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APP PSYCHIATRIE 1

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Par   •  12 Janvier 2017  •  Dissertation  •  941 Mots (4 Pages)  •  2 759 Vues

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ANALYSE DE PRATIQUE 1 – PSYCHIATRIE

I – SITUATION OBSERVEE OU VECU SUR LE TERRAIN.

Lors de mon stage en psychiatrie dans le service du docteur Chabanne je me suis retrouvée face à ce que je pensais être le moins compréhensible pour moi : la maladie psychiatrique. En effet on a tous nos propres représentations et appréhensions : pour moi c’était la peur de faire décompenser un patient par une mauvaise parole.

Durant le stage j’ai fait la connaissance de Mr H. un patient schizophrène avec des hallucinations acoustico-verbales. Un matin au petit déjeuner ce dernier vient me voir et me dit « Marion, j’entends des voix », il se met les mains sur les oreilles et me montre avec son visage qu’il n’en peut plus. Ceci m’a pris de court … un infirmier étant juste à côté de moi je l’ai sollicité afin de pallier à mon manque de réaction.

II -  QUESTIONNEMENT.

A ce moment dans ma tête plusieurs questions fusent : que dois-je répondre ? Est-ce le moment d’en parler (dans la salle commune avec tous les autres patients autour) ? Suis-je la bonne personne à qui s’adresser ?

Finalement ma question était : Comment réagir face à un patient qui nous parle clairement de ses hallucinations et de ses voix ?

III – ANALYSE DE LA SITUATION.

Pour comprendre je me suis d’abord intéressée à ce qu’était ces fameuses « voix ». En effet, pour moi, il était nécessaire de me faire une idée de ce qu’il pouvait entendre pour mieux pouvoir  comprendre sa réaction. On m’a conseillé de regarder la fameuse vidéo « ce qu’entend un schizophrène » qui s’approche vraiment de la réalité. Là j’ai compris l’angoisse que cela pouvait provoquer.

En continuant mes recherches j’ai vu qu’il existait différents type de voix : (http://www.psycom.org/)

  • Des voix bienveillante : dans ce cas le patient à tendance à adhérer à celles-ci et à se sentir soutenue par elle
  • Des voix malveillante : vécu comme intrusive et angoissante qui pousse les patients à faire des choses avec lesquels ils ne sont pas d’accord.

J’avais bien quelques notion sur ce qu’il ne fallait pas dire : « c’est dans votre tête », « ça n’est pas la réalité », ne pas faire (adhérer au délire) … Mais finalement pas grand-chose sur ce qu’il fallait faire.

Donc une fois la théorie assimilée je me suis tournée vers l’équipe pour comprendre comment eux réagissaient. J’ai d’abord discuté avec un infirmier du service qui m’a confirmé ce que je savais. Puis il m’a surtout expliqué qu’il n’y avait pas UNE conduite à avoir. Qu’il fallait surtout laisser le patient venir à nous sans pour autant chercher à tout pris une réponse, qui pourrait se trouver faussement rassurante et qui aurait l’effet inverse. Le patient se sentirait encore moins compris et seul.

Il m’a également expliqué que finalement notre réponse était « état du patient-dépendant » :

  • Est-il en pleur, très angoissé, tétanisé : dans ce cas un traitement médicamenteux en première intention serait nécessaire afin de calmer le patient et ensuite arriver à en rediscuter plus calmement.
  • A l’inverse il y a des patients qui connaissent leur voix, en ont l’habitude et ont besoin qu’on leur rappelle comment les gérer.

Finalement il m’a dit d’écouter le patient.

Je suis allée voir la psychologue parce que ma peur de dire quelque chose qu’il ne fallait pas était toujours présente. Elle m’a expliqué qu’il ne fallait justement pas avoir peur sinon ça risquait de sur-angoisser le patient. Qu’il était possible de questionner le patient : qu’est-ce qu’il entend, comment, à quelle fréquence, qu’est-ce que cela lui procure comme sentiment…

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