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Nietsche, les sciences

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Par   •  4 Avril 2018  •  Commentaire de texte  •  2 013 Mots (9 Pages)  •  149 Vues

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Guidez Margot                                                                                        le :17/10/2017                                                                                                              

TS2  

Philosophie

        

        

La science est un ensemble de savoir démontré, elle est dite rationnelle, méthodique et parfois même systématique. Elle semble donc interdire toute sorte de fantaisie, et cherche alors à paraître rigoureuse et véridique. On lui accorde alors une grande importance qui peut sembler dithyrambique. Mais toutes les sciences ne sont-elles pas à l’origine une simple hypothèse ? Cela ne suppose-t-il pas qu’il y ait eu une formulation de soi à soi avant de les énoncer à autrui ? Il suffit d’une simple remise en question, d’un simple doute sur une hypothèse pour que la science soit dépréciée.  Quelle serait donc la valeur des sciences ? Nietzsche résout alors cette problématique dans cet extrait issu de « humain, trop humain ». Pour répondre à notre problématique qui est: les méthodes de démonstrations et de vérifications expérimentale représentent-elles un modèle parfait de raisonnement ? Nous allons voire tout d’abord ce qu’est l’esprit scientifique et en quoi les connaissances scientifiques ne permettent pas de de le définir, puis, comment l’esprit scientifique peut nous sembler dithyrambique, et pour finir, les méthodes scientifiques sont-elles présentes uniquement pour obtenir une vérité absolue ou ne sont-elles pas là pour amener à se poser d’autres questions ?

                

                Dans cet extrait Nietzsche met en avant l’intelligence de l’Homme, mais il accuse les méthodes scientifiques d’être trop peu nombreuses. On remarque que, d’après Nietzsche, les Hommes obtiennent des résultats mais sont incapables de démontrer leurs résultats ou de connaître les méthodes « C’est sur l’intelligence de la méthode que repose l’esprit scientifique, ». La logique doit établir les conditions du raisonnement démonstratif. Elle est l’opération de l’esprit par laquelle on conclut d’une idée à une autre et fournit les règles pour raisonner correctement et éviter les sophismes et les paralogismes.        Nietzsche ne considère pas pour autant l’Homme comme une espèce incapable de comprendre bien au contraire il considère les hommes comme des êtres intelligents « Des gens intelligents peuvent bien apprendre tout ce qu’ils veulent des résultats de la science […] l’esprit scientifique leur fait toujours défaut ». Le défaut de ces hommes intelligents serait alors que leur résultat émanerait de simples hypothèses. Il faudrait alors accepter par hypothèse les points de départ, sans que la vérité de ceux-ci ne soit établie. Pour Nietzsche ce raisonnement hypothétique équivaudrait à un manque de méfiance instinctive « ils n’ont pas cette méfiance instinctive pour les aberrations de la pensée qui a pris racine dans l’âme. ». L’homme n’est alors pas sceptique face à ces hypothèses mais il ne peut réellement connaître la vérité, il serait donc essentiel de douter. Nietzsche les représente comme des personnes ayant acquis des résultats mais sans trop savoir d’où il provienne. Cela équivaudrait alors à de la culture générale, une science apprise par cœur sans avoir pris le temps de la démontrer. Je vous demande alors, peut-on conclure du fait qu’une chose n’aie jamais été démontré ? « Il leur suffit de trouver une hypothèse quelconque sur une matière donnée, et les voilà tout feu tout flamme pour elle. » Font-ils alors preuve d’un esprit scientifique ? L 'esprit scientifique apparaît ici comme un ensemble, d’après Nietzsche, il résulte de méthodes pour ensuite, pouvoir obtenir un résultat.  « C’est sur l’intelligence de la méthode que repose l’esprit scientifique ». L’esprit scientifique émane du doute, on ne peut démêler le vrai du faux, les connaissances ne permettent alors pas de le définir. Il faut alors savoir toujours remettre en question un résultat, c’est pour cela que transmettre les connaissances peut être inutile si la méthode ne l’est pas.  « Une recrudescence de la superstition et l’absurdité reprenant le dessus. », la remise en cause en continu de nos idées est une carapace pour éviter des dérives comme la superstition. Dans leur domaine les scientifiques ont du mal à rester objectif, mais, comment l’absence d’esprit scientifique peut mener au fanatisme ? Comment cette ardeur pour une science peut devenir dangereux ?

                Un scientifique se spécialise dans une ou plusieurs sciences telles qu’elles soient. La philosophie par exemple a été au commencement une science universelle. Mais il existe un nombre indéterminé de sciences qui pourrait alors être classé avec un point de vue d’abord objectif puis subjectif. Un scientifique doit tout d’abord tenir un discours objectif. Il doit alors décrire sa science conformément à la réalité sans pour autant porter un jugement personnel. Malheureusement il est compliqué d’être réellement objectif car il doit également défendre ses hypothèses, ses points de vues, « avoir une opinion, c’est bel et bien pour eux s’en faire les fanatiques et la prendre à cœur en guise de conviction ». La ligne est alors assez mince entre défendre ses opinions et faire des éloges à ses recherches. Il y a alors un dévolu exclusif à sa science qui peut alors pousser inconsciemment à rejeter une autre science tel qu’une religion ou encore la politique.  « Il en résulte continuellement, surtout dans le domaine de la politique, les pires conséquences. » Nietzsche décrit alors un comportement qui peut avoir des conséquences nuisibles. En effet il y a un danger lorsqu’une personne prétend utiliser les méthodes scientifiques pour une connaissance scientifique tel que la sociologie ou encore la biologie. Mais sans l’esprit scientifique qui doit rester objectif il amène le fanatisme dans la politique. Le texte sert alors à dénoncer, à nous prévenir du fanatisme de certains scientifiques qui auront alors tendances à s’appuyer trop souvent sur des résultats qui par ailleurs ne seront pas toujours fondés pour obtenir une politique. « Ils s’échauffent pour la première fantaisie qui leur passe par la tête et ressemble à une explication. ». Roger Bacon confirme en parti ce que pense Nietzche. Il a dit dans Opus majus « On peut, sur les vérités de fait, se passer de la démonstration si l’on sait se servir de l’expérience. ». Nietzsche émet son opinion lorsqu’il dit « ils n’ont pas cette méfiance instinctive », pour lui l’esprit scientifique émane de doute et non de conviction. Une conviction ne serait alors pas reliée à la réalité et pourrait alors poser problème. En effet une personne possédant certaines convictions politiques bien arrêtées aurait alors une croyance réfléchie et volontaire, qui se distinguerait de l'opinion et de la certitude. Mais dans ce texte Nietzsche aurait une vision péjorative de la conviction, pour celui-ci la conviction est mauvaise car elle amènerait à une certitude sans passer par le biais de l’utilisation de la méthode. La conviction est alors liée au fanatisme de part ce type d’idée entière voire extrême.  « Une recrudescence de la superstition et de l’absurdité » d’après l’auteur si les méthodes n’existaient pas, les superstitions, les absurdités viendraient s’ancrer dans nos esprits et cela deviendrait dangereux pour toutes politiques et également pour la population. On remarque alors une autre expression qui nous amène à penser que le manque de méthode est nocif et empêche alors un esprit scientifique, « ils n‘ont pas cette méfiance instinctives ». Plusieurs questions se posent alors. Les méthodes scientifiques sont-elles sources de vérité absolue ? Est-ce que celle-ci ne pourrait elles pas nous permettre de s’interroger sur d’autres politiques ? La vérité est-elle accessible et à quelles conditions ? Peut-on alors parler de vérité de raison ou plutôt de vérités cohérence ?

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