail lui appartient et s'il se sent libre.

En effet, le travail est pour certain un moyen libérateur, de dépassement de soi et d'apprentissage. Bon nombre de carrières professionnelles permettent de bonifier l'homme dans son instruction et l'inscrit positivement dans la culture, lui permettant alors de se distinguer de l'animal. C'est par les connaissances qu'il progresse, que ses facultés se développent, et que toute l'humanité s'améliore.

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