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Commentaire De Texte: Le Perre Goriot (roman) de Stendhal

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Par   •  1 Février 2014  •  1 638 Mots (7 Pages)  •  581 Vues

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Séquence n°3 – Documents complémentaires (1ère série)

Pourquoi ce corpus ?

 Nous avons vu avec Le Père Goriot un exemple de roman d’initiation.

 La guerre est également un motif classique qui sert à initier le héros à la vie ; souvent, également, le récit d’un combat permet de valoriser le héros. C’est ce que nous étudierons au travers de ces documents.

La composition du corpus

 Trois écrivains nous servirons de support pour cette réflexion, mais chacun avec une visée qui lui est propre :

o Stendhal décide de faire le récit de la bataille de Waterloo au travers du regard d’un jeune homme inexpérimenté. C’est l’occasion de faire preuve d’ironie envers son héros, Fabrice del Dongo, qui reste toutefois très sympathique. Le roman tout entier, La Chartreuse de Parme, est un autre exemple célèbre de roman d’initiation.

o L’extrait de Hugo est particulier, en cela qu’il n’y a pas un héros unique, mais un héros collectif : Hugo donne en effet ici une vision épique de la bataille, et le texte est fortement marqué par la présence de ce registre (hyperboles, amplifications, énumérations, accumulations, métaphores…). On rappellera que Les Misérables mettent en scène une autre figure du forçat (puisque Vautrin est lui aussi un bagnard) : Jean Valjean. Mais ce personnage n’a rien de la figure diabolique de Balzac. Autres héros du roman : Cosette et Gavroche.

o Enfin, l’extrait de Céline permet de s’interroger sur la notion de antihéros. Bardamu fait preuve d’une insensibilité rare et d’un manque total de morale qui le rendent peu sympathique au lecteur. Cette ambigüité du personnage se retrouve également dans l’extrait que nous avons étudié à propos du colonialisme.

o Vous pourrez également prolonger votre réflexion avec les textes étudiés au cours de votre 2ème Bac Blanc…

Texte n°1 – Stendhal, La Chartreuse de Parme

Un point de vue limité

 Le point de vue adopté est interne, il s’agit de celui de Fabrice. Nous suivons la bataille à travers son regard naïf.

o Ainsi, on peut relever de nombreux verbes de perception comme « s’apercevoir », « voir », « contempler », « remarquer », « entendre », « regarder ».

o Mais il y a toujours un temps de décalage entre la perception et la compréhension de ce qui se passe.

 Ainsi Fabrice ne comprend-il pas l’exclamation « Les habits rouges ! » jusqu’à ce qu’il remarque les cadavres.

o À la fin de l’extrait, Fabrice parvient à analyser ce qui arrive, il comprend « que c’étaient des boulets qui faisaient voler la terre de toutes parts ».

 Mais ses perceptions se brouillent et il finit par ne plus rien comprendre du tout.

 On peut relever quatre passages au discours direct.

o Le premier rapporte les cris des soldats, tels que Fabrice les entend, sans les comprendre : « Les habits rouges ! les habits rouges ! ».

o Le deuxième rapporte les paroles du maréchal des logis au héros, lui demandant de s’arrêter car il gêne les généraux : cette réplique participe au registre comique du texte.

o S’ensuit un dialogue entre un soldat et Fabrice. Ce dernier étant italien, il ne maîtrise pas les niveaux de langue du français, d’où l’emploi du verbe « gourmander », trop soutenu et précieux par rapport au contexte de la bataille.

o Enfin, le dernier passage au discours direct se trouve aux lignes 51 à 53 : Fabrice y exprime sa satisfaction d’avoir vécu une bataille.

 Le discours direct a donc pour fonction de souligner la naïveté du personnage et sa conduite inappropriée par rapport à la situation.

L’auteur et son personnage

 Le narrateur désigne Fabrice par le groupe nominal « notre héros » qui exprime une forme de complicité entre le narrateur et le lecteur.

o La formule est ironique, et remise immédiatement en question à la première ligne : « Notre héros était fort peu héros en ce moment. »

o L’expression « notre héros » connote donc l’ambivalence de l’auteur, partagé entre sympathie et ironie à l’égard de son personnage – dont on précisera bien qu’il n’est pas un anti-héros à la Bardamu, puisqu’il possède un certain nombre de qualité : le courage et la compassion, sentiments qui manquent tout à fait au personnage de Céline.

Texte n°2 – Victor Hugo, Les Misérables

 Victor Hugo a recours au registre épique pour raconter la bataille de Waterloo.

 De plus, de nombreuses métaphores donnent à ce texte une dimension poétique.

 Le point de vue adopté est externe, bien qu’on relève une marque de la 2ème personne du pluriel (« notre droite »). Le narrateur ne participe pas à la bataille, mais veut donner l’impression au lecteur d’y être plongé.

 Le registre épique se caractérise par plusieurs procédés (cf. leçon faite en classe et relevé effectué sur le texte distribué en classe).

o On peut relever des amplifications, avec notamment de nombreuses accumulations ;

o Le lexique est celui de la guerre : « casques », « sabres », « canon », « cuirasses », « bataillons », « trompettes

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