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Devoir 2 économie et droit cned BTS

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Par   •  21 Mars 2017  •  Étude de cas  •  3 183 Mots (13 Pages)  •  2 734 Vues

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Devoir 2 : Economie et droit

Sujet : La croissance de l’Afrique

         La croissance actuelle des nations en développement va radicalement modifier au XXIe siècle l’aspect du monde, qui va connaitre un mouvement de rééquilibrage Nord/Sud de grande ampleur. En effet, dans cet « Essor du Sud », le continent africain est en pleine forme : avec près de 6% de croissance par an en moyenne depuis 2000, il dépasse les tortues européennes et talonne  les dragons asiatiques.

 Mais avant d’aller plus loin, il est important de définir le thème principal du sujet. Pour François Perroux, économiste ayant axé ses travaux sur le développement économique, il définit la croissance comme l’augmentation soutenue pendant une période de longue durée d’un indicateur de production en volume. La notion de croissance se mesure à l'aide du PIB. Le PIB se caractérise par l'ensemble des plus-values réalisées par les entreprises et administrations implantées sur le territoire.

La croissance de l’Afrique se diversifie, ce qui est un élément positif de nature à permettre le passage à un véritable développement économique et social. Mais aussi le moteur principal de la croissance  a été la demande des consommateurs  et la relance de l’investissement après vingt années de stagnation.

Pour cela, nous étudierons tout d’abord, les facteurs de la croissance africaine, puis les raisons  qui poussent les étrangers à s’implanter et l’incidence des investissements directs étrangers (IDE) sur l’économie africaine et enfin, nous montrerons que, malgré une croissance économique, le continent Africain conserve un retard dans le développement.

  1. Les facteurs de la croissance africaine

    La croissance démographique africaine est supérieure à la moyenne mondiale depuis plus de soixante ans. Elle est la plus rapide du monde. Selon les prévisions, un pays comme le Nigéria pourrait avoir plus d’habitants que l’Inde à la fin du XXIe siècle. Dans ce cas,  l’Afrique peut s’appuyer sur sa population qui est sa principale ressource. En 1980,  une nouvelle classe moyenne émerge qui regroupe 111 millions de personnes. En 2010, on constate une nette augmentation de la classe moyenne qui regroupe désormais 313 millions de personnes, soit 1/3 de la  population du continent.  Le défi est double pour l’Afrique : soutenir l’éclosion d’une classe moyenne dont la demande dynamise l’économie, et intégrer les nombreuses jeunes générations dans le processus de développement. Après deux décennies de croissance économique trop faible pour permettre une progression des niveaux de vie, le continent africain a connu au cours des années 2000 une hausse très sensible de leur rythme de croissance.

La population est jeune, dynamique  mais cependant, elle connait souvent des taux de scolarisation et de qualification les plus bas du monde, en particulier en Afrique subsaharienne. D’où la nécessité de développer des infrastructures et des services d’éducation et de santé à la hauteur des besoins des citoyens, et d’assurer leur accès aux ressources élémentaires comme l’eau et l’électricité.

 

Cependant, le continent africain ne devra pas faire l’impasse sur des facteurs générateurs du progrès technique et de la croissance en réalisant des investissements.

Le climat d’investissement de l’Afrique  s’est amélioré  au cours  des années 2000 et plus précisément l’investissement en capital humain, par l’amélioration de la qualification, l’instauration d’un cadre réglementaire et d’un environnement  économique transpirant. En effet, la qualité de la main d’œuvre est un facteur important. Pour assurer de nouveaux investissements dans le processus de production à grande échelle et à forte utilisation de main d’œuvre, les pays doivent s’assurer que leur main d’œuvre correspond aux demandes des entreprises exportatrices dans un monde globalisé.

Nombreux sont les changements qui ont eu un fort impact sur la croissance africaine. Il s’agit notamment de l’amélioration du climat politique et de la situation en matière de sécurité,  qui a joué un rôle majeur  dans l’essor économique du continent. Le nombre de conflits a diminué depuis l’an 2000 et la stabilité politique ainsi que la gouvernance démocratique se sont améliorées dans de nombreux pays.

L’amélioration de la situation macroéconomique et du climat des affaires a également joué un rôle majeur. On peut citer en exemple la réduction de la dette extérieure. En effet, dans les années 1990, de nombreux pays africains étaient paralysés par la dette. Depuis les années 2000, la dette extérieure a chuté consécutivement à une série d’initiatives visant à réduire l’endettement. L’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) de 1996 et l’initiative d’Allégement  de la Dette multilatérale (IADM) de 2005 ont instauré des annulations de dettes dans 30 pays africains à hauteur de 100 milliards de  dollars.


  1. Les raisons de l’implantation des investisseurs étrangers et l’indice dans la croissance africaine

Selon l’OCDE, l’Investissement direct à l’étranger est une activité par laquelle un investisseur résidant dans un pays obtient un intérêt durable et une influence significative dans la gestion d’une entreprise résidant dans un autre pays. On parle d’IDE lorsque l’investisseur participe à 10 % capital.

La forte croissance de la demande de consommateurs fait rêver les investisseurs qui s’orientent vers un nouveau marché africain. En effet, les opérateurs de mobiles des pays développés peinent fortement sur leurs marchés intérieurs, qui frôlent un taux d’équipement de 100%. Souhaitant conquérir de nouveaux marchés, ils ont les yeux rivés vers l’Afrique. La croissance du secteur des télécommunications a un impact notable sur l’économie dans son ensemble. L’utilisation de téléphones mobiles connait une croissance fulgurante depuis l’an 2000, sur un continent traditionnellement peu connecté par des lignes terrestres. En effet, avant 2000, l’Afrique avait moins de portables que la seule ville de Tokyo. En 2013, avec 650 millions de portables, elle a devancé les États-Unis.

 L’opportunité de marché pour les opérateurs y est grande dans un continent où l’on recense des pays encore peu équipés comme la République démocratique du Congo, ou encore dans les pays très peuplés comme le Nigéria qui peut devenir de futurs consommateurs. Cette industrie du mobile qui suscite tant de convoitise est aussi un puissant levier pour la croissance africaine.

Le PIB de l’Afrique est dominé par les services de 45%. En effet, le secteur des services connait la croissance la plus élevée dans la plupart des économies africaines, générant à lui seul deux tiers de la croissance du PIB par habitant en Afrique subsaharienne 1995 à 2011.

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