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Fiche De Lecture Sur Francis Ponge, Le Pain

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Par   •  26 Avril 2013  •  1 041 Mots (5 Pages)  •  831 Vues

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Francis Ponge

20Eme siècle

Poète contemporain, il a écrit le partit pris des choses en 1942 .

Francis Ponge est un poète contemporain du XX siècle .Il est connu pour son recueil Le parti pris des choses paru en 1942.Ce recueil est constitué de poèmes en prose .

En effet, dans ce recueil Ponge nous donne une autre vision des objets du quotidien souvent banal. Ainsi l’extrait que nous allons étudier est « le pain », il procède à une  description en quatre courts paragraphes, il magnifie un aliment commun et le charge de significations. L'observateur y manifeste sa fascination, mais il joue aussi sur le langage afin de lui conférer la dimension d'un véritable symbole.

De là nous pouvons nous poser la question , peut-on affirmer que ce texte est poétique ? Dans un premier temps nous allons montrer la description du pain puis nous allons montrer que Ponge utilise de nombreuses  figures de style afin de dire que le pain est une allégorie du monde.

 

I- Description du pain

Le regard fasciné de l'auteur s'exprime par la précision de la description ainsi que par une invitation à la rêverie. Dès le début le poème est écrit en présent de vérité générale ce qui renvoie à une réalité incontestable «La surface du pain est merveilleuse » (l.1).

Le pain est qualifié par de nombreux adjectifs et par des adverbes: « merveilleuse » (l. 1), « panoramique » (l. 2), « amorphe » (l. 4), « articulés » (l. 6), « minces » (l. 6), « ignoble » l.7 , « lâche », « froid » (l.9), « soudées » (l.10), « friable » (l. 12). La minutie de cette description est renforcée par des comparaisons .D'une part « la mie a son tissu pareil à celui des éponges », « comme des sœurs siamoises soudées par tous les coudes à la fois » aux lignes 9, 10 et 11 , d'autre part regarder du pain est « comme si l'on avait à sa disposition sous la main les Alpes, le Taurus ou la Cordillère des Andes » (l. 2 et 3). C’est avec cette même comparaison que, Ponge y voit le monde entier, dans un grand panorama.

De plus, la description se fait du plus lointain au plus proche. En effet le premier paragraphe reste une vision éloignée, « panoramique » (l. 2)  où l'on ne voit que la « surface » (=la croute) (l. 1) du monde entier, des « Alpes » (l. 3) jusqu'à la « Cordillère des Andes » (l.3). Puis, le pain est regardé de plus près, à la loupe et l'on aperçoit dorénavant « vallées, crêtes, ondulations, crevasses... » (l. 5-6), (vocabulaire géographique). Finalement dans le troisième paragraphe la croûte est éclatée et l’on n’aperçoit la « mie » (l. 9) assimilée au « sous-sol » terrestre. Cette idée d'éclatement est ensuite renforcée avec l'expression « brisons-la » (l.13) , on mange le pain. Ici Ponge nous invite à rêver, par de nombreuses images et par les points de suspension lignes 6 et 12 qui interrompent la lecture et stimulent l'imagination du lecteur même avec des objets apparemment banals.

Le poète retrouve ainsi la magie du premier contact, car à force de trop voir les choses, nous cessons de les voir.

L’auteur

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