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CRISE DES SUBPRIMES CAS

Étude de cas : CRISE DES SUBPRIMES CAS. Recherche parmi 241 000+ dissertations

Par   •  5 Mars 2016  •  Étude de cas  •  4 928 Mots (20 Pages)  •  414 Vues

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Résumé de l’article

Depuis le milieu des années 90, nous constatons une forte recrudescence non seulement du nombre, mais aussi de l’ampleur des crises monétaires ou financières.

La dernière crise mondiale a éclaté aux États-Unis à partir de l'été 2007.

L’article a analyse les étapes principales de cette crise, les premiers signes de panique sur le marché hypothécaire jusqu’à la crise économique actuelle au sein de la zone euro et d’en tirer les leçons tant en ce qui concerne la gestion bancaire que la réglementation prudentielle et la politique économique.

La crise a commencé en seconde moitié de l’année 2006 avec les baisses significatives du marché immobilier nord-américain. Mais elle ne s’est propagée dans les autres secteurs financiers que durant l’été 2007.

Les premiers dysfonctionnements apparus concernent deux banques allemandes qui passent sous des seuils de solvabilité suite à des pertes dans des investissements titrisés qui ne sont que des subprime en provenance du marché nord-américain, mais concernent aussi des fonds d’investissement qui ont essuyé des pertes énormes, et encore la perturbation sur le marché interbancaire. Cette dernière révèle que les problèmes du marché hypothécaire nord-américain se sont répandus au système financier dans sa globalité.

Il s’agit d’une économie globalisée soutenue par une finance elle-même globalisée.

La santé du secteur bancaire européen étant liée à celle des banques nord-américaines et plus généralement la santé de l’ensemble des banques au niveau mondial est profondément liée à l’ensemble du système financier.

Dans le courant de 2007 puis en 2008, le marché obligataire dépérit. La crise s’aggrave et se généralise. La manifestation de ce processus est le nombre élevé et croissant d’actifs subissant une réduction de «rating» par les grandes agences de notation.

Cette décote amène de nombreuses institutions financières dans une situation d’insolvabilité (Lehman en septembre 2008). Sauf que, les actifs en question sont encore considérés comme très peu risqués par les investisseurs qui les ont achetés, par les banquiers qui les ont émis et par les autorités qui surveillent les marchés sur lesquels ils s’échangent.

Un très grand nombre d’investisseurs étaient exposés à ce type de risque sans le savoir. Les investisseurs présents dans les tranches seniors des crédits titrisés ont acheté des produits qui s’avéraient, en dépit d’une apparence de placement de bon père de famille, exposés au risque d’un repli généralisé du marché.

Cette crise touchant l’ensemble du secteur bancaire national a dépassé la capacité nationale et mené vers une recapitalisation du système bancaire.

Le problème de la capacité nationale à la recapitalisation du système bancaire touche en particulier les pays de la zone euro. C’est dans ce contexte qu’apparaissent clairement les limites d’un système fondé sur le principe de la réglementation nationale, alors même que le système bancaire doit faire face aux risques systémiques internationaux.

Les pertes à l’origine du problème, élevées à l’échelle nationale, peuvent être relativement plus réduites pour le système pris dans son ensemble. Actuellement, le problème est que la contagion des risques dépasse les frontières et est difficile à gérer faute d’un système de prêteur en dernier ressort au niveau international.

La crise nous a révélé une dynamique de l’économie globalisée.

En effet, les risques créés dans une partie du monde peuvent être transmis et amplifiés partout par un système financier mondial où la partie soumise à une réglementation bancaire est souvent moins importante que le système parallèle qui par nature résiste à la réglementation.

Un système de réglementation financière reste essentiellement national dans sa conception, mais la capacité d’un pays ne suffit pas pour faire face à une crise mondiale.

Mots clés choisis pour approfondissement et ZOOM :

  • Economie globalisée
  • Système de libres flux des capitaux
  • Système de réglementation macro-prudentielle
  • Crise des dettes souveraines
  • Contagion des risques

Crise des subprimes : Facteurs, déroulements et effets

La crise globale des subprimes est la plus importante depuis la grande dépression des années 1930. Initialement financière, cette crise est née aux Etats-Unis dès 2007. Elle s'est ensuite étendue aux autres économies mondiales et s'est propagée à l'ensemble des secteurs de l'économie en prenant un aspect multiforme et évolutif.

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CAUSES DE LA CRISE

La crise financière est partie de certains crédits immobiliers à risque : crédits "subprime". Ces crédits sont accordés à des ménages qui n'ont pas les garanties financières nécessaires pour bénéficier d'emprunts normaux ("prime"). Les crédits "subprime" présentaient des spécificités : taux d'intérêts élevés qui augmentent dans le temps et échelonnement plus long des traites.

Les crédits "subprime" se sont développés du fait d'un environnement général favorable. Ils se sont développés jusqu'à concerner près de six millions de ménages et représenter 1'300 milliards de dollars en 2006, alors qu'ils ne représentaient que 100 milliards en 1998, car:

1) La politique monétaire américaine très accommodante a permis l'octroi de ces crédits pour faciliter l'accès à la propriété et soutenir la croissance.

2) L'absence de règles protégeant les emprunteurs vulnérables aux Etats-Unis a laissé des ménages se faire séduire, sans avoir conscience des implications de ces crédits.

3) Le "boom" immobilier des années 2000 outre-Atlantique a entraîné une progression rapide du prix des logements. En cas de problème, les emprunteurs pensaient donc pouvoir revendre leur logement facilement en faisant une plus-value.

4) Le développement d'un outil financier : la titrisation. Cet outil a permis de fractionner les crédits "subprime" et de les incorporer dans d'autres titres ("titrisation") plus sûrs pour ensuite les revendre sur les marchés. Ce mécanisme dilue le risque lié à ces crédits.

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