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Commentaire sur la pièce de théâtre Les Mouches De Jean-Paul Sartre

Dissertation : Commentaire sur la pièce de théâtre Les Mouches De Jean-Paul Sartre. Recherche parmi 272 000+ dissertations

Par   •  9 Mars 2013  •  1 101 Mots (5 Pages)  •  8 350 Vues

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Introduction

Jean-Paul Sartre (1905-1980) est un philosophe, fondateur de revues, auteur d’essaies, de romans et de théâtre. Son œuvre, Les Mouches, a été écrit en 1943, pendant la deuxième guerre mondiale dans laquelle il s’engage pour des combats où il cultive sa passion pour la liberté. On discerne donc, dans cette œuvre l’existentialisme que Sartre revendique. C’est la première pièce de théâtre qu’il expose au public, il y retrace le mythe antique d’Electre mettant en scène des membres de la famille des Arides, soumise à la vengeance des Dieux.

Nous étudierons un extrait de ce drame en trois actes, situé dans l’acte II, scène 7. Agamemnon a été tué par Egisthe, son cousin et amant de sa femme Clytemnestre, ce qui a fait grandir un désir de vengeance de la part de ses enfants, Electre et Oreste. Il s’agit donc d’un monologue d’Electre à la suite du meurtre d’Egisthe par Oreste, son frère et dans l’attente du meurtre de sa mère, Clytemnestre.

Dans un premier temps, nous verrons le remord et la terreur qu’Electre éprouve devant le cadavre d’Egisthe puis dans un second temps, l’obsession de vengeance qu’elle ressent.

Nous analyserons comment Sartre, à travers le mythe, traite de la tragédie de la liberté et de la culpabilité.

Développement

I- le remord et la terreur

Jean-Paul Sartre utilise la personnification avec les mouches pour exprimer la culpabilité. Et on remarque que cette culpabilité s’est transmise chez les habitants de la cité d’Argos, d’autant plus chez la fille d’Agamemnon, Electre.

On assiste à un monologue d’Electre alors que son frère est sur le point de tuer sa mère, Clytemnestre. Electre commence par une question qui laisse paraitre son hésitation, elle craint la suite des événements. «Quand il aura ouvert la quatrième porte ... » (l.2). Il s’agit d’un monologue donc d’une expression discursive, qui relève du raisonnement. Elle songe ensuite à ses anciens rêves qui sont devenus réalité mais qui la déçoivent. Elle compare ce qu’elle désirait à ce qu’elle a devant les yeux, en s’apercevant que les éléments divergent. En effet, elle a l’impression qu’Egisthe ne dort pas car il a les yeux ouverts. Elle est dans une phase d’inquiétude, de culpabilité.

Alors, elle emploi le présent pour décrire sa situation d’une façon assez résignée «Et je suis là ; et j’attends » (l.9). Elle va même jusqu’à dire que sa haine s’est évanoui avec la mort d’Egisthe.

Elle devine et craint la réaction de sa mère qui n’est pas encore morte. Elle attend ce meurtre ce qui créée une grande instabilité émotionnelle chez elle, une grande tension. L’auteur emploi la comparaison pour traduire cette inquiétude et cette crainte « elle va crier comme une bête » (l.10).

Puis, elle a une perception visuelle du cadavre d’Egisthe qu’elle ne supporte plus et en particulier son regard « Ah ! je ne peux plus supporter ce regard »; elle joint le geste à la parole en jetant un manteau sur son visage. Elle commence de nouveau à se poser des questions mais sa mère cri, annonçant sa mort. Electre décrit ce qu’elle entend d’un ton fataliste, ce qui devait arriver arriva. Mais elle a quelques remords «Mon cœur est serré comme dans un étau » (l.15). Es-ce vraiment ce qu’elle

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