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La Connaissance De Soi Est-elle Plus Simple Que La Connaissance Des Choses

Dissertation : La Connaissance De Soi Est-elle Plus Simple Que La Connaissance Des Choses. Recherche parmi 273 000+ dissertations

Par   •  11 Novembre 2011  •  968 Mots (4 Pages)  •  4 889 Vues

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On a pour habitude de dire que l’on se connaît mieux que personne. Effectivement, seul nous savons ce que l’on veut, ce que l’on pense, ce que l’on ressent. Pourtant, ceci n’est pas toujours si simple à exprimer et l’on s’aperçoit qu’il est parfois plus facile de donner la définition d’un objet ou de résoudre un problème de mathématiques que d’expliquer la complexité de notre comportement, ou notre façon de penser. La connaissance de soi est-elle alors plus simple que la connaissance des choses ? N’est-il pas plus aisé d’avoir les idées claires sur le monde qui nous entoure que sur nous-même ? Pour répondre à cette question, il faut chercher à savoir si la connaissance de soi est plus accessible que celle des choses, pour en établir les limites respectives.

A première vue, il est humain de se dire que la connaissance de soi est plus accessible. En effet, il semble plus facile de connaitre ce qui nous est intérieur que ce qui nous entoure. Si l’on prend le point de vue de Descartes, que l’on considère que corps - substance étendue – et âme – substance pensante – comme indépendant, on peut en tant qu’esprit se connaitre grâce à la conscience, en effet c’est elle qui nous permet d’avoir une vue sur le monde, c’est grâce à elle que le sentiment est connu, que les choses sont décrites et pensées, comme le dit Descartes dans Méditations, II, 9, la conscience est le moi, l’âme, l’esprit : « Une chose qui pense, qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent ». Alors pourquoi la conscience ne permettrait pas de se connaitre soi ?

Comme le dit Lalande : « La conscience est la connaissance plus ou moins claire qu’un sujet possède de ses états, de ses pensées et de lui-même. ». Ce qui voudrait dire que la connaissance de soi est donc la connaissance de sa conscience. Ce qui nous amène à une certaine complexité de la connaissance de soi.

On remarque alors qu’une chose est peut-être plus simple à connaître, dans le sens où les choses désignent la réalité, la « substance étendue ». Une chose serait alors tout sauf la conscience, ce qui est chose se constitue comme ce qui est maniable, ce qui est disponible ; autrement dit, l'objet se réfère à la pensée, la chose à l'action. Toute chose peut-être décrite, définie, tout sauf ce qui nous permet même de ressentir cette chose, la conscience. Ce qui peut être défini, décrit, une théorie scientifique par exemple, elle est définie, expliquée, démontrée, quiconque est à même de la connaître. En revanche, qui est capable de se définir avec autant de précision ?

Lorsque l’on voit, on touche, on ressent une chose, on est capable de comprendre ou même ressentir cette chose. Condillac a dit « Le premier et le moindre degré de connaissance, c'est d'apercevoir », or apercevoir c’est prendre conscience du monde et de soi, donc le seul fait d’être conscient et savoir que l’on est – « Je suis, j’existe », Descartes, Les Méditations, II – est déjà un acte de connaissances des choses.

Il a également été dit « Connais-toi toi-même » - à ce propos, l’on entend souvent dire que c’est Socrate qui a inventé cette phrase et la disait à ses élèves, ceci est faux, celle-ci provient du temple

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