La notion de don chez Marcel Mauss
Cours : La notion de don chez Marcel Mauss. Recherche parmi 303 000+ dissertationsPar mariemorineau16 • 22 Janvier 2026 • Cours • 3 913 Mots (16 Pages) • 32 Vues
Marie Morineau Mercredi 4 décembre
L1 de sociologie
TD 7
TD auteurs et théories
La notion de don chez Marcel Mauss
L’auteur de cet ouvrage qui s’intitule « Essai sur le don » est Marcel Mauss. Né le 10 mai 1872 à Épinal et décédé le 11 février 1950 à Paris (à l’âge de 77 ans), il a principalement exercé deux professions qui sont anthropologue ainsi que sociologue. Il est d’ailleurs généralement considéré comme le « père de l’anthropologie française ». Toutefois, c’est aussi un homme politique anthropologue, professeur ainsi qu’ethnologue. Mauss est issu d’une famille de confession juive où la religion a une place très importante. Il a acquis de la notoriété et de ce fait, est très connu de part sa position, situation familiale. En effet, il est le neveu du célèbre Émile Durkheim. Son père, Gerson, a épousé quelques années auparavant Rosine Durkheim, la sœur aînée d’Émile Durkheim.
Du point de vue éducatif, dans un premier temps, nous pouvons dire que son oncle Émile Durkheim, âgé de quatorze ans de plus que lui, a joué un rôle plus qu’important, majeur dans sa vocation puis dans sa carrière. Il a suivit des études universitaire où il a obtenu l’agrégation de philosophie en 1895 à Bordeaux, il a d’ailleurs rejoint Durkheim en 1890 qui y enseignait la discipline. Après son concours, il s’installe directement à Paris en 1895 où il suit des cours de l’École Pratique des hautes études. En 1909, il entreprend une thèse de doctorat sur la prière dans laquelle il a quatre (5) professeurs. Il devient en 1901 titulaire de la chaire d’« histoire des religions des peuples non civilisés » à la 5e section de l’EPHE. Lors de cette même année 1901, il va collaboré avec Durkheim dans le cadre de la revue « L’Année sociologique ». En 1931, il obtient une chaire au Collège de France ; créée pour l’occasion en remplacement de la chaire de « Philosophie sociale » de Jean Izoulet, cette chaire de « Sociologie » marque l’entrée de cette discipline dans la prestigieuse institution.
Il s’est particulièrement intéressé à quelques notions dont il a ressorti des grandes théories, parmi elles, la notion de don et de contre-don. Mais aussi, il a traité une variété de sujets qui peuvent être reliés entre eux comme par exemple la magie, la religion ou encore, les techniques du corps. De plus, il a élaboré le concept de fait social total (en rapport avec la notion de don).
Il n’a pas réellement écrit d’ouvrage à proprement dit, ses écrits sont parus dans de très nombreuses revues qui sont donc collaboratives. On peut notamment citer « La religion et les origines du droit pénal d'après un livre récent », la Revue de l'histoire des religions, no 34, 1896, pp.269 à 295 ; « L'école anthropologique anglaise et la théorie de la religion selon Jevons. » l'Année sociologique 1, 1898, pp. 169 à 170, « Métier d’ethnographe, méthode sociologique. », “ Leçon d’ouverture à l’enseignement de l’histoire des religions des peuples non civilisés ”. Revue de l’histoire des religions, 45, 1902, pp. 42 à 54 ; « Note sur la notion de civilisation. », L’Année sociologique, 12, 1913, pp. 46 à 50. (avec Émile Durkheim). Sans oublier le chapitre sur lequel s’est basé mon exposé ; M. Mauss « Essai sur le don » (chapitre 4) Sociologie et Anthropologie, Paris, PUF, 1968,
Ce sujet sur la notion de don, nous amène à nous demander qu’est ce que la notion de don chez Marcel Mauss et comment se caractérise-t-elle ?
Ainsi, pour traiter ce sujet, il convient dans un premier temps de donner une première définition du don selon Marcel Mauss. Le don désigne « une prestation obligeant mutuellement donneur et receveur et qui, de fait, les unit par une forme de contrat social ».
Dans une première partie, nous analyserons en détail ce que désigne la notion de don et donc, ce qui le caractérise. Puis, dans un second temps, nous verrons l’importance du don dans les sociétés humaines.
Comme je l’ai énoncé dans le plan, dans cette première partie, je vais expliquer en détail ce que désigne la notion de don.
Dans le chapitre 4, Marcel Mauss défini le don comme étant un fait social total, c’est-à-dire, un acte qui englobe les dimensions économiques car il implique des biens ou des richesses, il est aussi juridiques le don institue des obligations réciproques, sociales parce qu’il permet de maintenir la vie en société et participe à la construction des alliances et au maintien des hiérarchies, religieuses, dans certaines sociétés le don contient une énergie spirituelle, la mana et enfin, symboliques. Selon lui, le don n’est jamais un acte purement gratuit ou désintéressé ; il est régi par une triple obligation universelle qui structure les relations humaines, celles-ci sont ; donner, recevoir et rendre. Dans le chapitre 4, pour illustrer que le don est un fait social total, Mauss nous décrit l’exemple des potlatchs des sociétés amérindiennes. Le potlatch est un type de festin pratiqué par les peuples autochtones de la côte nord-ouest du Pacifique, au Canada et aux États-Unis. Au cours de celui-ci, de nombreux cadeaux sont donnés aux uns et aux autres.
Le don est, dans un premier temps, un acte volontaire et obligatoire. A première vue, le don semble être volontaire et libre, le donateur agirait spontanément sans attente de retour de la part du receveur, mais il est en réalité obligatoire dans les sociétés traditionnelles. Refuser de donner ou de recevoir peut être perçu comme une offense ou une rupture sociale. Pour illustrer ce propos, j’ai relevé la citation à la page 95 « Qu’on adopte donc comme principe de notre vie ce qui a toujours été un principe et le sera toujours : sortir de soi, donner, librement et obligatoirement, on ne risque pas de se tromper. Un beau proverbe Maori le dit : Donne autant que tu prends, tout sera très bien »
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