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La Peine De Mort Chez Camus

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Par   •  18 Janvier 2014  •  687 Mots (3 Pages)  •  1 971 Vues

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Camus – L’étranger.

Albert Camus (1913-1960) a été sensible à la question de la peine de mort et de l’exécution par la guillotine. Son œuvre littéraire en parle à diverses reprises dans L’Envers et l’Endroit, L’Étranger ou encore La Peste. Il a même dédié un essai à ce sujet, du nom de Réflexions sur la guillotine en 1957. Dans cet essai, Camus utilise un raisonnement inductif : il n’exprime pas son opinion dès le début puisqu’il rappelle l’une des rares anecdotes qu’il connaît au sujet de son père qui, ayant assisté à une exécution publique, en revient complètement bouleversé. Cette anecdote se retrouve dans Le Premier Homme. Camus se fixe pour objectif de démystifier la peine de mort, en dévoilant la réalité crue au-delà des clichés et des formules journalistiques. Extraits de l’essai, Réflexion sur la guillotine, qui nous démontrent que Camus donne son avis sur la peine de mort :

- « Nous en savons assez pour dire que tel grand criminel mérite les travaux forcés à perpétuité. Mais nous n’en savons pas assez pour décréter qu’il soit ôté à son propre avenir, c’est-à-dire à notre commune chance de réparation. »

- « Quand la suprême justice donne seulement à vomir à l’honnête homme qu’elle est destinée, comme ce devrait être sa fonction, à apporter plus de paix et d’ordre dans la cité. Il éclate au contraire qu’elle n’est pas moins révoltante que le crime, et que ce nouveau meurtre, loin de réparer l’offense faite au corps social, ajoute une nouvelle souillure à la première. »

- “L’exécution capitale n’est pas simplement la mort. Elle est aussi différente, en son essence, de la privation de vie, que le camp de concentration l’est de la prison. Elle est un meurtre, sans doute, et qui paye arithmétiquement le meurtre commis. Mais elle ajoute à la mort un règlement, une préméditation publique et connue de la future victime, une organisation, enfin, qui est par elle-même une source de souffrances morales plus terribles que la mort. Il n’y a donc pas équivalence”

De même manière, Camus donne son avis sur la peine de mort au travers du roman l’Etranger, écrit en 1942, qui met en scène un personnage-narrateur, Meursault, vivant en Algèrie, à Alger. Au milieu du roman, à la suite d’une bagarre entre Meusault et son ami, Raymond contre des Arabes, Meursault tue l’un d’entre eux sans le vouloir. C’est ainsi que Meursault est jugé puis condamné à mort. Mais, il ne parvient pas à s’expliquer lui-même son geste. Camus veut donc montrer au lecteur que des Hommes, qui n’ont pas le profil de meurtrier et qui ont pu s’égarer pendant un court moment, ou qui ont des difficultés psychologiques dûes à un évènement perturbant de leur vie, peuvent être condamner à la peine capitale sans vraiment de besoin. Ce serait donc ôter la vie à des innocents. Citations du livre l’Etranger qui nous montre que Camus trouve que la peine de mort est quelque chose d’absurde :

- « Il n’était même pas sûr d’être en vie puisqu’il vivait comme un mort ». (p.180) : Camus trouve cela absurde d’être en vie, tout en se sachant mort quelques jours plus tard.

- « Le président m’a dit dans une forme bizarre que j’aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français. » (p.186)

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