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Analyse De Pratique: prise en charge d’une personne en occlusion intestinale et l’extraction d’un fécalome

Documents Gratuits : Analyse De Pratique: prise en charge d’une personne en occlusion intestinale et l’extraction d’un fécalome. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  29 Avril 2014  •  776 Mots (4 Pages)  •  583 Vues

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Lors de mon stage du semestre 5 à la Clinique du Pays de Seine de Romilly, j’ai subi deux épisodes ayant mis mon odorat à rude épreuve : la prise en charge d’une personne en occlusion intestinale et l’extraction d’un fécalome. Dans les deux cas, il est clair que ma vigilance s’en est trouvée affaiblie. Il était difficile de faire abstraction de ces odeurs et pourtant les infirmiers dispensant les soins n’avaient pas l’air perturbés. En discutant avec eux, ils m’expliquèrent qu’ils pouvaient toujours sentir ces odeurs mais qu’ils avaient appris à les tolérer. L’information olfactive n’étant plus nouvelle, l’agression était moins violente.

Mais combien de temps a-t-il fallut à chacun pour apprivoiser ces odeurs qu’ils jugent néanmoins toujours répulsives ? Et à quel point cela a-t-il eu une incidence sur la qualité de leurs soins ?

Pendant ma première semaine de stage, je rencontrais donc pour la première fois Mme F, 94 ans, souffrant de démence, admise pour une occlusion intestinale. L’odeur qui se dégageait dans la chambre était, d’après les infirmiers, très caractéristique de l’occlusion. Quelque jours après son passage au bloc, j’effectue la toilette complète au lit de Mme F, puisque celle-ci est très affaiblie et n’effectue plus sa toilette depuis des années, d’après la fiche de liaison infirmière de l’EHPAD de provenance de Mme F. Dès que je m’approche de Mme F, je sens que celle-ci a une très mauvaise haleine alors que dans la fiche de transmission aide-soignante, les soins de bouche sont cochés tous les jours. Je demande donc à une infirmière s’il est normal que la patiente ait cette haleine et si cela était une des conséquences de son occlusion. L’infirmière me dit que non. Et elle me confirme que malgré les soins de bouche quotidien, son haleine devenait de plus en plus forte et que le personnel soignant qui s’en occupait se plaignait, la qualifiant d’insupportable. Certains disaient ouvertement qu’ils dispensaient les soins le plus rapidement possible afin de ne pas y être confronté trop longtemps.

Il se trouve que Mme F avait l’habitude de mâchouiller les morceaux de sparadra qui fixait ses pansements de cathéter. Le matin de la fameuse toilette, après une inspection un peu plus approfondie lors du soin de bouche, je réussis à extraire un amas de sparadra caché au fond de sa bouche. Dès lors, la mauvaise haleine disparut comme elle était apparue.

Mais cette odeur inhabituelle lorsque les soins de bouche sont effectués quotidiennement n’aurait-elle pas du poser question plus tôt et être traitée en recherchant la cause entre les différents soignants s’occupant de Mme F avant d’être uniquement perçue comme une nuisance dans la réalisation des soins ?

Une odeur inexistante auparavant et a fortiori désagréable dans un cadre hospitalier ne doit-elle pas avant tout éveiller la curiosité, voire l’inquiétude devant l’éventuelle apparition de nouveaux symptômes ?

Les odeurs particulièrement fortes pourraient donc agir comme un écran dans la relation avec le patient. Après tout, si tout un chacun ne supporte plus la moindre odeur dite nauséabonde, comment le personnel hospitalier gère-t-il au quotidien la confrontation directe à des effluves chimiques, biologiques, incluant sang, urines, selles, pus, ou même

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