Lecture linéaire : Olympe de Gouges, La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne
Fiche : Lecture linéaire : Olympe de Gouges, La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Recherche parmi 304 000+ dissertationsPar julie_nyv54 • 23 Mars 2026 • Fiche • 1 521 Mots (7 Pages) • 17 Vues
I/Introduction
A la toute fin du XVIIIème siècle, dans l’agitation des multiples revendications politiques de la Révolution française, Olympe de Gouges rédige La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, en septembre 1791. Construite sur le modèle de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 Août 1789, elle en constitue un pastiche en énumérant les droits qui ne s’appliquaient alors qu’aux hommes. L’objectif de cette déclaration est d’exiger la pleine assimilation légale, politique et sociale des femmes auprès de l’Assemblée nationale et de dénoncer le fait que la Révolution oubliait les femmes dans son projet de liberté et d’égalité. Le texte fut refusé par la Convention.
I.2/ Présentation du texte
Le passage se situe entre l’épître adressée à Marie-Antoinette et le préambule de La Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne.
II/Lecture correcte et expressive du texte
Difficultés / Particularités du passage à lire : plusieurs interrogations et qlq phrases longues (il faut faire attention au rytme)
III/ Mouvements du texte
Le texte peut se décomposer en trois mouvements :
Mouvement Ligne …… à ligne …… Titre
Mouvement n°1 1er paragraphe (L1-5) mise en accusation de l’homme
Mouvement n°2 2ème paragraphe (L6-10) comparaison avec les autres espèces produites par la nature
Mouvement n°3 3ème paragraphe (L11-15) le traitement entre les sexes, dans l’espèce humaine, est inégal et injuste.
IV/ Problématique
Pour analyser ce texte, nous nous demanderons quelle stratégie Olympe de Gouges met en place pour défendre la cause des femmes.
V/ Explication linéaire -cf. Feuilles 2,3 et 4
VI/ Conclusion
Ainsi c’est par son ton véhément et par sa stratégie argumentative (ironie, mise au défi de l’homme, démonstration par la preuve…) qu’ODG parvient, par ce texte accusateur à faire entrer son lecteur dans la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Elle y place l’homme dans la position d’un accusé qui ne saurait trouver aucun moyen de défense valide et met en valeur la nature, dans toute son équité.
De la même manière, au XXIème siècle, dans Nous sommes tous des féministes, Chimamanda Ngozi Adichie montre que la domination de l’homme sur la femme existe encore et que c’est par une éducation identique pour les filles et pour les garçons, que l’on pourra l’éradiquer.
Mouvement n°1 1er paragraphe (L1-5)
Titre du mouvement Mise en accusation de l’homme
Lignes Procédés d’écriture Interprétations
Ligne 1 apostrophe « Homme » au singulier opposé au nom « femme » permet de mettre en accusation le responsable de la situation des F : tout H, en général.
Tout le passage
Tutoiement de l’H rend l’accusation + directe et + forte, en plaçant l’H et ODG sur un même pied d’égalité ; rappelle aussi le tutoiement de mise à la Révolution.
Ligne 1 déterminant « une » qui precede le nom « femme » singularise l’émetteur de l’accusation : une F en particulier : ODG
Ligne 1 présentatif « c’est » mise en valeur de cette F donc phrase emphatique
Ligne 1 à ligne 3 Succession de 5 questions réthoriques(x) (les citer) qui prennent valeur d’accusation obligent, par leur insistance, l’H à répondre ; contiennent implicitement les réponses qui apparaissent comme autant d’actes d’accusation
Ligne 2 (2) impératif « dis-moi » a donc une valeur d’injonction H sommé de parler
Ligne 1 à ligne 2
nom « empire » x2 « souverain empire », « l’empire tyrannique » Réponse à la question d’ouverture (1) qui cherche à savoir si l’homme est juste
expressions qui rendent explicitement illégitime et injuste le pouvoir qu’exerce l’H sur la F.
Ligne 1 à ligne 2 formulation négative « tu ne lui ôteras pas du moins ce droit » + emploie du futur de certitude ODG insiste sur tous les droits dont l’H a spolié la F
insiste sur la détermination qu’a ODG de ne pas se laisser priver de sa liberté d’expression
Ligne 2 à ligne 3 question « Qui t’a donné » (3) remise en question de la tyrannie que l’H exerce comme une évidence.
Ligne 3 questions « Ta force ? » (4), « Tes talents ? » (5) scensées suggérer des réponses possibles mais on y sent toute l’ironie d’ODG.
Lignes 3,4 et ligne 5 3 verbes à l’impératif « observe », « parcours », donne-moi » donnent un ton injonctif au texte
Ligne 3 er ligne 4 H ≠ « créateur » + « nature » L’H n’en possède ni la sagesse ni la grandeur.
Ligne 5 proposition « si tu l’oses » défi que lance ODG à l’H
→vu d’emblée comme impossible à relever car ODG démontre que l’H ne pourra pas trouver dans la nature d’équivalent à son comportement auprès des F.
► Transition : Rappeller le titre du prochain mouvement et ses limites.
Mouvement n°2 2ème paragraphe (L6-10)
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