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Les contemplations, Victor Hugo

Commentaire de texte : Les contemplations, Victor Hugo. Recherche parmi 257 000+ dissertations

Par   •  6 Janvier 2013  •  Commentaire de texte  •  597 Mots (3 Pages)  •  3 683 Vues

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Victor HUGO (1802-1885),

Célèbre écrivain, dramaturge, poète, homme politique, académicien et intellectuel français , il est considéré comme l’une des plus importantes figures du XIX siècle. Le 4 septembre 1843, sa fille Léopoldine et son époux se noient dans la Seine. Il s’en suit une période pendant laquelle Victor HUGO n’écrit plus et se consacre à la politique. Exilé en 1853, suite à la publication des « Châtiments » recueil de poème décrivant sa colère et son indignation face au coup d’Etat de Napoléon Bonaparte. il écrit « Les Contemplations » (1855) d’où est tiré le poème Pauca meae « Oh ! je fus comme fou dans le premier moment ». Il y décrit ses réactions et ses sentiments face à la perte de sa fille. Le poème a été rédigé 9 ans jour pour jour après le drame, il revient sur ces premières réactions où il avait appris la mort de sa fille en lisant le journal.

Les contemplations de Victor Hugo

L’expression de la souffrance

1. Etapes successives du deuil :

Du vers 1 à 6 : « je pleurai trois jours amèrement » v.2 Abattement et accablement* qui se manifeste par des pleurs.

v.7 : Le « puis » marque une nouvelle étape, un sursaut de volonté qui se traduit par la révolte*.

v.9 L'étape suivante est le déni*, le refus d'accepter la réalité qui s’introduit avec « et » « Et je n'y croyais pas et je m'écriais : Non ! ».

Dernier quatrain : Il en vient dans le dernier quatrain à l'hallucination*, il s’enlise dans la folie.

*= Les étapes successives de son deuil.

L’auteur entre progressivement dans la folie avec un désordre mental qui s’aggrave.

2. Le passage du texte qui permet de dire que l’auteur établit une intimité avec le lecteur est :

« Vous tous à qui Dieu prit votre chère espérance,

Pères, mères, dont l’âme a souffert ma souffrance,

Tout ce que j’éprouvais, l’avez-vous éprouvé ? »

Les indices qui m’ont permis de le repérer est le pronom « vous » ainsi que la question rhétorique. Ici le narrateur s’adresse directement au lecteur à l’aide d’une interrogation. Interrogation dans laquelle il apostrophe ceux qui ont pu connaître la douleur du deuil d'un enfant. »Pères, mères… » Ce vers montre bien que l’auteur cherche à créer un élan de compassion et de sympathie envers lui afin de se sentir moins seul.

3. L’auteur donne à son expérience une dimension universelle et intemporelle lorsqu’aux vers 3 et 10, il attache une part de responsabilité à « Dieu ». Dieu est évoqué deux fois et il est présenté comme celui qui « prend la vie », qui « permet de ces malheurs sans noms ». Et on sent un questionnement métaphysique, l'incompréhension du poète qui pose une question, et on sent sa révolte, mais sa foi reste intacte. La mort est inévitable pour chacun d’entre nous et le seul responsable

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