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La conscience de soi est -elle ce qu’il y a de plus connaissable ?

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Par   •  26 Septembre 2021  •  Dissertation  •  1 336 Mots (6 Pages)  •  414 Vues

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La conscience de soi est -elle ce qu’il y a de plus connaissable ?

Introduction :

Dans l’Antiquité, la conscience n’existait pas, seul l’esprit connaissant, avait une valeur. C’est la modernité philosophique qui a donné au sujet une conscience. Généralement on considère que la conscience de soi est le propre de l'homme. Celle-ci institue l'homme comme un sujet, c'est-à-dire comme un être entretenant des rapports particuliers au monde et à lui-même. Pourtant, suffit-il de se donner la représentation de soi-même pour prétendre avoir une vraie connaissance de soi ? Autrement dit se penser, est-ce suffisant pour se connaître ? On pourrait se demander dans un premier ressort si la conscience de soi est nécessairement une connaissance de soi puis dans un deuxième temps si, après tout, la conscience ne pourrait pas atteindre sa propre limite ?

  1. La conscience de soi comme connaissance de son existence

1-La conscience, souveraineté du sujet

La conscience est le propre de l’existence de l’être humain. Généralement pour les hommes, être conscient signifie être éveillé, être éveillé au monde qui nous entoure pour qu’il nous apparaisse tel qui est réellement. Nous, les hommes avons conscience de nos actes, de nos actions, alors le propre de la conscience n’est pas ce qui nous définit finalement ? Dans son sens le plus accompli, la conscience désigne ce qui rend possible le fait de se penser soi même et donc de se contempler intérieurement. « Je pense donc je suis » par cette phrase, Descartes fait de la conscience le fondement de la vérité. En effet, cherchant une vérité certaine sur laquelle fonder la science, Descartes entreprend de douter de tout ce qu’il entreprend. Or ce qui résiste au doute, c’est la certitude de notre existence, garantie para le fait même de penser et d’avoir conscience.

2-La conscience, une caractéristique humaine

Seule l’être humain est capable d’un dédoublement allant même jusqu’à l’introspection. Lui seul peut se contempler en se questionnant sur ce qu’il est, en cherchant à se connaitre en se posant la question : Qui suis-je ? Bien sûr, certains animaux sont capables de se regarder dans un miroir mais la conscience qu’ils ont d’eux même est extérieur ne permettant pas d’avoir un niveau d’identification propre à l’humain.

Kant, philosophe allemand du 18ième siècle, répond à la question : "Qu'est-ce qui définit l’homme et le distingue des autres espèces vivantes ?». Ce qui caractérise l'homme c'est qu'il possède la capacité de dire Je, de se retourner sur lui-même pour se constituer comme une conscience de soi ou un sujet. 

Plus qu'une distinction, cette capacité est un privilège qui "élève l'homme au-dessus des autres créatures". Parce qu'il est un sujet, un Je, l'homme est un être à part dans le monde. C’est ce principe qui nous permet d'organiser nos pensées d'une certaine façon, qui détermine nos rapports particuliers au monde, aux objets extérieurs et à nous-mêmes, mais c'est aussi une valeur qui nous donne une dignité.  

  3-La conscience de soi, un modèle d’objectivité ?

L’être humain va tjr renvoyer une image parfaite de lui-même, être le meilleur dans tous les domaines possibles alors comment peut-on être sur qui est le mieux placé pour se connaitre lui-même ? Ne devrait-il pas au contraire prendre de la distance avec lui-même pour pouvoir prétendre avoir une connaissance objective de lui-même ? Dans son discours de la méthode, Descartes cherche à fonder la science sur les certitudes absolue. Il découvre ainsi l’évidence du sujet conscient de lui-même et des lors, de sa propre existence. La conscience accompagne nos pensées, nous livre notre propre existence et à partir du moment où nous avons conscience, nous avons conscience de nous-même. Je pense et je suis se confondent et feraient des hommes des maitres de leur pensée et de leur connaissance

II. La conscience de soi, une méconnaissance de de soi

 1-La conscience productrice d’illusion

La conscience se révélerait capable de créer chez l’homme certaine illusions. Elle, pourrait être subjective et rendre le sujet humain obscur à lui-même, incapable de se connaitre et se méprenant sur ses propres états. En ce sens, la conscience serait peut-être le résultat de diverses influences. Après tout, la conscience de soi ne suppose pas forcement une connaissance de soi. Être conscient de faire quelque chose n’implique pas nécessairement de savoir pourquoi on le fait.

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