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Mourir à Madrid

Commentaire d'oeuvre : Mourir à Madrid. Recherche parmi 260 000+ dissertations

Par   •  11 Mai 2021  •  Commentaire d'oeuvre  •  2 309 Mots (10 Pages)  •  60 Vues

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« Mourir à Madrid » de Frédéric Rossif

        

        Le film « mourir à Madrid » du réalisateur Frédéric Rossif est l’un des premiers film-documentaire à sortir en salle et traitant de la guerre civile espagnole. Il n’est tout de même pas sorti de suite. Il a connu de nombreuses censures par les pouvoirs publics français ou par le gouvernement franquiste lui-même. Finalement Mourir à Madrid sort à l’écran le jeudi 18 avril 1963. Ce film mélange des archives venant de partout (États-Unis, France ou encore Espagne). Les évènements sont retracés de façon très précise avec des interlocuteurs qui sont nombreux comme Jean Villar, Suzanne Flon ou encore Pierre Waneck. L’intention première de Frédéric Rossif est de faire un film contre la guerre civile. Il est soucieux du moindre détail et des conséquences de cette guerre. Il débute son documentaire avant même l’apparition du protagoniste principal de cette guerre : Franco. Comment Frédéric Rossif retrace les évènements de cette guerre civile ? Nous verrons que dans un premier temps, le travail de recherches et de documentations qui l’amène à être très précis dans ses informations. Dans un second temps, nous analyserons la manière dont il met en scène la guerre civile à travers les jeux d’images, de sons et de voix.

        Dès le début du documentaire, Frédéric Rossif tient à être précis dans ses chiffres. Il commence son récit avant le début de la guerre civile soit en 1931. Il compara l’Espagne à la France en termes de superficie. Il donne ensuite les chiffres de la population : vingt-quatre millions de personnes, la moitié est analphabète et on dénombre huit millions de pauvres. Certaines provinces appartiennent à un homme car il y’a vingt mille personnes qui possèdent la moitié de l’Espagne. De plus, les salaires moyens ne dépassent pas les trois pesetas. Du côté de la population religieuse on compte vingt mille moines, trente et un mille prêtres, soixante mille religieuses et cinq mille couvents. Pour ceux qui est des militaires, il y’a quinze mille officiers dont huit cent généraux. Un officier pour six hommes et un général pour presque cent soldats. Voilà le contexte d’avant-guerre en Espagne. A ce moment-là, un roi : Alfonso XIII. La première date est donnée : le 2 avril 1931. Cette date marque le début du changement : les candidats monarchistes se font battre aux élections municipales, le roi se retire. Un personnage apparait suite à la division des partis politiques en Espagne. Ce personnage est le général Francisco Franco. Le documentaire avance dans le temps et vient l’année fatidique : 1936. Il y’a maintenant deux fronts : Le Front Populaire et le Front National. Les élections sont remportées par le Front Populaire qui accède pour la première fois au pouvoir. Le documentaire à débuter depuis environ sept minutes mais les informations sont nombreuses. Franco s’exprime sur les ordres à suivre : l’armée doit rétablir l’ordre qui ne règnent plus dans de multiples villes. Certaines villes tombent : Grenade, Séville, Navarre ; D’autres résistent comme Madrid, Barcelone, Málaga. La guerre civile commence. De nouveaux protagonistes prennent part à cette guerre et se place politiquement. Saint Exupéry regrette cette guerre, il déclare : « On fusille comme on déboise ». L’Église elle, se place du côté de la rébellion, cette guerre doit être une guerre sainte et utilise l’aspect religieux pour convaincre. La députée communiste Dolores Ibarruri s’oppose au mouvement franquiste en utilisant un symbole contraire : le poing fermé, symbole de l’unité. Deux moitiés de l’Espagne surgissent : celle qui veut vaincre le fachisme et mourir pour la république et celle qui veut mourir pour le Christ Roi. La guerre civile à débuter depuis trois mois et la première bataille a lieu au col de Somosierra, défense naturelle de Madrid. Ensuite, les batailles se succèdent car ceux qui comptent c’est gagner du terrain et des villes. Tolède avec Alcazar est assiégé par les défenseurs de la République puis libéré. Plus tard, Frédéric Rossif évoque une ville qui a un rôle très important dans cette guerre civile : Madrid. Madrid c’est le cœur. Pour les généraux rebelles (Franco, Mola, Queipo de Llano, Jara), pour la Phalange, l’église, ils leurs manque Madrid. Le gouvernement républicain abandonne la capitale. Le monde entier attend la chute de Madrid. Le 7 novembre, le général Mola attaque. Le front s’immobilise, Madrid résiste. Les femmes et les enfants sont évoqués pour la première fois. Les enfants partent, les femmes aident les hommes. Une nouvelle expérience se met alors en place : la démoralisation de l’ennemi par le bombardement aérien systématique de la population civile. Les idées de Franco sont acclamées, la radio franquiste de Salamanque déclare : « l’Espagne n’est pas dans les édifices ni dans les villes, elle est dans les idées et le génie de Franco ».  D’autres batailles se succèdent : dans la vallée de Jarama, à Guadalajara ou encore au pays basque. Une bataille marquante qui est évoquée dans le documentaire est celle de Guernica. Tout le monde connait cet évènement car très souvent représenté et connu grâce au tableau du très célèbre Pablo Picasso. Le 26 avril 1937 c’est le jour du marché à Guernica. Des bombardements aériens éclatent à cinq heures de l’après- midi. Les bombardements ont duré trois heures. On relève mille six cent cinquante-quatre morts, huit cent quatre-vingt-neuf blessés. Les dommages collatéraux de cette guerre sont les enfants. Ils ne reverront pour beaucoup, jamais leur pays. Ils partent vers le Mexique, la Russie, l’Angleterre ou encore la France. Mais ce n’est pas la fin de la guerre civile. Une nouvelle stratégie est mise en place. Il faut de nouveau gagner du territoire. C’est le cas dans la ville de Brunete. Après douze jours de batailles et quarante mille morts, la République a gagné cinq kilomètres.  Le 8 janvier 1938, Teruel appartient aux républicains ce qui leur fait encore gagner du territoire. La dernière offensive républicaine est celle du passage de l’Èbre. Cette bataille va repousser les nationalistes de quarante kilomètres. Les défenseurs de la Républiques vont tenter de mettre en place un compromis : ils font partir les brigades internationales. Franco prépare alors sa victoire totale. Le 23 décembre 1938, Franco débute l’attaque car il est soutenu et aidé par Hitler. Le front craque de partout. Les républicains sont enfermés, jugés et tués. C’est le début de l’exil en Catalogne. Le 27 mars 1939 est un moment de gloire pour Franco, les républicains capitulent. Mussolini apporte son soutien à Franco et le remercie de pouvoir laisser les troupes légionnaires défilés dans Madrid reconquise.

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