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A partir des études en cours du Spleen de Paris de Baudelaire et des Contemplations de Victor Hugo, ainsi que de vos connaissances personnelles, commentez et analysez cette citation d’Arthur Rimbaud : « Le Poète se fait voyant par un long, immense e

Cours : A partir des études en cours du Spleen de Paris de Baudelaire et des Contemplations de Victor Hugo, ainsi que de vos connaissances personnelles, commentez et analysez cette citation d’Arthur Rimbaud : « Le Poète se fait voyant par un long, immense e. Recherche parmi 259 000+ dissertations

Par   •  8 Octobre 2021  •  Cours  •  902 Mots (4 Pages)  •  29 Vues

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Page  sur                 Léa Ferdinand

Sujet : A partir des études en cours du Spleen de Paris de Baudelaire et des Contemplations de Victor Hugo, ainsi que de vos connaissances personnelles, commentez et analysez cette citation d’Arthur Rimbaud : « Le Poète se fait voyant  par un long, immense et raisonné dérèglement de tous les sens. Toutes les formes d’amour, de souffrances, de folies ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. »

        La lettre du voyant, écrite par Rimbaud en 1871, est une réflexion sur l’évolution de la poésie. En effet dans cette lettre, qui avait pour destinataire Paul Demeny, Rimbaud annonce le nouveau chemin que prendra sa poésie, il y parle de l’expérience de la voyance, de la création d’une nouvelle langue, on trouve des phrases qui ne respectent pas la triade sujet-complément-verbe, une ponctuation pas toujours logique. Et enfin l’aspect du poète en tant qu’interprète du progrès social. Faire du poète un voyant, un observateur, du passé, mais aussi de l’avenir apporte un nouveau souffle à la poésie. Nous verrons en quoi Baudelaire ainsi que Victor Hugo contribuent à cette nouvelle poésie.

Dans le Spleen de Paris de Baudelaire, le poète est ici l’observateur d’un Paris changeant, plus moderne. Il abandonne une ville à l’aspect médiéval pour un Paris reconstruit, c’est désormais un temps révolu, cette ville qu’il aime tant ne sera plus jamais pareille. Il fait face à une révolution industrielle. Face à l’obscurité des ruelles et à l’agitation de la ville, Baudelaire propose la possibilité de s’échapper avec des poèmes comme « L’invitation au voyage ». Il nous invite donc à voir plus loin que le Paris qui est présenté devant ses yeux, même si ce dernier nous propose de nous évader par l’ivresse, un état qui permet de ne plus être encré à la réalité. En étant ivre, le poète ou le lecteur, peut voir plus loin, imaginer plus grand.

Baudelaire se place lui-même en tant qu’observateur dans son recueil de poèmes, notamment par sa solitude. Une réelle souffrance pour le poète, même si cette solitude lui permet facilement de s’ouvrir à la foule et de pouvoir noter le moindre changement. Baudelaire insinue que le poète est doté d’un pouvoir supérieur, le poète est omniprésent, il a la faculté de s’évader, de voyager tout en restant au même endroit, le poète n’est qu’une âme. C’est donc pour lui une promenade intellectuelle et sensorielle. Tout comme le Monde, il est éternel, mais en perpétuel mouvement.

Enfin, on peut dire que Baudelaire se fait le voyant, le porteur d’une nouvelle poésie à venir. Même s’il est libéré de la contrainte de la rime, il doit donner un rythme et une structure à son écriture. Même s’il n’est pas l’inventeur des poèmes en prose, il est l’un des premiers à l’utiliser. Le thème abordé dans son recueil, la ville, exige également une poésie différente de ce qui pouvait être fait avant. Il est donc le maître de sa création, Baudelaire est présent dans les moindre détails.

Le cas des Contemplations de Victor Hugo est différent, ici, Victor Hugo est principalement observateur de sa souffrance. Sa souffrance actuelle, mais également celle à venir. Le passage : « Toutes les formes d’amour, de souffrances, de folies ; il cherche lui-même, il épuise en lui tous les poisons, pour n’en garder que les quintessences. » Peut faire écho au décès de sa fille. Le livre IV, Pauca Meae, explore la douleur et les étapes du deuil, on passe donc de l’affliction, à la révolte puis par l’acceptation. Nous sommes donc dans le registre de la mélancolie de ce qu’était la vie, mais également de ce qu’elle aurait pu être.

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