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Lien social en prison

Étude de cas : Lien social en prison. Recherche parmi 283 000+ dissertations

Par   •  6 Décembre 2022  •  Étude de cas  •  6 291 Mots (26 Pages)  •  51 Vues

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https://www.scienceshumaines.com/les-liens-familiaux-et-la-detention_fr_2421.html#:~:text=De%20plus%2C%20%C2%AB%20d%C3%A8s%20avant%20leur,18%20%25%20des%20autres%20hommes%20%C2%BB.

https://www.fondationdefrance.org/fr/prisons-pour-une-reinsertion-durable

https://www.sociodoc.fr/conseiller-en-economie-sociale-et-familiale/lapres-prison-reinsertion-et-liens-sociaux

https://vivre-ensemble.be/SORTIE-DE-PRISON-Difficile#:~:text=Par%20ailleurs%2C%20la%20prison%20est,son%20amendement%2C%20permettre%20sa%20r%C3%A9insertion.

https://www.sportmag.fr/le-sport-vecteur-de-lien-social-en-prison/

  1. I Définition

Le lien social désigne l'ensemble des relations qui unissent des individus faisant partie d'un même groupe social et/ou qui établissent des règles sociales entre individus ou groupes sociaux différents. Quand on utilise l'expression au pluriel, on pense aux relations sociales concrètes dont le lien social est tissé.

Institution carcérale: Établissement où sont détenues les personnes condamnées à une peine privative de liberté ou en instance de jugement. 

II Articles

Premier article :

  1. SORTIE DE PRISON | Difficile réinsertion

Tout détenu qui entre en prison sera un jour amené à en sortir. Il est dans l’intérêt de la société qu’il puisse se réinsérer.

Tout détenu qui entre en prison sera un jour amené à en sortir. Il est dans l’intérêt de la société qu’il ne récidive pas et qu’il puisse se réinsérer, notamment par le logement et l’emploi. Une telle réinsertion ne se fait pas du jour au lendemain. Elle doit être préparée et accompagnée. Préparée pendant la détention, accompagnée à la sortie. Et, pour éviter qu’il doive y avoir réinsertion, on devrait aussi se préoccuper de l’insertion des jeunes dans la société, avant qu’ils ne dérapent. Vaste programme.

Analyse - Sortie de prison, difficile réinsertion

« Jean Valjean était entré au bagne sanglotant et frémissant ; il en sortit impassible. Il y était entré désespéré ; il en sortit sombre. »
Victor Hugo

À l’image de Jean Valjean, célèbre personnage des Misérables de Victor Hugo – continuellement poursuivi par son statut d’ancien forçat –, bien des libérés se voient coller une étiquette et conditionnés par leur passé. Aux murs de la prison succèdent souvent les cloisons des préjugés et de la peur. Ce serait mentir que d’affirmer que le mot prisonnier, même précédé du préfixe ex-, n’entraîne pas une certaine appréhension, quand ce n’est pas une animosité ouverte, y compris parfois dans le chef des (anciens) proches.

Outre les a priori, la réalité bassement matérielle fait vite barrage elle aussi et, dès le moment où les portes de la prison se referment derrière le libéré, d’autres portes lui claquent au nez, notamment celles d’une multitude d’emplois pour lesquels on exige un certificat de bonne vie et mœurs.

  1. SORTIR DE PRISON ? « TRÈS PÉNIBLE ! »

Marc Sluse, dit Marcus. (c) Sud-Presse

Marc Sluse, dit Marcus. (c) Sud-Presse

Cependant, même en faisant abstraction des craintes (légitimes ou non) de M./Mme Tout-le-monde et d’un curriculum vitae chargé, le retour vers le monde libre se révèle ardu pour la simple raison que le détenu y est peu préparé durant sa réclusion. La sortie de prison est « très pénible », témoigne Marc Sluse, dit Marcus, vingt ans sous les verrous pour vols et recels, « parce qu’on n’y est pas préparé, sauf ceux qui ont une famille. Parmi ceux qui sortent de prison, il y en a peut-être deux sur dix qu’on attend… »

La priorité est donc de trouver un travail, un logement, d’entreprendre les démarches administratives (CPAS, mutuelle, etc.)… Pas toujours évident, qui que l’on soit, et a fortiori quand on a été éloigné de la vie en société pendant plusieurs années. Ou que l’on n’a jamais été autonome, parce qu’on est passé directement de la chambre d’adolescent à la cellule. D’où la question : la prison prépare-t-elle le détenu à sa réinsertion ?

« Les détenus, quand ils sortent de prison, ils croient qu’ils ont un gros paquet-cadeau, il y a marqué « liberté » dedans, et il est tout rose… Mais ce n’est pas ça, la liberté, c’est pas un paquet qu’on déballe… Maintenant, la liberté me fait un peu mal, à cause des contraintes qu’elle m’impose. Même encore maintenant, il m’arrive d’aller dans un grand magasin et d’y passer trois heures pour savoir ce que je vais acheter pour une semaine. Et puis surtout, surtout, il n’y a pas tellement longtemps, j’ai découvert ce qu’était la solitude en liberté, alors que j’ai été isolé, isolé, et que je croyais que j’étais blindé, que la solitude ne pouvait pas me faire peur. » (Jean-Marc Mahy, emprisonné à 17 ans et libéré 19 ans plus tard)

  1. LA PRISON : HÔTEL DE LUXE ?

Il existe en Belgique différentes catégories de prisons : d’une part, les maisons d’arrêt, où sont enfermées des personnes qui n’ont pas encore été condamnées et qui sont détenues de manière préventive ; d’autre part, les maisons de peine où séjournent des détenus condamnés à une peine privative de liberté. « Cette différenciation est cependant devenue théorique, notamment en raison de la surpopulation permanente : de plus en plus d’établissements font office à la fois de maison d’arrêt et de maison de peine », observe le Cefoc (Centre de formation Cardijn).
Dans l’imaginaire collectif, on a parfois l’impression que les prisons belges sont des nids douillets, où le détenu dispose de nombreuses facilités (Internet, télévision…), le tout aux frais du contribuable ! La réalité est tout autre. D’une part, il est bon de préciser d’emblée que la plupart des commodités, telle la télévision, y sont payantes (alors qu’un prisonnier n’a pratiquement pas de revenu).
D’autre part, les conditions de détention sont loin d’être confortables, surtout en raison de la surpopulation des prisons. Par endroits, des détenus se retrouvent à trois confinés sur quelques mètres carrés, au point qu’« il y a des moments où tu as envie d’aller au cachot », raconte Marcus. « Pourtant c’est dur. Le cachot, c’est 9 m2 de béton, avec une paillasse de 21h jusqu’à 6h. La paillasse pue la pisse. Le seul meuble est le seau hygiénique… Mais parfois, c’est préférable, plutôt que de subir l’ambiance d’une cellule à trois, parce que c’est un moment où on sort de cette atmosphère étouffante. » Et de citer encore un exemple éloquent. Dans une cellule à trois, il y en a souvent un qui dort par terre, ce qui signifie que, parfois, « celui qui va pisser la nuit, il te pisse dessus ! »
Dans ces cellules de quelques mètres carrés, des personnes de tous horizons sont censées cohabiter, presque 24h/24h. Difficile de s’imaginer ce que peut être la vie, cloîtré à côté de codétenus mélomanes ou passionnés de télé, au point de la regarder jour et nuit au mépris du sommeil des voisins… Ou à côté de personnes aigries, violentes. Puis il y a les toxicomanes, les malades, ceux qui souffrent de troubles psychiatriques… Sans parler de la proximité avec des tueurs ou des violeurs.

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