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Anthropologie de la famille

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Par   •  12 Avril 2023  •  Cours  •  3 953 Mots (16 Pages)  •  405 Vues

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UDAF  33                   10/05/2007

« Les différents modèles familiaux actuels : leur influence sur l’épanouissement de leurs membres, en particulier sur la construction de la personnalité de l’enfant. »

        SOCIOLOGIE DE LA FAMILLE

                                                                Madina Querre

INTRODUCTION

Les professionnels du social sont de plus en plus fréquemment  confrontés à des situations inédites qui els obligent à réfléchir plus encore sur le « sens » de leur travail, et souvent à innover. Il faut nourrir la réflexion avec des travaux de spécialistes en la matière, mais tout en ayant à faire à des textes légaux qui encadrent la pratique et qui tendent aujourd’hui à se multiplier, le tout dans un contexte d’évaluation et de réhabilitation de « l’usager »…. Difficile de s’y retrouver…

Définition même de la famille n’est pas évidente. Si n’importe quel homme peut, en principe définir une famille parce que ça lui est évident, il n’en est pas de même lorsque l’on se situe dans le champs des sciences humaines qui ont pour ambition d’expliquer. Il faut pouvoir faire une description et pour cela il faut qu’aient été définies préalablement les caractéristiques et les limites de la réalité que l’on s’attache à décrire.

Exemple avec une enquête menée en 2002 par l’UDAF (Union départementale des associations familiales) d’Ile-et-Vilaine auprès d’un panel important de familles. Les personnes interrogées devaient répondre à la question : qu’est-ce qui fait selon vous une famille ?

Le principe de l’enquête fermée prédéfinissait des termes.

Résultat : réponse la plus fréquente mettait en scène un lieu, un espace.

  • ensuite dans le palmarès des mots clés ressortait « amour », « aimer » et après « enfants ». Enfin arrivait l’appel à la notion de « confiance » qui clôturait cette vision générale.

Enseignements à tirer :

  • un « lieu » : sans doute une telle réponse traduit-elle les désirs profonds des personnes interrogées, mais il apparaît qu’elle correspond de moins en moins à la réalité. Il n’est plus possible de réduire la famille au foyer, contrairement à il y a 30 ans.
  • -« amour » : ne peut être contesté, mais est-ce l’amour qui constitue la famille. Il peut constituer actuellement le ciment de la famille, mais il n’est pas ce qui la fonde. Or la mettre au premier plan, se révèle exemplaire de notre société où la tendance à l’individualisme qui serait celle de nos sociétés occidentales, met en avant les sentiments. Les sentiments n’étaient qu’accessoires dans les sociétés antérieures au XIXème. Aussi aujourd’hui le mariage forcé est impensable (pourtant en 2004 on dénombrait au moins 70 000 mariages en France de mariages forcés) et moyennageux. Or si on y regarde de plus près, il n’y a pas d’un côté le registre du sentiment, l’amour, et de l’autre, le lien institutionnel ; Les 2 phénomènes sont coprésents dans la famille. Les deux aspects rendent compte de son existence. Mais selon les sociétés, les époques, l’un ou l’autre prédomine.

Le terme de famille peut faire référence à un certain nombre de définitions, en liens avec l’histoire des sociétés, des nations.

En ce qui concerne les sciences sociales et plus particulièrement l’anthropologie, elle l’aborde en premier lieu à travers la notion de parenté.

Dans un sens large on parle de parenté pour désigner toutes les personnes qui sont unies par des liens de filiation ou de vie de couple : frères et sœurs, parents et enfants, oncles, tantes, cousins, grands-parents, beau-frère, etc.

Et on retrouve dans la plupart des pays du monde, et d’autant plus, dans les pays en voie de développement, des familles que l’on appelle élargies.

Parce que les décisions qui concernent le noyau nucléaire de la famille (notre modèle), viennent et ont des conséquences sur les autres membres de la famille (parents, oncle-tante, clan…)

Et ce qui concerne cette famille élargie elle est organisé par l’appartenance à un groupe culturel spécifique, un groupe ethnique, un clan, … qui entre eux vont avoir une organisation.

Maintenant dans les modèles familiaux « traditionnels » on trouve différents types de contractualisation entre les adultes que nous appellerons ici mariage pour simplifier.

  • Endogamie :

Un groupe est dit endogame si les mariages doivent se réaliser uniquement en son sein. Par exemple entre cousins. (chez les Peuls, les castes indiennes, …)

  • Exogamie :

Un groupe est exogame si les mariages doivent se réaliser uniquement avec un membre d’un autre groupe.

Evidemment cela a une influence sur l’éducation de l’enfant

 Ensuite est différent, si est une société partiarcale ou matriarcale (relation de parenté déterminée par l’intermédiaire des femmes) et encore si la famille est monogame ou polygame (On parle de polygynie lorsqu’un homme a plus d’une femme. Et de polyandrie lorsqu’une femme a plusieurs époux simultanément. Ca existe)

Là dedans, il est important de remarquer, et particulièrement en Afrique, que la fratrie, communément désignée par les termes de frères et sœurs, indique une autre instance que celle qui nous est commune.

Frère et sœur tel que nous l’entendons doit s’accompagner de même père, même mère, ou même mère, ou même père. Cela permet de désigner, d’indiquer de quel lien de fratrie il est question, car un enfant, mais aussi l’adulte, peut être élevé par d’autres adultes que ses parents, il peut aussi être élevé avec d’autres enfants sous son toit. Ils s’appelleront frères et sœurs.

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