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ELUARD : La Courbe De Tes Yeux (Capitale De La Douleur 1926)

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Par   •  3 Mai 2012  •  1 049 Mots (5 Pages)  •  1 592 Vues

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Plan du commentaire composé

Le regard, L'amour et la solitude

I- Les yeux, miroirs de la vie.

1. L'oeil miroir du monde extérieur

2. Les yeux voient et sont vus

3. L'oeil organe poétique par excellence

II- La vue, intériorisation du monde

1. Le moi percu comme unité agissante

2. Voir c'est comprendre et agir

3. Les yeux fertilisent ceux de l'amant.

III- La lumière et l'innocence

1. Gràce à la femme tout devient visible

2. Tristesse et beauté

3. Femme et lumière

Commentaire composé rédigé

Comme dans toute oeuvre surréaliste, Paul Eluard joue sur les contrastes d'images habilement mélangées. La double courbe des yeux en forme d'amande qui d'ordinaire entoure la partie colorée, l'iris de l'oeil, fait ici le tour du coeur du poète pris au sens d'intimité. Dans la relation amoureuse l'existence est simultanément exaltation d'un jaillissement et bonheur d'une intimité. Les images habituelles du nid et du ventre , images de circularité enveloppante, de rondeur close et protectrice sont ici remplacées par la thématique du miroir amoureux, les yeux et les mains. Les sentiments du poète sont visités, explorés par le regard de la femme, le "coeur" de l'amant se trouve enveloppé par le regard féminin. Eluard précise la fonction habituelle de l'oeil que l'on ouvre à la naissance (auréole du temps) et que l'on ferme la nuit (berceau nocturne). Il donne à l'oeil de la femme une fonction importante, en ne voyant pas les sentiments de l'amant, il condamne tout souvenir chez l'être aimé qui perd ainsi toute identité. Le poète met les sentiments et l'amour de la femme au centre de son action. Lorsque les yeux de l'amant ne sont pas vus par ceux de la femme aimée, l'être est comme plongé dans l'obscurité, comme aveugle sur lui même et sur le monde. deux solitudes se juxtaposent et ne communiquent plus entre elles, le moi et le monde extérieur. L'homme décu est incapable de contempler le monde. Sans amour, sans sentiment, le poète n'est plus rien. Le regard absent de la femme traduit son indifférence et plonge son amant dans l'inaction. Avec le mouvement circulaire du regard de la femme, tout se passe comme si la présence indéfiniment répétée de l'aimée en chaque point de l'univers conférait à ce dernier une unité que sans cette ubiquité, il serait incapable d'avoir. La femme partout présente à la fois forme pour l'amant un agrandissement universel et éternel de son moi intérieur. Il suffit que deux êtres amants se contemplent l'un et l'autre pour qu'ils deviennent source infinie de vie et de lumière.

La suite du poème, le second quintil est une longue juxtaposition d'éléments de l'oeil et d'éléments naturels, les cils comparés à des roseaux, les paupières assimilées à des feuilles ou à des ailes protectrices et un bateau par la forme générale en amande des yeux. L'indifférence de ce regard est confirmée par les nombreuses assonances en "ou" autant de sonorités sourdes. La longueur du premier vers met l'accent sur les deux éléments les plus importants : les yeux et le coeur (les sentiments), deux

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