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Soleils couchants, Victor Hugo

Commentaire de texte : Soleils couchants, Victor Hugo. Recherche parmi 263 000+ dissertations

Par   •  22 Septembre 2019  •  Commentaire de texte  •  720 Mots (3 Pages)  •  260 Vues

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Dans un premier temps, nous verrons que dans son poème « Soleils couchants » faisant partie du recueil Les Feuilles d’automne, Victor Hugo établit le portrait d’une nature omniprésente et magnifiée.

Le poème vise à montrer la splendeur éblouissante de la nature. Nous pouvons le remarquer par l’emploi de l’adjectif hyperbolique « radieux » au vers 16 qui possède une connotation méliorative et désigne le « monde ». La diérèse présente qui rallonge le terme permet d’insister sur l’aspect sublime de la nature, créant une atmosphère utopique. Nous pouvons relever le substantif « dieu » dans cet adjectif ce qui permet de sacraliser la nature et de la magnifier. Elle est ainsi élevée à un rang divin, parfaite et dominant la vie humaine. La modalité exclamative du vers 16 renforce la magnificence de la nature. La rime liant le terme « radieux » et « joyeux » permet de rappeler et de mettre en avant le caractère éblouissant de la nature, renforcé par la personnification « soleil joyeux » du vers 14 qui fait de la nature un lieu chaleureux. Le rythme binaire de l’alexandrin classique du vers 16 appuyée par la césure contribue à créer l’image d’une nature superbe et rayonnante.

De plus il faut remarquer que la nature ne perd rien de sa splendeur à mesure que le temps passe. Nous pouvons le constater par l’emploi de personnifications aux vers 9-10 où l’adjectif « Ridés » s’oppose à l’expression « non vieillis » pour montrer l’éternité de la nature. Celle-ci s’embellit même, comme le prouve le terme « rajeunissant » au vers 11. L’adverbe « toujours et l’adjectif « verts » rattachés au substantif « bois » au vers 10 établissent une atmosphère de perfection et d’évolution continue : la nature déjà magnifiée s’embellit.

De surcroît, toutes les caractéristiques propres à la nature sont exposées dans ce poème. Il arbore le champ lexical de la nature. Il fait également référence aux quatre éléments : le feu incarné par le « soleil » aux vers 1 et 2, l’air exprimé par les « nuées » et « l’orage » aux vers 2 et 3, l’eau représentée par les « mers » et les « fleuves » aux vers 6 et 7, la terre évoquée par les « forêts » et « montagnes » aux vers 7 et 9. Ces termes permettent de montrer la prépondérance de la nature, sa perpétuelle présence dans le poème mais également dans l’âme du poète. Ils scandent également sa puissance qui recouvre tous les domaines et son indépendance vis-à-vis de l’Homme. Elle est évoquée dans chacune des strophes, autre marque de son omniprésence. La nature est ainsi un système autonome qui n’a pas besoin de l’Homme.

Par ailleurs, nous pouvons remarquer aux vers 7-8 la marque de l’ubiquité et de la somptuosité de la nature, qui survit face au temps qui passe. Cela se justifie par la présence des deux parallélismes «Sur la face des mers, sur la face des monts »,  « Sur les fleuves d’argent, sur les forêt », le rythme binaire des deux vers et la métaphore hyperbolique « fleuves d’argent » qui convergent vers la peinture d’un paysage lumineux, imposant, superbe. En particulier, la métaphore « fleuves d’argent » du vers 8 exprime implicitement le reflet de la lumière sur le fleuve ce qui participe à l’élaboration d’une nature lumineuse. L’immortalité

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