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Le respect, ou quand la morale rencontre le politique

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Par   •  15 Septembre 2018  •  Dissertation  •  1 856 Mots (8 Pages)  •  654 Vues

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LE RESPECT

Ou

QUAND LA MORALE RENCONTRE LE POLITIQUE

Les thèmes de réflexion qui englobent ce sujet sont vastes et importants pour l’individu dans son vécu quotidien et l’humanité dans son ensemble, son universalité.

Lorsque l’on aborde un tel sujet il y a des choses qui bougent en soi ce sujet évoque en moi tout ce que je vois en l’homme de vrai, de profond et de fort et en même temps tout ce qu’il peut y vivre de plus bas et de plus égoïste.

Je limiterai ce travail aux composantes interindividuelles du respect.

Dans une première partie je vais volontairement et de façon quelque peu manichéenne séparer les notions de respect moral que je qualifie d’intérieur et de respect social qualifié lui d’extérieur. Ces deux aspects du respect s’expriment le plus souvent de façon contemporaine, il est cependant assez rare qu’ils soient équivalents dans leur implication face à une action donnée. L’un l’emporte toujours +/- sur l’autre et c’est la résultante de l’intensité des forces en présence qui donne l’image du respect au quotidien dans notre vie de tous les jours.

La composante intime, ne tient compte ni du regard des autres ni d’un quelconque profit ni de la peur ni de l’époque ni du lieu. Le respect moral est construit sur les règles que l’on s’impose à soi-même, pour les autres comme étant celles que l’on souhaiterait pour l’humanité. Autrement dit c’est l’ensemble des devoirs que je considère légitimes que j'accepte de respecter pour autrui indépendamment du regard extérieur c’est-à-dire sans crainte de sanction ou d’attente de récompense.

L’abnégation du vouloir pour l’obtention du devenir, en quelque sorte. Ces règles, cette création d’un état de devoir intérieur (pour faire référence à l’état de droit extérieur) se doit d’être et de rester indépendant du comportement d’autrui, il n’a besoin ni de valorisation ni de plaisir ni de rentabilité. Le respect c’est une réponse à une loi morale intérieure qui nous donne une image de ce qu'est un type bien afin de rester fidèle à une certaine idée de l'humanité et donc de soi-même.

C’est un dû, chacun d’entre nous doit ou plutôt devrait y avoir droit en naissant, il a pour objet le respect de l’humanité qui est en chacun de nous, cette potentialité du bien du bon et du beau. Un regard de pureté et d’espoir sur l’humanité présente en chacun de nous. Il est le garant pour celui qui y adhère de la considération et de la préservation des entités physique et psychique de chaque individu et ce quelles que soient les circonstances et les lieux. On respecte alors ce vieil homme non parce qu’il est vieux ou pour ce qu’il a fait mais parce qu’il est homme. En quelque sorte cette notion de respect moral intérieur est un pré requis humain quasi indispensable permettant de nous élever au-dessus de la barbarie magnifiant la notion d’humanité générant la conviction, ou du moins l’espoir, d’une amélioration possible de notre condition d’homme. Ce que l'on ne veut pas pour la société, il faut se l'interdire à soi-même.

C'est là tout le problème : se soumettre volontairement et personnellement à une loi qui nous paraît valoir pour tous, et que tous ne partagent pas forcément même s’ils le devraient : le bon, le vrai, le juste et le beau. Je ne respecte une personne que dans le but de croire que ce bien que je transmets correspond au même bien que j'attends de toute personne à mon égard. Ce qui compte c’est que j'y crois et que je n’y renonce pas, si je donne et ne reçois pas je dois persévérer.

Fait à autrui comme tu veux que l'on te fasse ou plutôt comme le dit Rousseau fait ton bien avec le moindre mal d'autrui qu'il est possible. Il faut juger ses propres actes seul mais avec un regard universel.

Pour « faire bien l’homme » comme a écrit Montaigne il faut en quelque sorte commencer par y croire. On pourrait dire que Socrate en est mort.

Pour respecter l'autre il faut d’une part croire en cette loi morale intérieure et d’autre part posséder beaucoup mais alors beaucoup de volonté, de courage et encore plus d'espoir pour la vivre au quotidien en se disant que, plus cette pierre intérieure sera belle, plus elle aidera à embellir l'édifice extérieur de l'humanité.

La seconde composante du respect avec son acceptation sociale, n’est plus un dû mais se mérite. Le respect d'un individu par un autre doit permettre de laisser intacte sa liberté au sein d'une société ou collectivité régie par des lois fortes applicables à tous et qui permettent de garantir le respect de cette liberté individuelle en même temps que l'équilibre et le bien-être de la société ou collectivité. Nul ne respecte la loi par notion de bien, nul n'est citoyen honnête par bonté d’âme. Le droit, l'état ont fait beaucoup plus pour la justice et la liberté que les bons sentiments. La politique permet de contrôler les égoïsmes les conflits les violences dans un affrontement collectif afin de dégager des zones de convergence d'intérêt reconnu par le groupe, pour le groupe et pour chaque individu. La politique est efficace là où la morale est belle. A la générosité : vertu morale répond la solidarité : vertu politique. La politique gère les rapports de force, les conflits d'intérêts, c'est une forme d’égoïsme intelligent et socialisé. Tu es pour la justice et la liberté, moralement c’est normal, cela ne te dit ni comment les défendre ni comment les concilier. C'est le rôle du politique. Sans la politique l'homme ne peut assumer son humanité.

« Faire bien l'homme » comme dit Montaigne ne suffit pas, il faut une société humaine. Les lois d'une démocratie garantissent la liberté de chacun au sein d'un état de droit.

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