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De la famille traditionnelle à la famille aujourd’hui

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Par   •  9 Février 2014  •  Analyse sectorielle  •  2 177 Mots (9 Pages)  •  668 Vues

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I) De la famille traditionnelle à la famille aujourd’hui

Questionnements sur la notion de famille depuis toujours. Les philosophes tels qu’Aristote et Rousseau (dans le contrat social) qualifient la famille de manière très instinctive. Pour Aristote (avant J.C), la création d’une famille provient, « comme pour les animaux et les plantes, d’une inclination naturelle à se reproduire ». De plus, cette union a un but pratique : « l’union entre 2 êtres qui ne peuvent exister l’un sans l’autre, à savoir : l’homme et la femme en vue de la procréation ». Selon Rousseau, tout est lié à la nature de l’homme, qui souhaite veiller à sa propre conservation. C’est quand on a besoin de ses parents que l’on est unis à eux, après on est indépendants, et alors « la famille elle-même ne se maintient que par convention ». La famille a alors un but pratique, économique, mécanique seulement, sans développement de l’affection. De nos jours, nous ne pourrions qualifier la famille de cette façon : elle ne se limite pas à cela, est beaucoup plus complexe et valeurs sentimentales là-dedans ? Cela nous invite à nous pencher sur l’évolution de la famille, en opposant la structure d’une famille traditionnelle à la famille aujourd’hui.

1) La famille traditionnelle

• Dans les sociétés traditionnelles, la famille a avant tout un but de conservation d’un patrimoine commun. De plus, l’autoritarisme parental y était la règle avec la figure du père comme référence, qui était alors père, maître et magistrat dans la maison comme on l’a vu dans La France et la Révolution de Tocqueville.

• L'absence d'école ou l’éducation par des précepteurs faisait de la famille le principal lieu d'apprentissage de la vie en société : L'enfant y apprenait les règles élémentaires, puis quittait le foyer familial pour fonder très rapidement sa propre famille. Par exemple la femme passait de la tutelle de son père, à celle de son mari.

• Dans les sociétés traditionnelles, le regard porté sur l’enfant est alors distant : la naissance d'un enfant n’était pas nécessairement décidée ou planifiée ; l'importance de la mortalité infantile induisait un certain pessimisme de la part des parents qui, le plus souvent, limitaient alors leur investissement affectif.

• On observe depuis toujours une évolution inébranlable de la famille au cours du temps : Après la Révolution, la famille va s’institutionnaliser. Par exemple, le Code Civil de 1803 va définir des obligations qui naissent du mariage

(« les époux contractent ensemble, par le fait seul du mariage, l’obligation de nourrir, entretenir et élever les enfants » ), l’article 205 du Code Civil énonce de plus : « Tout enfant doit aider matériellement ses parents dans le besoin »… La famille est dès lors régulée par le Droit.

• La famille est très marquée par une vision religieuse propre à l’Occident. Comme dit Maurice Godelier, anthropologue français, « le mariage était un sacrement, le divorce interdit, l’adoption désapprouvée et le remariage des veufs et des veuves socialement réprouvé car leur union en Dieu avec leur conjoint se poursuivait au-delà de la mort ».

Quelques chiffres…

Idée du foyer familial classique qui vole en éclat :

Les Français et la famille (sondages):

-55 % des Français considèrent la " vie familiale " (après la santé) comme la chose la plus importante dans la vie.

- 66 % disent leur préférence pour le mariage dans la perspective d'une vie de famille.

- 47 % placent la fidélité en tête des critères prioritaires pour réussir sa vie de famille.

- 76 % estiment que les " familles recomposées " sont des familles au même titre que les autres.

En France, dans les années 50 : 430 000 unions par an pour une population de 40 millions d'habitants. Un demi-siècle plus tard, les mariages se réduisent à 280.000 par an, pour une population de 60 millions d'habitants.

Un quart de ces unions sont des remariages.

Plus d'un couple sur trois se sépare, un sur deux dans les grandes villes.

120.000 divorces chaque année. Parallèlement, on dénombre près de 2,5 millions de couples non-mariés (contre 310.000 en 1962), plus d'un million de familles monoparentales et 660.000 familles recomposées.

 Un véritable bouleversement des mentalités s’est opéré, inimaginable avant le XXème siècle.

Dû à une évolution des attentes mêmes de l’Homme, ainsi qu’à son environnement : en effet, la famille est le miroir de notre société et évolue avec elle…

B/La société et la famille

On peut considérer la famille comme un miroir de notre societé.

Cette notion est fondamentale : la famille n’est pas une donnée naturelle mais une construction sociale, un « artifice » qui varie selon les lieux et les époques. La famille n’est pas universelle. Comme Françoise Forestier le dit, dans son article de l’Encyclopedia Universalis : « En dehors du rapport physique, charnel qui unit la mère et ses enfants, rien n’est naturel, nécessaire, biologiquement fondé dans l’institution familiale ». Elle donne des exemples frappants, tels que :

« chez les Mossi du Burkina Faso, les grandes familles polygynes procèdent, après le sevrage, à une répartition des enfants entre les différentes coépouses. Celles qui dont stériles ou qui ont perdu leurs enfants ont ainsi à élever des enfants qui ne sont pas les leurs, qu’elles chérissent comme les leurs et qui, avant leur entrée dans l’âge adulte, ne connaissent pas d’autre mère que leur mère nourricière : alors seulement on leur fait connaitre le lien biologique qui les unit à une autre femme du père ».

Dans ce cas de figure, il y a une redistribution des enfants entre les femmes ! Ceci est tout simplement une autre forme de visualisation de la famille, qui nous choque nous car nous avons un cadre familial traditionnel occidental. Ainsi, F. Forestier conclut : « aux besoins et aux désirs fondamentaux de l’individu et de l’espèce –le désir sexuel, le désir de reproduction, la nécessité d’élever, de protéger les enfants et de les conduire à l’autonomie- les diverses

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