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Commentaire sur le dialogue Le Neveu De Rameau de Denis Diderot

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Par   •  27 Janvier 2012  •  1 405 Mots (6 Pages)  •  3 699 Vues

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Cet extrait de l’ouvrage de Diderot : Le Neveu Rameau, s’inscrit dans le courant littéraire des Lumières, dans un siècle de contestation et de critiques c’est à dire le XVIIIe siècle, ou les philosophes et les penseurs cherchent à sortir le peuple de l’obscurantisme et à le guidé ver la lumière de l’émancipation. C’est dans ce contexte qu’il convient de situer ce dialogue à bâtons rompus écrit entre 1762 et 1773 entre Moi, le narrateur, philosophe, et Lui, Jean-François Rameau neveu du célèbre compositeur Jean-Philippe Rameau.

Cet extrait est en fait un dialogue philosophique et polémique, en effet nous sommes dans une situation argumentative conflictuelle entre deux camps adverses qui s’affrontent autour d’un thème fondamental de Diderot : le changement des mœurs et la recherches d’une société égalitaire sans royauté.

La discussion tourne autour de cet axe central, en effet l’ironie joue aussi un grand rôle : Lui cherche à disqualifier la pensée de son interlocuteur, alors que Moi feint la naïveté à travers ses questions sur la vanité.

(Vanité : caractère de ce qui est vain, futile)

L’examen du texte portera d’abord sur le neveu de Rameau, c’est à dire son argumentation, une comparaison avec les personnes de son époque et son interprétation de la vanité. L’intérêt du texte tient avant tout au discours argumenté mais aussi à la perception du bonheur à travers la société.

Mais comment à travers ce dialogue polémique s’expriment deux conceptions opposées de la société en rapport avec le bonheur ?

Cet extrait à pour thèse la recherche du bonheur, et aussi sur la morale même, thèmes importants dans l’œuvre de Diderot.

En premier lieu, le dialogue est entièrement écrit au discourt direct, seul le paratexte donne des nous informes sur la discussion entre Moi, et le neveu de Rameau.

L’échange est lancé par Moi, le philosophe qui émet une hypothèse quant à la vie que pourrais avoir Rameau s’il n’était pas « gueux ». À travers cette réplique de Moi, on peut supposer que Rameau est un homme vertueux, honnête, et intelligent. L’utilisation du subjonctif à la ligne 1 : « que vous feriez », indique que la réalisation des propos de Moi ne dépend que de la volonté de Rameau.

Sa vision est positive, mais la réalité est loin d’être celle attendue par le philosophe.

La première réplique de Rameau est la plus longue de l’extrait : 14 lignes, cela pourrait être interprété comme une assurance, d’arrogant, c’est un personne provocateur il cherche à écraser son interlocuteur.

Cette réponse est marqué par le coordonnant adversatif « Mais » qui permet d’introduire un contre argument à la supposition de Moi.

À travers son argumentation Rameau ne cesse d’aller à l’encontre de Moi : À la ligne 15 il se moque ouvertement de la philosophie grâce à l’utilisation d’une accumulation de termes dévalorisants : « vive la philosophie, … , se rouler sur de belles femmes ». C’est un argument ad hominem car Moi est un philosophe.

L’anaphore de la ligne 14 : « a qui peut. En conserve qui peut », fait référence à la vertu et la philosophie deux valeurs chères à Moi le philosophe. Rameau cherche encore une fois à décrédibilisé son adversaire en prouvant que moins en on a et moins en garde, que ces valeurs ne peuvent ce développées dans les esprits, et que seul ses intérêts sont important.

Le Neveu de Rameau se comporte comme un despote, c’est un gueux rêvant de fortune et de pouvoir. À cette époque régnait Louis XV en France ; l’utilisation du champs lexical de la royauté : cour l6, opulents l6, l19 patrie et tyrans. L’utilisation d’une périphrase à la ligne 6 : « opulents » pour désigner le roi, et ses proches sert à Rameau pour expliquer à Moi qu’il ferait de même vivant dans le luxe sans se soucier du peuple. La fin de la phrase met l’accent par la polyptote du terme « même » sur l’égocentricité de Rameau, qui ne pense qu’à son bonheur personnel.

La dernière phrase de la longue réplique de Rameau va créer un changement dans l’argumentation du dialogue. Nous passons au registre polémique en effet Moi, le narrateur feint lav naïveté

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