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UNE SEANCE DE COACHING - PEUR DE PARLER EN PUBLIC

Étude de cas : UNE SEANCE DE COACHING - PEUR DE PARLER EN PUBLIC. Recherche parmi 231 000+ dissertations

Par   •  21 Août 2018  •  Étude de cas  •  2 318 Mots (10 Pages)  •  126 Vues

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ACCUEIL

On suppose que Jean-Pierre m’a décrit en quelques mots le motif de la consultation par téléphone en prenant rendez-vous.

Tout d’abord, dans la mesure où Jean-Pierre est une personne qui manque d’estime d’elle-même, je vais l’accueillir avec une écoute profonde, une absence de jugement et de la bienveillance afin de lui permettre de s’exprimer totalement sans honte ni gêne quant à ses peurs qui peuvent lui paraître ridicules comme c’est souvent le cas.

Je vais lui rappeler que, même s’il est un adulte, il est habité par des peurs comme beaucoup d’entre nous, et sans doute lui apprendre que la peur de parler en public est une des peurs les plus citées lors des enquêtes traitant de ce thème.

Le fait qu’elles le gênent aujourd’hui est sans doute l’indication qu’il est maintenant prêt à agir et à leur faire face.

QUESTIONS :

« qu’est ce qui vous amène à faire cette démarche aujourd’hui ? »

« Sur une échelle de 10 à quel niveau se situe votre peur  et pouvez-vous m’expliquer pourquoi ? 

En fait, je souhaite qu’il partage son expérience afin de nouer un lien de confiance par mon attitude compréhensive et également mesurer s’il s’agit d’une anxiété ou d’une peur paralysante. Cela me permettra d’adapter mes questions.

ETAT DES LIEU – 1ER TEMPS POUR IDENTIFIER LE PROBLEME

PROBLEME ACTUEL :

Je vais lui demander de me parler de son problème actuel (comment cela se passe, est-ce que ce sont les seules situations, etc…) et des sensations, émotions, pensées qui accompagnent ses expériences.

Nous allons étudier le déroulé des précédents examens afin de détecter s’il a des points concrets à revoir (réviser des domaines), son savoir, ses compétences.

Sa panique étant peut-être aggravée par la pression du dernier essai, aussi vais-je l’interroger sur l’importance de cet examen. Dans la mesure où elle représente avant tout une gratification personnelle mais inutile pour son avancement, les questions viseront à connaître sa réelle motivation.

Ses révisons et les tentatives passées font preuves d’un travail assidu et probablement de la maîtrise de son sujet….. Aussi, je le questionnerai sur son perfectionnisme et ses projections négatives afin de faire la part entre un problème pratique et un problème psychologique ou émotionnel.

QUESTIONS :

« Y avait-il des points de vous maîtrisiez mieux que d’autres ?

« Pouvez-vous me décrire ce que vous avez ressenti pendant ces examens ?

« Quelles sont les pensées que vous aviez avant ce moment et les jours qui ont précédé ? »

« Que vous apportera cet examen ? et que changera-t-il dans votre vie ? Que vous adviendra-t-il lorsque vous l’aurez obtenu ? L’obtenir vous rassurera-t-il ? par rapport à vous-même ? aux autres ou à quelqu’un de particulier ? »

« Après de telles révisions, que pensez-vous devoir revoir ? »

Je souhaite connaître les détails de son histoire pour en saisir toutes les facettes et si sa plainte actuelle révèle une faille profonde et ancrée en lui depuis longtemps. Je cherche également à mesurer s’il s’agit d’une anxiété ou d’une peur paralysante. Le but est qu’il puisse la regarder lui-même sans jugement comme je le fais moi-même, et sans ajouter de la peur à la peur en la gardant enfermée en lui. Un des objectifs sera d’apprendre à l’accueillir.

Enfin, je voudrais connaître - et lui faire connaître ses motivations - (s’il s’agit d’un enjeu d’estime de soi, d’orgueil) afin de lui permettre de relativiser, d’envisager un issue valorisante quel que soit le résultat de l’examen.

Ainsi nous aurons pu cerner si ces échecs sont à relier à son manque de compétences, de travail, ou à ses émotions et croyances.

Enfin, je l’interrogerai aussi sur sa façon de se tenir, de respirer, de se porter en vue de l’aider à prendre conscience que la réussite ne dépend pas seulement de l’intellectuel et du savoir, mais que toutes les dimensions de sa personne interviennent : sa respiration, sa posture.

ORIGINE – 2ème TEMPS POUR IDENTIFIER LE PROBLEME

A partir des réponses aux premières questions sur « l’état des lieux » :

PENSEES, EMOTIONS :

Je vais lui demander de me décrire son parcours scolaire et professionnel afin de détecter s’il a déjà vécu ce type d’échecs, dans quelles circonstances.

Si ses pensées et émotions sont du type : « je n’y arriverai pas, je panique, je ne peux parler clairement, je suis perdu, je tremble », je chercherai à savoir s’il a vécu des expériences fragilisantes dans sa jeunesse qui auraient pu généraliser son appréhension de ce genre de situation, l’entraînant à adopter des stratégies d’évitement l’empêchant de s’y confronter à nouveau pour progresser, pour « s’entraîner ».

QUESTIONS :

« Avez-vous vécu ce genre de peur à d’autres moments de votre vie, lesquels, de quelle intensité, dans quelles circonstances, etc.. »

 « Avez-vous tenté de dépasser ces peurs par le passé ? Quelles sont les méthodes que vous avez utilisées ?»

Si Jean-Pierre n’a jamais rien fait de particulier : « Quel en a été le résultat ? Voyez-vous des points positifs à cet évitement ? »

Ces questions me permettront de le préparer à entrevoir que les mêmes actions ou non-actions entrainent les mêmes résultats et qu’elles peuvent mêmes les aggraver. En effet, lorsqu’on ne s’occupe pas d’un problème, il perdure ou s’aggrave, tout comme une fuite d’eau sur une canalisation. Lui faire prendre conscience que la connaissance et l’explication de son état sont nécessaires mais pas suffisantes – l’action est la condition de tout changement.

CROYANCES :

J’explorerai également ses croyances qui sont peut-être biaisées : obligation d’être parfait, impression de ne pas être à la hauteur…

QUESTIONS :

« Avez-vous besoin de tout connaître parfaitement pour être à la hauteur ? »

« Pensez-vous que vos examinateurs connaissent tout parfaitement ? »

« Les personnes que vous connaissez qui ont réussi des examens sont-elles parfaites ? »

« Quel besoin viendra combler la réussite de l’examen ? »

« Si vous ne réussissez pas cet examen, qu’est-ce que cela veut dire de vous ? »

...

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