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Devoir 4 Culture générale Et Expression

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Par   •  21 Décembre 2011  •  1 323 Mots (6 Pages)  •  4 535 Vues

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1. Préparation de la synthèse de documents :

1.1

Madeleine Ferrières, historienne, choisit d’enquêter sur des histoires dans l’Histoire, en écrivant son livre socio-historique « Histoires des peurs alimentaires », publié le 21 septembre 2002, aux Editions du Seuil. L’un des seize chapitres « la maladie du bœuf anglais » fait état d’un article paru dans le « journal de Commerce » de mai 1839, sous le titre « une anecdote d’abattoir » où le journaliste invite la population parisienne à reconnaître les mérites humains de gens issus de classe populaire. Des garçons bouchers de Montmartre, qui touchés par la tristesse d’une jeune fille naïve dont la vache affaiblie par la tuberculose a été abattue, lui en ont offert une autre. Une viande contaminée, comme la plupart de la production carnée de Paris et sa banlieue, qui sera ensuite consommée par la population, sans réserve ; car à l’époque c’est une pratique locale courante que de tuer et débiter des bêtes malades n’ayant fait l’objet d’aucun contrôle. L’Etat en place n’a aucune raison de prévenir des risques de tuberculose liés à son ingestion, comme le confirment alors les scientifiques européens, jugeant tant les propos du Docteur Laennec que ceux du vétérinaire Louis Bizet « conservateur des abattoirs de Montmartre » comme irrationnels, pour avoir conseillé la prudence et invité à plus de rigueur sanitaire dans la consommation de bêtes atteintes de pulmonie. Le Parisien rassasié se souvient moins des interdictions de l’Ancien Régime, qui concernaient la consommation de viandes malades, que de la peur de manquer.

1.2

Jean-Pierre Poulain en écrivant « Sociologies de l’alimentation », paru aux Presses Universitaires de France le 08 janvier 2002, décrypte les causes de nos nouvelles habitudes alimentaires et le rôle de tous les intervenants et leurs responsabilités concernant les mutations en cours. Après la seconde guerre mondiale, l’objectif des paysans français, soutenus par l’Etat, est de remédier à la pénurie alimentaire en augmentant considérablement la productivité grâce à la recherche agro-alimentaire. Le ménage français, quelque soit sa classe sociale, n’a plus à redouter la famine, bien au contraire. Mais en 1996, la crise de la vache folle à laquelle succèdent celles des OGM et autre listériose vont faire douter de la qualité et donc du danger potentiel que pourraient représenter nos aliments pour notre santé, notre vie. L’aliment symboliquement reconnu pour nourrir l’homme se doit d’être exempt de toute toxicité. La perception du risque se développe chez le consommateur, informé régulièrement des anomalies constatées dans la chaine alimentaire. Les industriels tentent de gérer ces crises successives en rassurant leurs clients, devenus de plus en plus suspicieux. Les politiques jouent la carte du principe de précaution en retirant les produits considérés comme suspects, mettant en péril les filières de production. Mais la qualité des produits n'est pas seule en cause, nos nouvelles pratiques alimentaires ont un nouveau sujet d’inquiétude : la valeur nutritive des aliments ne cesse d'augmenter, ils n'induisent pas de sentiment de satiété et poussent donc à se resservir ; s'ils n'apportent pas à l'organisme les éléments dont il a besoin, s'ils font grossir, voire s'ils sont impliqués dans le développement de maladies graves comme l’obésité, il perd sa fonction d’aliment. Les Français s’interrogent donc légitimement sur le contenu de leur assiette, le risque est perçu comme maximal puisqu’il est à la fois invisible, différé, artificiel, grave et définitif.

1.3

Samuel Gontier, journaliste, écrit un article dans le Télérama de la semaine du 14 décembre 2007, au sujet du documentaire « ces fromages qu’on assassine » de Périco Légasse, diffusé le mercredi à 20h50 par France 3, dans lequel il dénonce l’attitude du premier producteur européen de fromage est ressentie comme une menace d’harmonisation mettant en péril les productions artisanales et traditionnelles. Car en Europe il existe un large éventail de produits alimentaires distribué par une marque forte. Pour défendre le patrimoine gastronomique dont la production est menacée par des réglementations de plus en plus draconiennes et coûteuses, l’importante de la communication est cruciale. Elle contribue à fournir les arguments dans un débat pour une reconnaissance des AOC et permettre d’envisager une modification de la réglementation et diminuer le coût des contrôles. La diffusion de ce documentaire fournit, lorsqu’elles existent, des informations à des consommateurs avides de comprendre. Elle permet de réduire la distance instaurée entre le consommateur et le produit par des industriels quelque peu totalitaires.

1.4

La photo de Lionel Montico intitulée « alerte à la bouffe folle : j’avance masquée » montre une adolescente dont les sens olfactifs et gustatifs sont obérés

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