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Paul Lafargue, Le droit à la paresse

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Par   •  18 Novembre 2012  •  2 789 Mots (12 Pages)  •  1 021 Vues

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• Paul Lafargue, Le droit à la paresse

Introduction :

A)

Le 19 ème siècle marque le triomphe de la civilisation bourgeoise. Au cours de sont ascension au pouvoir, la bourgeoisie a érigé le travail comme étant une valeur fondamentale : En effet, c’est le travail qui justifie la position sociale qu’occupe un homme, son sens de l’effort, son goût du travail et non plus la naissance. Ayant acquis un certain pouvoir détenant les capitaux, les bourgeois profitent de la révolution industrielle et du besoin de travail de la classe ouvrière pour créer une dynamique économique qui les met à l’abri du besoin au détriment des prolétaires. La bourgeoisie utilise le manque de travail pour pouvoir attirer les ouvriers dans les usines. Cependant, malgré les promesses d’amélioration du niveau de vie et d’indépendance économique, les conséquences sont désastreuses, et marquent le contraste avec la vision bourgeoise du travail. Au 19 ème siècle, la situation sociale est extrêmement dure pour les classes ouvrières. Le travail est considéré comme la norme idéologique pour les classes opprimées. A raison de 12 heures par jour, cette tâche, qui concerne aussi les enfants, entraîne la souffrance et l’usure des ouvriers. a cause de lourde charge de travail, la consommation ouvrière est quasiment nulle; elle comprend uniquement les besoins de bases. La culture et l’école n’existe pas chez les prolétaires. Tout le contraire de la bourgeoisie, qui eux vivent comme des parasites et sont adepte à la surconsommation. Les bourgeois ne sont pas les seuls profiteurs de cette révolution industrielle, il y a aussi les clergés qui ne travaillent pas, ainsi que les nobles.

L’auteur de ce pamphlet est Paul Lafargue. Il est né dans la ville de Santiago, à Cuba, le 15 janvier 1842 . Après avoir suivi des études de médecine à Paris, puis exclu de la faculté pour ses propos déplacés envers la France, Lafargue s’installa à Londres en 1865 . Il devint un socialiste français inspiré notamment par Proudhon mais surtout par Karl Marx, dont il épousera la fille, Laura en 1868. Il s’est battu durant de nombreuses années pour la classe ouvrière, et il fut même emprisonné et exilé à plusieurs reprises pour cela. Engagé politiquement, il fit face à plusieurs échecs aux élections parlementaires. Paul Lafargue et sa femme ne voulaient pas que la vieillesse leur enlève les plaisirs de la vie, c’est pour cela qu’ils ont préféré se donner la mort dans leur maison à Draveil, en région parisienne, dans la nuit du 26 au 27 novembre 1911.

Son livre, “ le droit à la paresse” publié en 1881, est un pamphlet adressé aux bourgeois, aux nobles, à l’Eglise, aux économistes, ainsi qu’aux prolétaires. Son but est de démontrer et de condamner les conditions de travail misérables de la classe ouvrière ainsi que de proposer des solutions pour changer la condition des ouvriers mais aussi de manière plus générale ,de revoir la vision que la société se fait du travail à cette époque.

II. Développement central :

A) Paul Lafargue cherche à démontrer grâce à ce pamphlet que les promesses des bourgeois concernent le travail ne sont pas tenues. En effet, plusieurs problèmes de la plus haute importance touchent la société française à cette époque tels que les dommages sur la santé, les heures excessives de travail, la surproduction, la faim. Tant de soucis que la classe ouvrière a à supporter alors que la bourgeoisie continue de s’enrichir. Lafargue utilise plusieurs méthode afin de prouver ce qu’il avance. Tout d’abord, il s’appuie sur des faits historiques( les révolutions des décénies précédentes en France ). Il compare souvent les systèmes d’autres européens ( Angleterre, Espagne). De plus, il fait recours à plusieurs reprises à l’ironie. Cela lui permet certainement de parler de certains sujets plus ou moins tabous de manière indirecte. Enfin, le moyen le plus efficace afin de marquer les esprits est l’usage de la vérité. Une vérité souvent choquante, qui permet cependant non seulement d’informer mais aussi de susciter des réactions.

Premièrement, il évoque les effets néfastes que le travail a sur l'intellect de la classe ouvrière. Fautes d’école pour les plus jeunes et de temps pour les autres. Les prolétaires n’ont pas la possibilité de s’instruire. Ils restent ainsi condamnés à ce destin misérable qui est, d’après Lafargue; le travail.

• B) Dogme désastreux :

Dans la première partie de son pamphlet, Paul Lafargue résume les diverses conséquences qu’a engendrées la folie du travail chez les Français. Tout d’abord, il se réfère au fait que suite à la révolution industrielle le peuple français a éprouvé un amour fou du travail quitte à en oublier ses propres droits. Il s’adresse à l’Eglise qui prône le travail afin d’absoudre les pêchés, les moralistes qui ne remettent pas en question les défauts de leur société ainsi que les économistes qui font de la publicité pour le travail en usant de l’argument suivant: l’intérêt économique général de la société. Il souhaite que la France se base sur le mépris du travail que l’Espagne ressent. Grâce à cette paresse, il décrit le peuple espagnol comme étant un peuple libre. Il conclut ce chapitre en prenant le travail pour coupable de la misère qui règne dans la classe ouvrière française.

II. Bénédictions du travail :

Dans ce passage, Paul Lafargue évoque plusieurs aspects du travail. En effet, il compare tout d’abord les usines à des prisons dans lesquelles on « incarcère » des ouvriers« condamnés » à ce sort. Puis, il décrit les distances qui séparent souvent les travailleurs de leur lieu de travail.

Il énumère également les différentes conséquences que ce travail acharné que les Français s’efforcent de faire sur la famille. Il est vrai qu’à cause non seulement des conditions de travail mais aussi du nombre d’heures (12 à 13 heures pas jour), hommes, femmes et enfants passent leur temps à s’épuiser à la tâche. Tout ceci entraîne des déformations musculaires, des maladies respiratoires ainsi que bien d’autres problèmes de santé. L’image de la femme belle et soignée a été totalement éradiquée et ce dû à la condition de la femme devenue uniquement, une ouvrière. Concernant les enfants, ceux-ci sont souvent touchés par des problèmes de croissance. Certains médecins, que cite Paul Lafargue comme Villermé,

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