Roman de Rimbaud, Les Cahiers de Douai
Commentaire de texte : Roman de Rimbaud, Les Cahiers de Douai. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar Sandrine Lepinay • 17 Juin 2026 • Commentaire de texte • 2 138 Mots (9 Pages) • 10 Vues
Poeme : « Roman « de Rimbaud , cahiers de Douai .
Introduction :
Comment Rimbaud prend il dans ce poème une distance Ironique vis-à-vis du lyrisme amoureux traditionnel ?
4 Mouvements
Poème
On n’est pas sérieux, quand on a dix-sept ans.
– Un beau soir, foin des bocks et de la limonade,
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants !
– On va sous les tilleuls verts de la promenade.[pic 1]
Les tilleuls sentent bon dans les bons soirs de juin !
L’air est parfois si doux, qu’on ferme la paupière ;
Le vent chargé de bruits – la ville n’est pas loin –
A des parfums de vigne et des parfums de bière…
I) mouvement : l’insouciance adolescente vers 1 à 8
- Le poème s’ouvre sur un jugement ironique « on est pas sérieux, quand on a 17ans « le présent de l indicatif a valeur de vérité général + . promon indéfini « on « = universalité d une expérience / portée universelle .
- Le poète s éloigne des lieux qu’ il fréquentait en ville , les adjectifs qualificatifs « tapageurs « et « eclatant » = rejet du poète pour le bruit et les apparences .
- Loin de la vie trépidante de la ville , le poète prône un art de vivre dans la nature , ou le temps prend son sens . vers 4 « on va sous les tilleuls verts de la promenade « Le poète crée un cadre propice aux émois= rencontre amoureuse : un soir de printemps » soir « , il s’échappe de la ville » des cafés tapageurs « , explore la nature environnante avec une délectation exprimée par la par répétition du groupe nominal « tilleul « puis de l’adjectif bon/bons + exclamation de la phrase qui souligne enthousiasme du jeune homme .
- Tiret - = rupture du poète avec la ville fuite vers la nature
- La nature invite à s’abandonner a une forme d étourdissement proche du sommeil , vers 6 « qu on ferme les paupière «tout en éveillant les sens pour mieux gouter à la douceur de vivre : la vue « les tilleuls vert « vers ‘ , l’odorat « les tilleuls sentent bon « vers 5 , le toucher « l air est parfois si doux « vers 6 et l’ouïe « le vent chargé de bruits « = expérience sensorielle intense . l adolescent se laisse aller à la sensualité .
- Le polyptote = »si » = insiste sur le plaisir , la joie et le bien être
- -mais ville pas loin vers 7 et reference au cafe et a l alcool avec les termes « vignes « et « bieres «
Conclusion = l’ennuie de la ville se dissout au détriment du bonheur apporté par le contact avec la nature
II )mouvements : les premiers émois amoureux ( vers 9-16)
[pic 2]
- Le présentatif « voila « = donne l’impression d’admirer un décor bucolique/ attire l’attention sur un élément du décor « le tout petit chiffon ,( qui pourrait bien ressembler à un vêtement de femme )
«vers 9 ,
- Rimbaud interprète le monde poétiquement , son regard le rend sensible aux détails d ou le verbe de vision « apercevoit +description de la taille « toute petit chiffon» « petite branche « « petite et toute blanche « vers 9 , 10 et 12«+ des couleurs « azur sombre « « blanche « + présentation des formes « branches « « Etoiles » les participes passé adjectivé « encadre « « piqué « = dimension de hypotypose le poète laisse imaginer le décor au lecteur .
Cependant Rimbaud minimise le cote romantique de cet émoi sensuel avec la répétition de l’adjectif petit + « mauvaise étoile « = présage mauvaise rencontre , présage d’un amour qui finit mal pour le poète
- Personnification « mauvaise étoile « et « doux frissons « + point de suspension = rêverie de l’auteur .
- Exclamation et mots monosyllabique disloque les vers et souligne l’exaltation du poète , non sans humour « nuit /de juin /! dix /–sept ans !//- on /se/ lais/se /gri/ser/ « + les points de suspensions vers 12, 14 et 16 =difficulté d’exprimer des émotions aussi intenses . = il est submergé par l’émotion / rythme s accélère = joie de rimbaud , confirmer par la tournure passive + prônons indéfini « on se laisse griser « vers 13, Le poète s’abandonne à savourer ce temps suspendu de la jeunesse = liberté
- Metaphore « la seve est du champagne et vous monte à la tete « = associe 2 sources de plaisir intense : la contemplation de la nature et plaisir d’une boisson , on peut voir également une allusion sexuelle . = point de suspension = temps suspendu , Rimbaud est en plein reve , carpe diem
- un lexique de l’ivresse » griser « , « champagne » « on divague « . = Envahi par une sensualité nouvelle / agitation / état second d’une personne griser par l’alcool mais aussi per la joie , la paix .
- L’envie d’embrasser se fait pressante « on se sent aux lèvres un baiser « vers 15 . Le baiser est comparé à une « petite bête «et est personnifié « un baiser qui palpite la » vers 16 suggèrent une envie presque animale d’être amoureux.
Conclusion = la nature éveille chez le jeune homme le désir amoureux
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