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Adm 1015 tn3

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Par   •  29 Juillet 2015  •  TD  •  3 832 Mots (16 Pages)  •  2 029 Vues

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Première partie

PORTRAIT DESCRIPTIF

Selon l’institut de la statistique du Québec, 1 381 400 travailleurs salariées québécois sont couvert par une convention collective en 2013. 92% d’entre eux sont syndiqués. Le taux de présence syndicale de 39,5% (chez les femmes, le taux est de 39,4% tandis qu’il est de 39,7% chez les hommes) est beaucoup plus élevé que chez le reste des Canadiens qui s’établit à 29,8%. Le taux de couverture syndicale (salariés couvert par une convention collective) est de 39,5% tandis que les pourcentage de syndicalisation est de 36,3%.

Selon l’Institut de statistiques du Québec, le taux de présence syndicale augmente avec la taille de l’établissement. On retrouve un taux de couverture syndicale de 19,4% dans organisations employant 20 employés et moins tandis que chez les organisations employant entre 20 et 99 employés affichent un taux de 37,5%. Les établissements intermédiaires dotés de 100 à 500 travailleurs quand à elles, affichent un taux de 53% trandis que celui des organisation de plus de 500 employés s’affiche à 67% soit trois fois et demi plus élevés que les très petits établissements (moins de 20 employés). Ces chiffres viennent donc appuyer les postulats de l’Institut de statistiques du Québec.

Selon un document datant de février 2014 sur la présence syndicale au Québec en 2013 publiée par la direction de l’information sur le travail, c’est le secteur d’activités économique secondaire qui affiche le plus haut taux de présence syndicale avec 42,5% donc 282 600 employés. Ils représentent 19,2% des travailleurs québécois. Les secteurs primaire affiche un taux de présence syndicale de 33,1% (8 900 employés). Celui du secteur tertiaire s’établit à 39,2% (tertiaire privé 19,8% et tertiaire public 82%) et donc 1 087 100 employés couverts par un syndicat[1]. Ces secteurs accaparent quant à eux 0,8% (secteur primaire) et 80% (secteur tertiaire) de l’emploi au Québec (selon des données provenant de Statistique Canada totalisant 1 378 600 travailleurs).

Le portrait des acteurs principaux de la présence syndicale au Québec, selon leurs site web respectifs :

FTQ, 600 000 membres[2]

CSN 300 000 membres[3]

CSQ 200 000 membres[4]

CSD 60 000 membres[5]

La FTQ est donc la centrale qui représente la plus grande partie des travailleurs syndiqués avec prêt de 44% de ces derniers.

Bien que nous avions pu remarquer une dynamique des relations patronales-syndicales dans les milieux de travail québécois très positive dans la dernière décénie, l’année 2013 est marqué par une importante augmentation des conflits de travail. Il y a non seulement plus de conflits mais ils durent plus de trois fois plus longtemps. Le nombre de travailleurs touchés est aussi passé de 9 070 en 2012 à 179 229 en 2013.  Un total de 84 conflits de travail faisaient rage dont 76 déclanchés en cours d’année pour un total de 1790229 travailleurs touchés. 71 conflits sévissaient dans le secteur privé et 13 dans le secteur public. L a durée moyenne en jours civil était de 173 (122 en jours ouvrables). Le secteur tertiaire fut le plus touché avec 66 conflits et 3067 travailleurs touchés. Le secteur secondaire, moins touchés, accumulait quand même 18 conflits touchant 176 162 travailleurs.Le secteur primaire a, pour sa part, été épargné. Un total de 179 229 travailleurs ont été touchés par un conflit durant l’année 2013 et 957 323 jours-personnes ont été perdus. C’est le commerce de détail des véhicules, automobiles, pièces et accessoires qui a accumulé le plus de conflit pour un total de 35.[6]

Les conditions salariales du personnel syndiqués et non syndiqués différaient de plus de 4$ en 2012. Le salaire moyen observé au Québec pour les travailleurs syndiqués se situait autour de 20,47$ tandis que pour leurs homologues syndiqués, il se chiffrait à 24,76$[7].Selon l’étude sur l’évolution du taux de salaire horaire moyen au Québec de 2003 à 2012 réalisé par le ministère du Travail, le TSHM des salariés syndiqués était en moyenne supérieur d’environ 25% a celui de leurs collègues non syndiqués. Il est rapporté sur le portail du Québec économique[8] que le salaire hebdomadaire moyen d’un employé couvert par un syndicat en 2013 au Québec était de 891,16$ comparativement à 734,31$ pour les non couvert. L’avantage salariale que fournit la couverture syndicale est donc clairement établit. De plus, selon Statistique Canada[9], les travailleurs syndiqués ont cinq fois plus de chances d’avoir accès à un régime de retraite et deux fois plus à des régimes d’assurances que leurs comparses non syndiqués. 

Selon la publication «Regards sur le travail (Volume 9, numéro spécial - Forum 2012)», en 2008 67,2% des les salariés syndiqués bénéficient d’un horaire standard comparativement à un taux s’élevant à 69,8% chez leurs collègues non-syndiqués. Donc, qu’ils soient syndiqués ou non, les employés bénéficient d’un horaire standard dans des proportions comparables.  En septembre 2014, le ministère du Travail a publié le portrait statistique des conventions collectives analysées au Québec en 2013. Ce rapport a analysé les 2 029 déposées en 2013. Il met en lumière certains faits intéressants sur les caractéristiques de ces ententes. En ce qui concerne la durée des ententes, c’est dans la strate 25 à 36 mois que nous retrouvons le plus de conventions collectives négociées, ce qui représentent donc 28% d’entre elles. Ces ententes touchent 19,31% des salariés visés. Par contre, c’est les ententes qui durent entre 49 et 60 mois qui touchent le plus de salariés avec un taux de 38,46%. Un autre fait à noter : c’est dans le secteur des services de santé et services sociaux que nous retrouvons le plus de conventions collectives négociés en 2013 (22,82% des ententes analysées et 12,06% des employés touchés) mais c’est les ententes visant les industries manufacturières qui touchent le plus de salariés (24,92% d’employés touchés et 20,75% des ententes analysées). Ces ententes touchent une panoplie de sujets tels que les politiques de rémunération, durée de la semaine de travail, avantages sociaux, retraites, griefs, ancienneté, congés, échéance de la convention, catégorie de personnel etc.  Par exemple, dans la convention collective touchant les employés d’Aliments Ultima, les jours fériés payés seront de 11 jours par années et les congés mobiles, de 2 jours par année. De multiples points ont été touchés (REER, droits parentaux, avantages sociaux etc.). Les clauses négociées en 2013 touchent autant les clauses contractuelles que les clauses normatives.

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