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Analyse De Pratique d'une réalisation d’une prise de sang sur un petit garçon de 11 ans

Compte Rendu : Analyse De Pratique d'une réalisation d’une prise de sang sur un petit garçon de 11 ans. Recherche parmi 232 000+ dissertations

Par   •  25 Octobre 2012  •  1 065 Mots (5 Pages)  •  1 199 Vues

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Analyse de pratique

La situation analysée concerne la réalisation d’une prise de sang sur un petit garçon de 11 ans arrivé dans la matinée aux urgences pour des douleurs aux chevilles perdurant depuis la veille. Il est allongé sur un brancard dans un box.

Après sa prise en charge par une infirmière, l’enfant a été examiné par le médecin. C’est ce dernier qui a demandé la réalisation d’une prise de sang.

Le jeune garçon semble appréhender la prise de sang. Il craint la piqure. Sa maman se tient prêt de lui. J’essaie de le rassurer en attendant l’arrivée de l’infirmière.

Quand celle-ci se présente, je lui fais part de l’inquiétude de l’enfant et lui demande si un anesthésiant pourrait être appliqué à l’endroit de la prise de sang. Malheureusement, l’infirmière répond négativement car l’application d’un anesthésiant nécessite d’attendre 1 heure avant que le produit ne fasse effet. Délai trop long. D’autant plus que le délai pour obtenir les résultats de la prise de sang avoisine les 1 à 2 heures.

Pourtant le petit garçon manifeste des signes d’une réelle angoisse. Il se met même à pleurer et ne veut pas qu’on le touche. L’infirmière aidée de l’aide-soignante discutent plusieurs minutes avec l’enfant dans le but de le rassurer. Mais son inquiétude est bien visible. L’infirmière propose alors de faire respirer un gaz à l’enfant (méopa : mélange équimolaire oxygène protoxyde d’azote). Elle explique à l’enfant que l’intérêt de cette technique est de l’aider à se détendre pour moins sentir la piqure.

Le garçon pleure toujours et ne veut toujours pas qu’on le touche. L’infirmière s’impatiente et son ton devient plus directif. Elle demande alors à l’aide-soignante de tenir l’enfant. Le garçon accepte finalement le masque même si ses larmes n’en finissent plus de couler.

Après avoir inhalé le gaz, le garçon semble se détendre. L’infirmière me demande de tenir fermement le bras de l’enfant pour ne pas qu’il bouge. Elle effectue son prélèvement. Puis félicite l’enfant pour son courage.

Cette situation s’est avérée difficile pour moi car j’ai eu du mal à me positionner face au reste de l’équipe. Quel devait être mon comportement à ce moment-là ? Dans quelle mesure pouvais-je aider et apporter mon concours à l’équipe ?

Je me suis aussi projetée en tant que future infirmière et je me suis interrogée sur ce qu’aurait été mon approche de la situation dans un cas similaire. Qu’aurais-je fait ? Quelle attitude aurais-je adoptée vis-à-vis de l’enfant ? Autoritaire et directive en imposant le soin à l’enfant ou au contraire beaucoup plus calme dans le but de nouer avec lui une relation de coopération et d’acceptation ? Fallait-il à l’enfant plus de temps pour comprendre, intégrer et accepter le soin ? Mais l’infirmière dispose-t-elle de ce temps nécessaire à la mise en place d’une réelle communication ?

La réalisation d’une prise de sang est plus simple quand il s’agit d’un adulte. Malgré sans doute parfois une légère appréhension, sa coopération est toujours de mise. L’enfant lui n’a pas forcément le recul nécessaire et la maturité pour dépasser sa peur. L’enfant est spontané et n’hésite pas à crier ou à se débattre quand il n’est pas d’accord.

Ce qui parfois complique sérieusement la tâche des soignants qui doivent user de stratégies comme la négociation ou la médiation pour arriver à leurs fins.

Il est évident qu’avec l’enfant

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