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Analyse De Pratique Professionnelle: la difficulté de prise en soins de personnes présentant des troubles du jugement

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Par   •  5 Octobre 2014  •  1 583 Mots (7 Pages)  •  855 Vues

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Avant-propos

Durant ma formation d’infirmier , j’ai été confrontée à la difficulté de prise en soins de personnes présentant des troubles du jugement. Cette complexité, je l’ai aussi vécue lors de mes années passées au sein d’un service de psychiatrie adulte, où la non-compliance aux soins est très présente. C’est la raison pour laquelle j’ai choisi de vous présenter une situation qui m’a questionné sur un plan relationnel, afin d’en saisir les enjeux, et surtout d’essayer d’améliorer la relation soignant-soigné, car celle-ci est la base de la prise en charge infirmier.

La situation se passe à Paris, dans un Centre Hospitalier Universitaire, en service de psychiatrie adulte où j’ai effectué un stage de 10 semaines, du 16 septembre au 22 novembre 2013. Cette institution est un lieu de soin ayant une mission directement thérapeutique. Le service est situé au 1er étage et comporte 24 lits répartis sur 2 ailes. C’est un service ouvert où tous les patients sont hospitalisés en Hospitalisation Libre, ce qui nécessite l’accord du patient ; l’admission et la sortie sont signées par le médecin. Les horaires de travail sont répartis sur 3 postes, matin, après-midi et nuit. Sur un même poste, le personnel de jour est composé de 2 infirmiers, 2 aide-soignant, d’1 agent hospitalier spécialisé, d’étudiants infirmier et aide-soignant. Il y a un médecin chef de service et des internes. La majorité des accueillis sont des patients dépressifs avec un manque d’autonomie voire une perte totale.

Je viens de passer d’après-midi après 4 semaines du matin et je change d’aile. L’infirmière me fait des transmissions détaillées afin de me présenter les patients, puis nous faisons le tour ensemble et prenons les constantes des patients présents dans le service. Peu de temps après, je rencontre un patient, il me semble un peu perdu, erre dans les couloirs pieds nus, le regard triste et vide comme si plus rien n’avait d’importance. Son regard est fixant, intrusif, et à la fois craintif. Il semble guetter un danger éventuel, comme si le temps s’arrêtait. Je m’adresse à lui, je me présente et lui dis qu’il devrait mettre des chaussons pour ne pas se blesser, on ne sait jamais ! Puis il s’en va comme il est venu, les bras ballants et le dos voûté. C’est le patient que j’ai choisi de vous présenter, Mr F, âgé de 56 ans, entré le 23 septembre 2013 pour rechute dépressive, adressé par un hôpital psychiatrique de la région sud de Paris où il a déjà été hospitalisé à plusieurs reprises. Il vit seul à Paris au 2ème étage d’une résidence sans ascenseur. Il est divorcé, n’a pas d’enfant et pas de visite. Mr F a perdu son emploi suite à sa pathologie, il était ingénieur. Il est installé en chambre double et communique peu avec son voisin. Il est autonome au niveau de la toilette, a un régime diabétique qu’il ne suit pas à l’extérieur.

Dans la dépression, les symptômes prédominants sont

………………………………………………………………………………………………… Nous l’avons étudié au cours de l’U.E. 2.6. Processus psychopathologiques, ainsi que les modalités d’hospitalisation.

Il a un diabète non insulino-dépendant (D.N.I.D.) et il n’a pas mangé ce midi suite à « une boule » qui l’en empêche, à cause de sa sortie prévue demain. Je vais le voir dans l’après-midi et je lui propose de lui faire une éducation thérapeutique sur le diabète (E.T.P.) avant le goûter, et il accepte. Nous allons donc nous installer dans le salon des patients. (Pendant les transmissions, l’infirmière du matin nous a recommandé de le surveiller, qu’il était capable de faire un passage à l’acte pour ne pas sortir le lendemain. C’est un peu pour cela que j’ai souhaité l’occuper une partie de l’après-midi afin qu’il ne reste pas seul).

Qu’est-ce que l’éducation thérapeutique du patient ?

Nous l’avons étudié lors de l’U.E. 4.6. Soins éducatifs et préventifs. C’est une aide apportée aux patients pour comprendre la maladie et les traitements, collaborer aux soins, prendre en charge leur état de santé et conserver et/ou améliorer la qualité de vie. Elle permet de formuler avec le patient les compétences à acquérir. Evaluer les compétences requises. Elle est centrée sur le patient, sa personnalité, ses représentations, son histoire de vie. Elle nous permet de nous réapproprier la démarche clinique. Elle permet une rencontre qui ouvre la promesse d’une alliance thérapeutique pour l’amener vers l’observance.

Pendant les transmissions, l’infirmière du matin nous a recommandé de le surveiller, qu’il était capable de faire un passage à l’acte pour ne pas sortir le lendemain. C’est un peu pour cela que j’ai souhaité l’occuper une partie de l’après-midi afin qu’il ne reste pas seul.

En psychiatrie, le concept de « Prendre soin » est particulièrement

C'est essentiellement un travail d'écoute, d'attention, d'observation et d’aide. C'est un métier où l'humain a plus encore sa place qu'ailleurs il me semble. Nous nous devons de donner des repères aux patients, d'avoir une relation d'aide, une écoute patiente

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