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Peut-on Aimer Le Travail

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Par   •  22 Avril 2013  •  2 750 Mots (11 Pages)  •  2 441 Vues

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DISSERTATION DE PHILOSOPHIE : PEUT-ON AIMER LE TRAVAIL ?

De l’Antiquité jusqu’au XVIIe siècle, le travail est perçu comme une contrainte, quelque chose d’honteux, qui est réservé aux hommes de basse condition. Apparaît alors le temps de la servitude, pour les Grecs et les Romains. Le travail est méprisé. Puis, à partir du XVIIe siècle, on assiste à une valorisation du travail, notamment avec la découverte du contrôle de la nature qui suscite l’enthousiasme. Mais au XIXe siècle à lieu la naissance de la société industrielle, qui fait retomber l’optimisme général. Elle a pour seul mot d’ordre le rendement, et vire à l’exploitation des travailleurs. Retracer ces trois périodes de l’Histoire, et voir comment était perçu le travail, nous invite alors à nous demander s’il suscitait le moindre plaisir.

Par conséquent, nous pouvons alors de façon générale, nous poser la question suivante : Peut-on aimer le travail ? Nous tenterons de répondre à cette problématique, en tenant compte du plan suivant. Dans un premier temps, nous nous interrogerons sur ce qui nous pousse à trouver le travail détestable et nuisant pour l’homme, excluant toute forme d’amour. Puis dans une deuxième partie, nous aborderons les attraits bénéfiques du travail, qui nous pousse à l’aimer.

Premièrement, il est nécessaire de définir les termes jugés importants de la problématique. Ainsi, par « peut » du verbe « pouvoir » on distincte généralement cinq sens. Le premier, être capable de, avoir la faculté, la possibilité de. Mais aussi le droit, avoir l’autorisation de. Ce verbe indique également l’éventualité, la probabilité (« il peut pleuvoir demain »,…). Mais « le pouvoir » reflète aussi une autorité, le gouvernement d’un pays. Et enfin la fonction de l’Etat correspondant à un domaine distinct (pouvoir d’achat, pouvoir exécutif,…). Nous retiendrons alors instinctivement le premier sens du mot. Quant au verbe « aimer », on y perçoit environ quatre sens. On aime quand on éprouve une profonde affection, un attachement très vif pour quelqu’un. Mais aussi éprouver de l’amour fondé à la fois sur la tendresse et l’attirance physique, être amoureux de. « Aimer » veut aussi dire avoir un penchant, du goût, de l’intérêt pour (« aimer la danse, aimer lire »,…). Enfin, on comprend par là, se développer, croître particulièrement bien dans tel lieu, tel environnement (« Cette plante aime la lumière, elle s’y plaît », …). On retiendra les deux derniers sens tu terme. Pour finir, le terme « travail » tenant une place d’autant plus importante, qu’il est le thème de cette dissertation. Du verbe « travailler », on n’en évoque pas moins de sept sens en général. Il signifie l’activité de l’homme appliquée à la production, à la création, à l’entretien de quelque chose. (« Travail manuel »,..). Mais le « travail » suscite aussi toute activité considérée comme une charge. C’est également la technique permettant de travailler une matière, d’utiliser un outil ou un instrument. Mais encore l’action progressive, continue, produite par un élément ou un phénomène naturel. Le « travail » plus généralement, est l’activité professionnelle, régulière et rémunérée. Cela va de paire avec l’exercice d’une activité professionnelle, le lieu où elle s’exerce. Mais quand on parle par exemple « du monde du travail » on distincte ici l’ensemble des travailleurs qui participent à la vie économique d’un pays. Pour le terme « travail », nous retiendrons donc le premier sens du mot, puis les trois derniers. Nous avons maintenant étudié en détail dans un premier paragraphe les éléments importants de la question. Nous allons donc nous attarder sur ce que nous trouvons de contraignant et de nuisant pour l’homme dans le travail ; qui l’incite à refuser toute affection pour celui-ci.

A l’origine, le mot travail vient du latin tripaliere qui signifie torturer avec un trepalium (un instrument de torture à trois pointes). Ainsi, la notion de travail part en réalité de l’idée de torture. De nos jours encore, on retrouve dans notre langage des mots et expressions qui tentent à conserver l’idée de torture du travail ; avec par exemple « ça me travaille », « le travail d’une femme enceinte », ou même « la salle de travail » pour désigner la salle d’accouchement ; ou pour finir avec un dernier exemple, «travailler un cheval » lorsqu’on le force, qu’on le dresse. Le travail est considéré comme une condamnation ou comme une punition. On peut remonter jusqu’au Mythe d’Adam et Eve dans la Genèse, qui illustre bien le travail comme une punition ; puisque Adam et Eve ayant désobéis à Dieu, celui-ci les condamne à travailler et à développer des techniques pour survivre. On peut citer la phrase prononcée par Dieu qui insiste sur le fait que le travail est considéré comme une torture ; « C’est à la sueur de ton visage, que tu mangeras du pain. » Le travail tend alors plus à rabaisser et asservir l’homme qu’autre chose. Un autre exemple nous le rappelle amplement. Le travail devait alors être accompli par des esclaves, ces hommes à qui l’ont accordait le strict minimum, surtout en terme de dignité humaine. Aristote le montre d’ailleurs dans la Politique où il approuve le fait que le travail est une réelle soumission à la nécessité, et qu’ainsi des esclaves sont nécessaires à la communauté pour permettre aux citoyens libres de se consacrer aux besoins et aux affaires de leur ville. D’autre part, le travail rejoint l’idée d’ « aliénation ». Au sens philosophique, on comprend ce terme par le processus non conscient par lequel un individu est dépossédé de sa propre existence, et soumit à une personne ou un système qui le dépasse. On a pour parfait exemple, le travail à la chaîne ; tenant des révolutions du taylorisme et du fordisme. Les ouvriers, déchouent alors de toutes réflexion et de toutes capacités, exécutent plusieurs mêmes actions à la suite, de manière mécanique ; dans le but de produire toujours plus, plus rapidement. C’est un thème d’ailleurs adapté au cinéma. En effet, le film de Charlie Chaplin « Les Temps Modernes », illustre ce travail à la chaine dans une usine. Il date de 1936, diffusé en noir et blanc, et volontairement quasi muet, où les seuls bruits seront entre autre ceux de l’usine (on entendra également la voix du patron et de ses bras droits ; insistant ainsi sur le pouvoir du dirigeant ; et sur le fait que le reste des ouvriers n’ont plus de place directe dans la société, dépossédés de leur propre existence ;

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