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Y A-t-il Un Devoir De mémoire ?

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Par   •  17 Mars 2014  •  1 637 Mots (7 Pages)  •  6 183 Vues

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Dissertation philosophie

Y a t-il un devoir de mémoire ?

Aujourd’hui, le devoir de mémoire figure comme une des grandes évidences du discours sur le passé. La mémoire collective est indéniablement encrée dans chaque culture, se rappellent de ses guerres et de ses traumatismes des générations après que les faits ait eu lieux. Les état commémorent leur passé de manière officiels, et se penchent sur la question de la mémoire avec par exemple l'apprentissage de l'histoire dans l'éducation. La question n'est dont plus de savoir s'il y a ou non mémoire du passé, mais s'il il y a véritablement un devoir de mémoire, absolu, universel et nécessaire ?

Doit-on la mémoire à nos anciens ?

La mémoire, n'est-elle pas un automatisme involontaire, et non un devoir ?

La peur peut-elle être fondement d'un devoir de mémoire ?

Pour commencer, nous devons nous demander qu'est-ce que la mémoire. C'est sans aucun doute la faculté qu'à chaque individu à se remémorer des événements passés, à travers une certaine logique affective, différente chez chaque individu. La mémoire passe donc par la subjectivité de chacun, et ne peux pas être considérée comme identique pour les différentes personnes. Mais quant est-il de la mémoire collective ? Ne serait-ce pas une mémoire identique présente chez chaque individus ? Elle découle des souvenirs marquant plusieurs générations, ce sont des faits et événements dont chacun se souvient, quelque soit son propre passé singulier.

Cependant il faut faire la différence entre souvenir et connaissance. L'action de se souvenir implique une expérience personnelle du fait, et même dans la mémoire collective, chacun livrera sa propre interprétation des fait, selon ses propres expériences, sentiments, par rapport aussi à son milieux de vie, et donc souvent très influencé par sa culture propre. Car a mémoire collective ne peut être dite universelle, mais découle plutôt d'une communauté. Chaque communauté aura sa propre mémoire collective, et ce, même si différentes communauté ont vécu le même événements : par exemple dans le cas de la guerre d'Algérie, l'Etat Français et l’État Algérien livrent des discours différents sur le même conflits qui les a déchirés. Différents points de vus impliquent différents souvenirs, qui faussent donc l'histoire si l'ont est à la recherche de la vérité objective. C'est donc là qu’apparaît la différence avec la connaissance pure des fait qui elle, s'obtient à base d'objectivité et de recherches historiques fiables. C'est le travail de l'historien que de chercher la vérité sans être influencé par sa propre culture et sa propre mémoire. La mémoire collective ne peut être objective car elle inclut une subjectivité du sujet dans ses expériences et ses sentiments. Les différentes générations sont influencées par leurs interprétations et leur culture, d'autant plus qu'il peut y avoir une grande part d'imagination dans la reconstitution personnelle des souvenirs.

Cependant, qu'est-ce qui pourrait justifier un devoir de mémoire ? Qu'est-ce qui pourrait légitimer le fait qu'un individu, à la manière d'un impératif catégorique, se doive et s'oblige à se souvenir d’événements passés, parfois n'appartenant même pas à sa propre génération ? Cette obligation morale semble être établie dans la société actuelle, lorsque l'ont rend compte des comportements à la fois des individus et des états. Des journées de commémorations officielles sont mises en place, comme le 8 mai pour la date de victoire des Alliés contre les Nazis en 1945, ou la multitudes de rues dont les noms sont des références directes à l'histoire. Pour l'expliquer je prendrais comme exemple la chanson de Ferrat, Nuit et Brouillard dans laquelle il rend hommage aux victimes des camps de concentration. « Je twisterais les mots s'il fallait les twister

Pour qu'un jour les enfants sachent qui vous étiez » c'est donc pour transmettre ce qu'il s'est passé pour que les plus jeunes apprennent et que les autres se souviennent. Le devoir d'enseignement et de transmission est une preuve de respect pour les générations précédentes et pour les victimes de l'histoire : que leur souffrance n'ai pas été vaine. Nous nous souvenons, donc nous ne reproduiront pas les mêmes erreurs. De plus, c'est leur rendre hommage que de nous souvenir de leurs sacrifices, comme nous nous devons de nous souvenirs des résistants morts lors de la deuxième guerres mondiale afin que nous, générations futures, puissions vivre dans un monde libre. C'est donc un devoir de reconnaissance.

Cependant la mémoire peut être conditionnée par le traumatisme d'un fait douleureux. Elle serait donc involontaire. L’oubli est alors vital parce que l’effacement du souvenir permet de continuer à vivre. Oublions celui qui a tué, violé, maltraité, méprisé, torturé pour néantiser le meurtre, le viol, la maltraitance, le mépris ou la torture. Le souvenir imposé par les plaies est un mal dont beaucoup de témoins ou de victimes souhaiteraient se débarrasser, comme s’il y avait une vertu de l’oubli. Car qu'y a t-il de

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