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"Le droit à la paresse" de Paul Lafargue

Commentaire de texte : "Le droit à la paresse" de Paul Lafargue. Recherche parmi 274 000+ dissertations

Par   •  24 Mars 2022  •  Commentaire de texte  •  1 529 Mots (7 Pages)  •  116 Vues

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PHILO étude de texte sur Le droit à la paresse de Paul LAFARGUE

Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l'amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu'à l'épuisement des forces vitales de l'individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail. Hommes aveugles et bornés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu ; hommes faibles et méprisables, ils ont voulu réhabiliter ce que leur Dieu avait maudit. Moi, qui ne professe d'être chrétien, économe et moral, j'en appelle de leur jugement à celui de leur Dieu ; des prédications de leur morale religieuse, économique, libre penseuse, aux épouvantables conséquences du travail dans la société capitaliste.

Ô misérable avortement des principes révolutionnaires de la bourgeoisie ! ô lugubre présent de son dieu Progrès ! Les philanthropes acclament bienfaiteurs de l'humanité ceux qui, pour s'enrichir en fainéantant, donnent du travail aux pauvres ; mieux vaudrait semer la peste, empoisonner les sources que d'ériger une fabrique au milieu d'une population rustique. Introduisez le travail de fabrique, et adieu joie, santé, liberté ; adieu tout ce qui fait la vie belle et digne d'être vécue.

Lafargue avance d’abord qu’une étrange folie possède les classes ouvrières. Une définition philosophique classique de l’être humain fait de lui « un animal doué de raison ». Cela veut-il signifier que celui qu’on qualifie de fou, dont on dit qu’il a “perdu la raison”, n’est pas ou n’est plus un homme, ou n’est qu’un homme imparfait ? Il semble plutôt que la folie est une caractéristique habituelle de l’être humain. Qui peut dire en effet qu’il est doté d’une raison saine, d’un esprit totalement équilibré ? Or, si l’on veut bien admettre qu’il existe plusieurs types et niveaux de folie, il sera difficile d’établir une limite précise entre la folie et la parfaite santé mentale, que personne ne possède. La conséquence serait alors que tous les hommes sont fous, ou alors qu’ils le sont plus ou moins et de différentes manières, de différents niveaux. Ensuite l’auteur parle de « misères », la misère qui est de définition un état extrême de pauvreté, et de privation des ressources nécessaires à la vie, ou encore la misère peut être l’état de celui qui inspire la pitié, mais elle peut aussi être l’expression de la faiblesse et de l’impuissance de l’Homme. Sous-entend-il que la folie des ouvriers les mène à la pauvreté physique ou morale ? Mais dans la phrase suivante il définie ce qu’est la folie dont il parle et il la qualifie même de « passion » qui représente un amour intense du travail en l’occurrence et ensuite il parle « d’épuisement des forces vitales » ce qui revient plutôt à notre définition de la misère. Dans la même phrase il cite l’individu et sa progéniture, il sous-entend peut-être la progéniture du côté financier car l’ouvrier ne gagne pas bien sa vie et donc la progéniture ne pourra pas pleinement jouir des richesse de l’individu, ou alors essaye-t-il de parler de la progéniture au niveau physique et qu’elle ne peut déjà peut être pas pleinement profiter de la vie d’enfant qu’elle devrait avoir, ne pas pouvoir manger à sa faim, aller à l’école, etc… Ensuite il parle de sacro-sanctification qui signifie rendre le travail comme un acte saint, le qualifier d’acte religieux, donc si l’ouvrier est religieux, ce qui est fortement probable dans l’époque ou l’écrivain rédige son texte, car plus tôt dans le temps, les individus était une proportion beaucoup plus élevée de saints au cœur d’un pays quelconque, qu’aujourd’hui, il pense donc bien faire et agir pour l’église, donc pour son dieu.

        Maintenant, Lafargue cite d’abord les « Hommes aveugles et bornés », donc l’Homme qui ne voit pas et dont les capacités intellectuelle sont limitées, il dit que ces hommes sont comme cela car ils ont « voulu être plus sages que leur Dieu ». Mais en quoi être plus sage que son Dieu veut dire qu’on est aveugle ou bornés, ou les deux ? Dieu en définition, est un être suprême, que nul ne peut dépasser. Il est donc plus sage que les Hommes, il ne faut pas essayer d’être plus sage que lui, ou alors il faut donc être aveugle et borné. Pour ne pas voir sa puissance divine et ne pas la comprendre. Lafargue fait une louange à Dieu en disant cela et il continu même en disant « Hommes faibles et méprisables » donc ici l’Homme qui manque de vigueur, de force physique et qui est indigne d’attention ». Il dit cela parce que ces Hommes-là ont voulu « réhabiliter ce que leur Dieu avait maudit ». Si Dieu, d’après la définition donnée précédemment, maudit quelque chose, ne vaut-il mieux pas écouter ce qu’il dit et donc ne pas le « réhabiliter » ? Ou vaut-il mieux être libre, comme il transmet le message dans tous les récits portant sur lui tel que la Torah, le Coran ou encore la Bible ? Lafargue sous-entend que le travail est une malédiction divine, mais pourquoi pense-t-il cela ? Dieu veut que tous les Hommes soient libres et quand on pense à liberté on pense immédiatement : faire ce que l’on veut. Mais le travail est donc alors complétement le contraire de la liberté. L’Homme, comme l’animal, doit se tourner vers la nature pour y trouver sa nourriture qui est un besoin vitale, l’Homme doit donc passer une grande partie de son temps pour combler ce besoin et comme on dit : « Nous devons travailler pour vivre ». Pourtant si le travail ne servait qu’à satisfaire nos besoins, nous pourrions hâtivement arrêter de travailler, et en finir à ne rien faire. Mais que voulons-nous dire quand nous disons que ce que nous voulons est, ne rien faire ? Ne rien faire c’est le fait de réduire le poids soumis au travail ; On parle là d’un début de repos. Cela veut dire, en d’autres termes, cesser de travailler. Mais est-ce que cela veut dire arrêter d’être actif ? Non, car ne rien faire, c'est pouvoir faire des activités "gratuites". Ces dernières peuvent être de deux formes : soit elle n'a pas d'autre but que de nous détendre, et de ce fait elle sera de manière large, le "jeu" ; soit cette activité ne portera que sur la personne elle-même, c'est-à-dire sa propre transformation, éducation, et elle sera donc le "loisir". (Exemple : la musique, les mathématiques, la philosophie.)  Le travail, le jeu et le loisir sont trois mots qui, se réunirait de la manière suivante : d’un côté le travail et de l’autre le jeu et le loisir. Le travail peut paraître être le contraire de la liberté, pourtant il n’y a que dans le travail que nous pouvons faire cette liberté.

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