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La Lecture D'un Texte Théâtral Nous Suffit Pour Apprécier à Sa Juste Valeur Cette œuvre Sans Devoir Assister à Sa Représentation

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Par   •  12 Novembre 2012  •  849 Mots (4 Pages)  •  3 868 Vues

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Le théâtre nait dans la Grèce Antique et est à l’origine une cérémonie mêlant chants et danses qui rassemblent des personnes en l’honneur de Dionysos. Cet art évolue au fil des siècles avec le théâtre classique au 17ème siècle imposant des règles de bienséance et de vraisemblance par exemple jusqu'au théâtre contemporain de nos jours. Toutes ces pièces ont cependant le même objectif, celui d'être représentées. En effet le nom « théâtre » vient du latin theatrum, lui-même venu du grec ancien theatron qui signifie "lieu d'où l'on regarde», la pièce de théâtre n'est donc pas destiné à être lu mais jouée. Cependant les textes de théâtre sont aussi publiés et le lecteur peut prendre plaisir à lire celles-ci. Nous pouvons donc nous demander si la simple lecture d'un texte théâtral est suffisante pour l'apprécier ou s'il est nécessaire d'assister à sa représentation pour qu'elle prenne toute sa valeur? Dans un premier temps, nous nous interrogerons pour savoir si la lecture d'une œuvre théâtral peut satisfaire amplement son lecteur, dans un deuxième temps, nous verrons que la représentation du texte est bénéfique pour apprécier cette pièce, puis nous terminerons en démontrant que la lecture du texte, associée à sa représentation peuvent se compléter.

La lecture d'un texte théâtral nous suffit pour apprécier à sa juste valeur cette œuvre sans devoir assister à sa représentation.

Nous pouvons d'abord être touchés par la beauté et l'écriture du texte. En effet, le texte théâtral est avant tout un texte littéraire, nous sommes donc sensibles au langage et aux procédés stylistiques choisi par l'auteur. Les tragédies versifiées de Racine en sont l'exemple. En effet dans Phèdre, les répliques de cette dernière n'ont pas besoins d'être jouées pour prendre toute leur ampleur et toucher le lecteur. Lors de la tirade où elle évoque ses sentiments envers Hippolyte, avec certaines répliques comme « je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue » nous ressentons alors les sentiments que cherche à faire passer l'auteur par cette gradation comme le trouble, le sentiment d'impuissance et l'amour passionnel que l'héroïne ressent envers son beau-fils. Le fait que cette tragédie soit écrite en alexandrins et dans un langage aisé intensifie encore plus la beauté du texte grâce au style du sublime. Dans Tartuffe, Molière cherche à ridiculiser le faux-dévot, dans la scène où Dorine qualifie ce dernier de « pauvre homme » tout au long de sa conversation avec Orgon, en utilisant les procédés satiriques, cela nous montre bien un choix de l'auteur destiné à agrémenter son texte et ainsi travailler le style de celui-ci. Le style d'écriture nous suffit donc à apprécier l'œuvre.

De plus, la didascalie initiale et les didascalies ajoutées aux paroles des personnages nous donnent des informations complémentaires d'une part sur les personnages, leur caractère, leur costumes ainsi que le contexte spatio-temporel pour l'une, et d'autre part sur les déplacements, les gestes, les intonations de la parole et les mimiques des personnages pour l'autre. Par exemple dans Lorenzaccio au début de chaque scène, Musset nous fait part du lieu où se déroule

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