LaDissertation.com - Dissertations, fiches de lectures, exemples du BAC
Recherche

La légion étrangère

Étude de cas : La légion étrangère. Recherche parmi 304 000+ dissertations

Par   •  22 Mars 2026  •  Étude de cas  •  5 071 Mots (21 Pages)  •  8 Vues

Page 1 sur 21

Voici une version largement développée, fluide et exploitable telle quelle dans un exposé oral.

---

## I. Introduction (version développée)

Quand on parle de la Légion étrangère, on évoque souvent un nom presque mythique. C’est une unité de l’armée française bien particulière : elle est composée de volontaires venus du monde entier, qui s’engagent sous drapeau français, souvent avec un nouveau nom, et qui acceptent une discipline exigeante en échange d’une seconde chance ou d’un idéal à défendre. La Légion naît en 1831, sous Louis-Philippe. À l’époque, la France veut disposer de troupes capables d’opérer loin du territoire métropolitain, notamment en Afrique du Nord où elle s’installe. Très vite, cette force attire des profils variés : des réfugiés politiques, des aventuriers, des soldats déçus de leurs armées d’origine, ou simplement des hommes en quête d’un recommencement.

Au début du XX siècle, la Légion s’est forgé une solide réputation. Elle a combattu au Mexique, en Indochine, en Afrique, et elle s’est illustrée pendant la Première Guerre mondiale dans des combats extrêmement violents comme ceux de Champagne et de Verdun. En 1939, lorsque l’Europe sombre à nouveau dans la guerre, la Légion n’est plus une petite formation exotique : c’est une institution, connue pour sa robustesse et son efficacité.

C’est dans ce décor que débute la Seconde Guerre mondiale. L’armée française entre en guerre en septembre 1939, mais s’effondre en quelques semaines au printemps 1940 sous la pression de la Blitzkrieg allemande. La défaite et l’armistice du 22 juin 1940 provoquent un choc politique majeur : la France est coupée en deux. D’un côté, il y a le régime de Vichy, dirigé par le maréchal Pétain, qui choisit de collaborer plus ou moins ouvertement avec l’Allemagne. De l’autre, il y a l’appel du 18 juin lancé depuis Londres par le général de Gaulle, qui refuse la défaite et organise la France Libre.

Cette fracture ne concerne pas seulement les civils ou les responsables politiques : elle traverse aussi les forces armées. Les militaires doivent choisir leur camp, parfois dans la confusion et l’urgence. La Légion étrangère, dispersée dans différentes garnisons — Afrique du Nord, Levant, Indochine — n’échappe pas à ce dilemme. Certaines unités restent fidèles aux ordres du gouvernement de Vichy ; d’autres décident de rallier la France Libre, souvent au prix de tensions internes très fortes. Ce choix est d’autant plus délicat que les légionnaires sont étrangers : leur loyauté n’est pas déterminée par un attachement national, mais par un engagement envers une institution militaire dont la légitimité vient soudain de se fissurer.

Cette situation unique explique pourquoi la Légion étrangère occupe une place particulière pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle se retrouve engagée sur plusieurs fronts, parfois même face à d’autres unités légionnaires. Comprendre son rôle pendant le conflit suppose donc de poser ce cadre initial : une unité prestigieuse, multiculturelle, soudée par un code d’honneur exigeant, plongée dans l’un des moments les plus chaotiques de l’histoire française.

Voici une version très développée, prête à être utilisée à l’oral, dans un ton clair et naturel.

---

## II. La Légion étrangère en 1939–1940 : mobilisation et premières campagnes

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, la Légion étrangère est déjà une mosaïque impressionnante de nationalités. On y rencontre des Allemands antinazis, des Italiens antifascistes, des réfugiés d’Europe de l’Est fuyant les totalitarismes, des Espagnols échappés de la guerre civile, mais aussi des hommes venus d’Amérique latine, du Moyen-Orient ou de pays asiatiques. Ce n’est pas une troupe « étrangère » sur le papier : elle l’est réellement, dans tout ce que cela implique de diversité linguistique, culturelle et idéologique.

Les motivations sont tout aussi variées. Certains fuient des régimes oppressifs, d’autres veulent reprendre les armes contre le fascisme, et d’autres encore cherchent simplement une vie plus stable. La Légion reste ce qu’elle a toujours été : un refuge, une chance de recommencer ailleurs, mais aussi un engagement exigeant qui demande discipline, endurance et loyauté.

Quand la guerre éclate en 1939, la Légion est mobilisée comme le reste de l’armée française. Plusieurs régiments sont sur pied de guerre, principalement le 13 Régiment de Tirailleurs Étrangers (13 RTE) et la 13 Demi-Brigade de Légion étrangère (13 DBLE), qui va devenir l’unité phare du début du conflit. La France, consciente de la valeur de ses légionnaires, les envoie rapidement là où la situation semble la plus critique.

L’un des épisodes les plus marquants de cette période, c’est la campagne de Norvège, au printemps 1940. Les Alliés veulent empêcher l’Allemagne de contrôler les mines de fer suédoises, essentielles à son économie de guerre. La 13 DBLE est envoyée à Narvik, au nord du cercle polaire. Pour beaucoup de légionnaires, c’est un environnement totalement inconnu : la neige, la mer, les montagnes, et un froid qui surprend même des soldats habitués à l’Afrique du Nord. Le corps expéditionnaire est mal préparé, mal équipé : ils manquent de skis, leurs armes s'enraillent dans le froid glacial.

Malgré ces conditions, la Légion se distingue par son efficacité. À Narvik, elle participe à la première victoire terrestre alliée de la guerre. Les combats sont rudes, menés à la baïonnette dans certains cas, mais les légionnaires tiennent leurs positions et repoussent les forces allemandes. Cette victoire sera malheureusement éclipsée par la défaite générale qui s’abat alors sur la France.

Pendant ce temps, d’autres unités légionnaires combattent en métropole. Elles sont engagées dans la défense de la Somme et de l’Aisne au moment où la Wehrmacht traverse les Ardennes et déroute l’armée française. Les pertes sont importantes : les régiments sont souvent en première ligne, et la Légion paye un lourd tribut à la guerre éclair allemande. Il y a aussi l’effet de surprise : personne ne s’attendait à une avancée allemande aussi rapide. Les légionnaires se retrouvent parfois isolés, coupés des lignes de commandement, ou contraints à des replis précipités.

...

Télécharger au format  txt (33.8 Kb)   pdf (147.6 Kb)   docx (148.2 Kb)  
Voir 20 pages de plus »
Uniquement disponible sur LaDissertation.com